speaker-0: Bonjour, suis Paul Menand, co-fondateur de Design Club, un collectif international 100 % design et research. Grâce à la force du nombre, on accélère les projets de nos clients et la carrière de nos membres. Je t'encourage à nous découvrir sur notre site designclub.global. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'animer le podcast Head of Design, un podcast qui met en lumière ces personnalités inspirantes qui définissent les tendances du design. Vous découvrirez leur parcours, savoir-faire. et les convictions qui les animent tout en partageant leurs bonnes pratiques et recommandations. Enfin, si tu apprécies notre démarche et ce podcast, tu peux nous supporter en donnant ton avis 5 étoiles et t'abonner à l'émission pour suivre nos prochains épisodes sur ta plateforme d'écoute préférée. L'expérience podcast est incroyable et vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre et je vous en remercie. Allez, c'est parti ! Vous avez laissé votre manteau vestiaire ? Bienvenue dans le club ! Aujourd'hui je suis très heureux de recevoir Alban Oujagir, design director chez Chanel. Alban, bonjour speaker-1: Hélo, salut Paul. speaker-0: Écoute, c'est un vrai plaisir de te recevoir dans le podcast. Au-delà du fait que tu viens d'Orléans comme moi. C'est un vrai plus. Bravo. Qu'on ait de la même génération, qu'on ait de la même année. Je suis trop content de t'avoir parce que je t'ai découvert dans un live avec The Product Crew autour du portfolio, etc. Et des prises de position autour de ça. Et j'ai vraiment apprécié l'échange et je me suis dit tiens, ce serait intéressant qu'on fasse connaissance, qu'on aille un peu plus loin parfois sur d'autres aspects. Et puis après, j'ai découvert ton parcours. Le designer entrepreneur, c'est quelque chose que je défends beaucoup dans le podcast dont je parle beaucoup. ça faisait un petit moment que je n'en ai pas reparlé. Et donc, je suis très content qu'on puisse faire ce focus là avec toi. On va découvrir ton parcours autour de ça. Bien sûr, on parlera un peu de Chanel, même si on... pourrai pas tout dire pour plein de sujets speaker-1: de compagnance et de sécurité. speaker-0: sécurité etc et puis voilà les sons un peu la magie et les magiciens c'est parce qu'on connaît pas le truc que ça fait effet donc donc les sons du mystère et ça sera super et puis bien sûr on discutera des sujets du moment autour de l'IA peut-être on retouchera un petit peu le sujet du portfolio speaker-1: Ça va. speaker-0: et du CV même si on invite tout le monde à regarder l'épisode que tu avais fait avec The Product Crew. Bon bah trop bien, on se lance. La première question que je pose à chaque fois dans mon podcast pour entamer la discussion c'est toi à quel moment tu découvres le design dans ta vie et que tu te dis ça y j'ai peut-être trouvé la voix. speaker-1: Alors je pense que je peux dater ça à peu près au collège. J'ai toujours énormément dessiné depuis que je suis enfant. Je dessinais vraiment beaucoup, beaucoup, quand j'étais gamin. je pense que la première fois où je me suis dit... Alors j'ai voulu faire plein de métiers comme tout à chacun, mais je ne pas, au collège, je crois que vais être en cinquième, quatrième, j'avais un peu pour ambition, j'aimais bien les voitures d'être designer automobile. C'est un truc qui m'a habité quelques années, donc je me mis pas mal de voitures, je m'intéressais un peu aux... Il n'y a pas forcément internet de disponible comme ça à la maison, j'ai dû avoir internet sur la fin du collège ou au milieu du collège, donc voilà, je me renseignais comme je pouvais, mais j'avais trouvé quand pas mal d'infos sur ce métier-là. Et ça m'a tenu, ouais, quelques années, le fait de voir être designer automobile. Et après, ça s'est précisé, j'ai voulu faire plusieurs trucs. et au lycée j'ai fait un bac littéraire avec option art plastique en lourdes et facultatives. suis peut-être un peu désuet maintenant, je sais pas comment ça marche le bac, mais j'avais fait des trucs sur Beaubourg, j'avais les cours d'histoire de l'art, et j'ai édité entre l'architecture et la publicité. speaker-0: où t'étais le seul garçon de ta classe pendant un bon moment parfois. speaker-1: On était deux sur une classe de 30, ouais. speaker-0: Oui, c'est vrai, je me rappelle, je vois très bien. Ok, et donc après tu fais une école d'art. speaker-1: Je une école de publicité, je fais sub de pub. speaker-0: Ok. Parce que là, il y a le film de Frédéric Beg Bédé à 99 francs qui passé entre temps et tu te dis, tiens, voilà, la publicité, te donne envie. speaker-1: C'est une bonne question. Forcément ça a eu une influence 99 ans. À l'époque je lisais encore un peu le livre ou le film. Ça a résonné chez moi mais au-delà de ça j'avais envie de faire un truc créatif. Je savais pas exactement quoi. L'architecture ça me plaisait. me disais que j'étais un peu... Pour rien que j'ai fait un bac littéraire. suis pas une star des mathématiques. speaker-0: à de filmes cités. speaker-1: Donc je me disais que ça allait être compliqué. En vérité, j'ai découvert que c'était pas forcément un problème, mais c'est pas grave. J'ai hésité à faire un institut d'art visuel, celui d'Orléans d'ailleurs, en l'occurrence. Et puis, la publicité, ça m'a tiré. Et donc j'ai choisi Sud de pub. D'entrée post-bac, BTS communication des entreprises. speaker-0: Et donc justement ce que je disais dans l'intro du podcast, toi tu as été entrepreneur, tu as créé ta propre agence. Raconte nous un petit peu le parcours pour y arriver au moment où tu dis tiens, allez, je me lance. Avant, j'imagine que tu fais tes armes, tu rencontres sûrement les ou la bonne personne aussi pour peut-être le faire avant. speaker-1: Ouais, y a une personne créée là-dedans. Du coup, je rétro-pédale un peu, je rentre à sub de pub avec quand la volonté des directeurs artistiques. speaker-0: Une ponctuation pour t'informer que Design Club peut t'accompagner dans le recrutement de ton équipe design ou research. Nous saurons te trouver la perle rare en freelance ou en CDI. Enfin, si tu galères à mettre en place une recherche utilisateur multi pays, sache que grâce à nos user researchers locaux qualifiés et un peu partout dans le monde, on saura le faire en quelques jours. Tu peux en savoir plus sur notre site designclub.global. Merci de ton attention et bonne écoute. speaker-1: Dans ce que je faisais au lycée, y avait beaucoup de choses où j'utilisais, terme un peu désuet, la PAO, on disait comme ça à l'époque. Donc je n'étais pas trop mauvais sur Photoshop. Je m'étais auto-formé pendant mon lycée, je faisais beaucoup de créations. speaker-0: Avec un Photoshop que tu avais acheté. speaker-1: Et tout à fait j'avais acheté la licence au prix maximal. Bravo. Absolument pas évidemment. Non non non, j'utilisais beaucoup Photoshop et je voulais être directeur artistique et quand je suis rentré chez SubdePub, j'ai un peu déchanté. Sans le savoir je pense que je voulais faire du digital et que je trouvais ça pas du tout digital. En tout cas SubdePub en 2007-2008, il y avait pas vraiment de cours autour du digital, c'est très publicitaire. Et en plus dans le cadre de la formation... speaker-0: Bravo ! speaker-1: BTS, communication des entreprises, fait, il n'y avait pas beaucoup de place à des nouvelles matières. J'ai acquis une super base et je ne regrette absolument pas d'avoir fait sur le pub. Je considère être quelqu'un de curieux et ça a amplifié ma curiosité, mais je n'ai pas trouvé vraiment chaussure à mon pied par rapport à l'aspect digital des choses. Et je me suis dit, comment je peux faire ? Et je n'avais absolument pas envie de... Mon obsession, c'était d'aller le plus vite possible à la case travail. Je n'avais pas envie de traîner dans les études. Et donc j'ai adapté en trouvant des stages dans les médias parce que j'ai un peu vu de la lumière et j'ai eu la chance de rentrer et tout mieux pour moi. du coup, tout mon parcours de stage, tout mon parcours alternance dans mes études supérieures, c'est dans l'univers média, dans trois boîtes, Subless Interactive qui à l'époque avait des magazines en France digital, Brain Sonic qui est une boîte. qui a eu un développement incroyable dans lequel j'avais un rôle de consultant média, je rencontrais plein de gens dans le milieu IT, et chez Altis, qui à l'époque s'appelait Next Radio TV, donc c'est le groupe qui possède des FEM notamment, et à l'époque le magazine Zéro 1 Net sur lequel j'ai travaillé. J'ai fait une espèce de bascule de consultant média journaliste à gestion de projet web dans une rédaction pour adapter les besoins journalistiques. à une interface à des sites web, un peu un début de vernis de chef de projet. C'était aussi l'époque du mobile, donc je voyais ça de loin, etc. Et puis il trouver du travail après les études, après ces alternances. Il n'y avait pas de job, en l'occurrence, chez BFM. J'ai fait un passage rapide. speaker-0: C'était une période compliquée même pour trouver du job. À l'époque, quand on sort, l'époque François Hollande, un peu compliqué. Je vois très bien. speaker-1: Ouais exactement, plus la crise financière était passée par là aussi, pas forcément la meilleure période pour trouver du boulot. Je fais un passage rapide dans une boîte qui faisait du mogul, pas hyper bien passé pour plein de raisons et puis tu me retrouves sur le marché du travail et je me dis qu'est-ce que je peux faire ? Je connaissais bien le milieu des agences parce que... mes potes étaient restés dans le des agences et puis c'était toujours un truc que j'observais quand même de loin et donc j'ai eu beaucoup de chance. J'ai envoyé un CV chez Publicisnet qui est en train de devenir Marcel, Marcel Worldwide, une agence de groupe publiciste qui est toujours une des agences les plus créatives au monde. J'ai envoyé un CV le lundi, j'ai eu un entretien le mercredi, un deuxième entretien le jeudi et j'ai commencé le lundi d'après. Vraiment ça s'est passé en... speaker-0: tout à fait speaker-1: même pas une semaine quoi. speaker-0: Toucher par la grâce quoi, plus Marcel c'est quand même pas n'importe quelle agence, c'est super. speaker-1: Je ne sais pas si c'est un alignement de planète ou pas, voilà. J'ai fait un petit mois de chômage, c'est le seul mois de chômage de ma vie. J'ai renchaîné chez Marcel et après j'ai jamais arrêté de bosser. Marcel c'est une expérience de dingue et j'en parle un instant parce qu'effectivement c'est là où j'ai rencontré quasiment D1, celui qui viendra mon associé plus tard. voilà, j'ai bossé sur des marques de dingue. speaker-0: ... speaker-1: sur des projets de fous. speaker-0: Là, t'avais déjà le rôle, t'avais un rôle qui était très créatif, mais là, par exemple, speaker-1: Pas du tout. Je suis entré en tant que chef de projet. speaker-0: D'accord. Mais la partie Wix, Wix Design, etc. speaker-1: C'est une époque où le chef de projet faisait ce qu'on appelait des zonings, même pas encore des wireframes. Le métier d'architecte de l'information, il existait dans certaines boîtes un peu tech. Mais ce n'était pas un vrai métier, c'était vraiment le tout début de l'UX Design en France. Moi, j'entre en novembre, octobre, plutôt 2011 et recrute un head of design en décembre. Vincent Mayol, est très important dans mon parcours, qui un disciple de Sylvie Domal. speaker-0: Vincent Mayol il était chez... Ouais ça me parle, ça me parle très bien. On s'est jamais rencontrés mais on a déjà échangé. Une dernière ponctuation pour t'informer que toi aussi en tant que designer ou researcher tu peux devenir membre du design club pour accélérer ta carrière et avoir accès à des opportunités uniques. Tu peux en savoir plus sur notre site designclub.global et via les liens en description de l'épisode. Merci de ton attention et bonne écoute. speaker-1: Bye ! tu pourras l'interviewer, c'est un mec important dans mon parcours. je disais, il était dans la grande époque de Duke, avec Sylvie Dommal qui a écrit pas mal de bouquins sur le week design en France. Et donc arrive ce mec avec qui je fais une réunion très vite parce que j'étais sur les sujets d'application mobile, à la fois pour la RATP et à Inoken, un projet hyper ambitieux pour Inoken. Et première ou deuxième réunion que je fais avec lui, il toi tu n'es pas du tout chef de projet, tu es week designer. speaker-0: Ok speaker-1: et parce que je faisais des wireframes, que j'avais une créativité qui était là et qui l'a su voir moi. assez vite, j'ai un peu occupé les deux postes pendant une petite année, mais je suis passé de la gestion de projet à l'UX Design chez Marcel. J'ai suivi les projets mobiles en passant de chef de projet à l'UX Designer. Et voilà, j'ai passé énormément de temps sur... sur ces sujets-là et je pense à Inokens, c'est un projet dingue à l'époque, il avait plus d'un million d'euros de budget, on faisait une application où dès tu scannais une bouteille de bière, tu avais un contenu et les contenus, n'avait pas fait ça à moitié. C'était des tournages vidéo à la frame qu'on a essayé de recaler pour faire des jeux vidéo. Comme ils avaient les droits de la Ligue des Champions, j'ai travaillé avec un compositeur pour faire un Simon pour faire la musique de la Ligue des Champions avec des ballons qui sautaient sur ton écran. plusieurs mini-jeux comme ça, hyper ambitieux pour l'époque. y a un nouveau directeur marketing qui arrivé et le projet a été annulé. C'est la seule fois de ma vie où j'ai pleuré, je crois, dans le boulot parce que c'était franchement un an et demi de dur labeur, de charrettes et en fait le truc a été annulé en une réunion. Énormément d'allers-retours à Amsterdam, etc. Enfin vraiment un projet incroyable qui est vraiment le tout début de mon parcours et au-delà de des écrans, des interfaces, c'était aussi la documentation qu'on a produite parce qu'à l'époque on faisait aussi les specs et là on avait fait un document fonctionnel et design pour écrire toutes les règles de gestion des jeux etc. Moi c'est un peu en short track une formation du X qui était hyper importante. speaker-0: incroyable. Puis avec un niveau d'exigence qui était important parce que tu me dis qu'il y avait un gros budget. speaker-1: Tout à fait. speaker-0: toi qui découvre aussi un peu ton métier. speaker-1: C'est une agence de dingue pour ça Marcel, parce qu'ils donnent la chance aux jeunes et c'est toujours le cas en fait. À l'époque, sais pas, la moyenne d'âge a été aux alentours de 25 ans, je pense que c'est toujours le cas et je crois qu'ils sont toujours aussi forts. Petite dédicace à Pascal Nessil, le président de Marcel, c'est une agence qui est incroyable pour ça en fait. cette force de se baser sur la jeunesse en fait, c'est pour ça qu'ils sont toujours aussi bons. C'est une des agences les plus primées au monde encore aujourd'hui. En France et à l'international, elle une renommée. Et pour enchaîner sur Marcel, sans être trop long, il a cette période un peu sur ces gros projets-là et puis a une deuxième, je suis resté trois ans, il a une deuxième partie avec énormément de recherche utilisateurs. que je ne pas pourquoi, les clients nous faisaient énormément confiance et qu'on a pu vendre de la recherche utilisateur à tout va, notamment à Intermarché. speaker-0: pensais que c'était super intéressant parce que justement, j'allais en brayer sur ça en disant, mais UX designer, tu nous as parlé d'expérience et plutôt de production, de vision, de production, mais pas du tout de research ou d'atelier, etc. Et donc, c'est là aussi, c'est dans cette deuxième étape chez Marcel que tu vas progresser, découvrir tout cet aspect-là du design. speaker-1: C'est bizarre, j'ai la chance, on est quelques-uns comme ça, quand j'entends des casques comme le tien, il y a une frange du X et de designers qui viennent des OSN, éventuellement des startups et avant ça, c'était les agences qui produisaient le digital, parce qu'il n'y avait encore intégré dans les boîtes. et dans un environnement publicitaire qui faisait, donc je dis pas dans une vraie web agency, on ne pas trop de plateformes, on était plus sur des sujets d'expérience. On a eu deux métiers un peu bizarres, d'un côté, tu de l'expérience, à l'époque où il y avait encore un peu Flash, c'était la fin de Flash, mais on encore fait faire des choses, il y avait beaucoup de mobiles, il y avait beaucoup de choses interactives, tout monde essayait un peu des trucs différents. Il y a eu cet aspect-là du job et l'autre, c'était l'aspect service design qu'on a vachement réussi à... vendre fait chez Marcel. speaker-0: service design ça veut dire quand on tue par service design c'est je suis une marque et j'arrive pas à speaker-1: Service design au sens, alors après ça a parfois été repris à des fins publicitaires, pense aux fruits et légumes moches, qui une campagne qui a gagné un nombre incalculable de fruits, de prix pardon, la plus intéressante. En fait souvent on a eu une démarche vraiment de design thinking par exemple sur ce sujet là où en fait avec Intermarché on avait vendu un comité innovation dans lequel on utilisait les outils du design thinking. Les clients nous donnaient une problématique, on a travaillé sur les enfants à les courses, on a travaillé sur les seniors. Ce pas moi qui m'occupais de ce sujet là, c'était l'autre Uix dans l'équipe. On travaillait aussi sur l'application « mieux faire ses courses », ça s'appelait comme ça, l'application de courses d'intermarché. fait, sur tous ces sujets là, on utilisait la recherche, on avait un budget assez fou pour pouvoir aller dans les supermarchés, passer du temps à faire du shadowing, des interviews des clients, des interviews des forces de vente. On a même fait un truc sur les intermarchés urbains. eu une tonne de sujets comme ça, c'était un comité qui avait lieu tous les deux trois mois et en avant ça on faisait de la recherche, du mapping, on proposait des services et il y a certains qui ont vu le jour quoi, tu des paniers recettes pour les enfants récupérés où tu peux rentrer chez toi et faire tes recettes avec tes enfants, la campagne des fruits et légumes Bosch qui a été un immense carton, on avait aussi designé une vending machine dans laquelle tu pouvais acheter des paniers recettes tout Bref, vraiment, on a vraiment vraiment exploité le filon et moi c'est la base de mon cursus UX Research, j'ai appris énormément de choses pendant ces époques là sur le culture de protocoles, la recherche en tant que tel. speaker-0: Et ça, j'allais dire parce qu'en interne chez Marcel, il y avait des gens qui défendaient ça parce que si vous avez réussi à le vendre, c'est que il a peut-être des gens qui portaient ça et qui vous ont un peu coaché, managé autour de ça, ou c'est toi alors aussi qui... Allez chercher les infos. speaker-1: Non non on a parlé de vent ! On m'a parlé de Vincent, quand il est arrivé... fait, Marcel, c'est une boîte. Pour le coup, tu vois, on va parler d'entrepreneuriat dans le podcast. Donc je peux parler d'intrapreneuriat aussi. C'est une boîte qui laisse la porte ouverte aux gens. vois, je l'ai suivie encore de près, mais tu ils ont recruté un head of gaming et ils font plein de trucs sur le gaming. En fait, c'est une boîte. Ils intègrent une compétence parce qu'ils ont repéré qu'il y avait un marché ou qu'il a même une tendance, tu vois, un intérêt. En fait, ils laissent carte blanche aux gens de proposer des choses. speaker-0: Ouais, et qu'il avait un marché. speaker-1: Comme c'est une agence qui a plutôt des gros budgets, généralement les clients sont aussi ouverts d'esprit parce qu'eux aussi ils ont de l'argent. en fait derrière ça nous ouvrait des portes gigantesques pour pouvoir travailler. Je pense que tu vois, ce soit Orange, Intermarché, Reban, plus tard, en fait c'est des marques qui nous laissaient faire. Donc voilà, c'était une époque un peu béni de mon point de vue. speaker-0: Ouais bien sûr. speaker-1: pouvez proposer des choses, tout le était en appui commercialement pour pouvoir faire en sorte que ça te fasse. j'ai appris énormément de choses à ce moment-là. du coup, j'en ai parlé deux secondes, mais c'est là où j'ai rencontré mon futur associé, était chef de projet technique et qui est devenu agice facilitateur chez Marcel. Pareil, les méthodes agiles, ça commençait. Vas-y, toi, t'aimes bien ça. On te paye la formation, puis tu deviens agice. speaker-0: C'est une école forte. Donc justement, raconte-nous un petit peu après. Tu te dis, je sais le faire pour Marcel. Est-ce que je ne le ferai pas pour moi, entre guillemets, de créer ma propre agence ? speaker-1: en deux secondes il y eu TB où j'ai suivi mon associé pour être honnête ça s'est bien passé en termes de méthodeaux parce que là on a musclé vraiment notre discours avant-vente même si je faisais un peu d'avant-vente chez Marcel c'était pas forcément mon coeur de métier par contre chez TB j'ai fait deux ans d'appels d'intérêt non-stop en essayant de vendre l'approche design seeking services design pour les clients mais très clairement même si je retiens C'était une très bonne expérience, l'environnement était trop publicitaire et c'est là où j'ai commencé à me dire ok c'est pas dans la pub que je vais pouvoir travailler sur des sujets de plateforme, c'est pas dans la pub qu'on va pouvoir s'attaquer à des vrais sujets de business. y avait cette, à la limite chez Marcel c'est un peu plus possible, mais chez TB il avait quand même cette chasse gardée publicitaire où non, nous on fait des campagnes, nous ce qu'on fait c'est pour gagner des prix et en fait on n'a pas à parler aux clients de son business, on n'a pas à lui parler de son expérience. En tout cas, j'ai senti une forme de limitation, mais c'est pas grave. Ça a nourri une réflexion avec Mikael, qui est gendarme, en associé par la Suisse, où on s'est dit, mais en fait, on va pas y arriver ici, il faut qu'on le fasse par nous-mêmes. C'était une époque aussi de 2016 où il y avait pas encore vraiment le début de ce qu'on appelle aujourd'hui le product management. Il y avait encore un peu la place pour monter une boîte sur un format un peu comme IDO, design it. speaker-0: Ça c'est des choses que vous regardez, des choses qui vous inspirent. speaker-1: avec plus de... Il n'y a pas de boîte qui vend du design simple, tu vois. On se dit, ça n'existe pas vraiment. y a des boîtes qui font de l'application mobile, il a des boîtes qui font de la pure plateforme. Mais l'approche tout design, il y a quelques boîtes, mais on trop connaissait pas dans ce speaker-0: Et puis il y avait sûrement de la place en tout cas. Oui, bah UX République, je sais qu'ils avaient bien marché aussi au début. speaker-1: C'est à peu près cette époque là, où on se dit que c'est le moment. Après, plein de raisons que l'on connaît, ça a été plus compliqué. Mais on a quand même réussi à durer huit ans sur ce créneau design thinking, agilité et interface. speaker-0: trop bien, t'imagines, tu qu'il a plus pas un des ans très riches, ouais, il dépasse pas deux ans. speaker-1: Ouais, y a des cycles, c'est trois, trois, sept ouais. speaker-0: Voilà, vous en avez fri 8. speaker-1: Je ne pas la première année, même la première année, trois ans et sept ans je crois. speaker-0: Écoute, je me souhaite ça pour Designie Club. Franchement, si on arrive à faire 8 ans, ce sera déjà super. speaker-1: Mais là, ouais, ouais, du coup, on pourra en parler. J'ai un peu de recul maintenant. speaker-0: Ouais, je bien, j'aime bien ! speaker-1: Une entreprise, elle est chou, c'est toujours un peu de ta faute. Le Covid ne a pas du aidé, mais c'est toujours un peu de ta faute. Je pourrais te un point de vue de designer dans un instant. Oui, le sens, c'est une aventure de dingue. En fait, on monte le truc. On commence en septembre 2016. Le TB, ont été sympas avec nous. Ils nous ont laissé partir dans de bonnes conditions pour qu'on Et en plus, ils nous ont fait travailler derrière Philippe, il menait un temps de... Nous avons facilité le départ et le début de l'aventure, même s'il aurait pu nous payer plus cher. On avait négocié un tarif d'amis au début. Petit joke, mais ça ne nous a fait longtemps rien. speaker-0: Alors au final ça vous a mis le pied à l'étrier d'avoir quelques clients déjà pour démarrer, c'est magnifique. speaker-1: On a continué à travailler avec General Electric et les laboratoires Roche sur des missions de research assez costauds en plus dans la santé. que c'était le piano très triant. speaker-0: C'est le moment de solitude quand tu ta boîte mail, quand c'est entre guillemets presque ton premier jour ou ta première semaine, ton premier mois et t'attends les mails qui tombent et non il n'y a pas de mails qui tombent parce que... speaker-1: On s'y était pris en avance, on avait déjà notre site quand on a commencé, on s'était bien débrouillé pour être prêt tu speaker-0: J'ai vécu ça, c'est pour ça que j'ai vécu ce m... speaker-1: On manque le truc en septembre 2016, on a un peu de TB, porte le réseau, en fait on base assez vite. Pour Néonesse, notre agence, via Junty. Comme on a un réseau agence, fait, a, d'ailleurs, sur toute la durée du singe, réseau agence nous a vachement aidé parce que plein de grosses agences, même encore aujourd'hui, qui n'ont pas forcément du design. speaker-0: Tout à fait, c'est des choses qu'on peut externaliser. speaker-1: tout ce qui est méthodeaux, ateliers, j'en ai pas parlé, on avait vraiment développé une partie assez forte. On était beaucoup appelés pour ça aussi, je sais pas, on a fait... C'est pas une blague, on a dû faire 300 workshops avec Le Singe. Toutes les semaines on avait 2, 3, 4 workshops, 2 à 4 heures pour des clients. speaker-0: Ça, c'est important. C'est des choses qui sont pas si évidentes à vendre en plus. speaker-1: Ouais, a des clopes qui font ça de manière assez industrialisée maintenant. ouais, c'est pas forcément évident à vendre. en plus, je trouve que l'époque de la co-création... Moi, personnellement, j'ai envie d'y aller un peu. Vraiment, j'aurais pu me tatouer co-création sur le bras en 2012, 2013. Et je dis pas qu'il ne plus en faire, attention. Mais il faut l'utiliser avec parcimonie et dans des moments très tactiques. Le tout co-création. j'en suis vachement revenu à la gaillette. a vécu une époque... C'est important d'y siloter, c'est important, mais bon, tout le monde en workshop, en France en tout cas, je mets une petite limite. C'est un peu perdu là, mais la digression, elle est importante. speaker-0: Mais en fait, question, est peut-être aussi de se dire, est-ce que ça sert pas plutôt à fédérer les gens et expliquer un peu les choix ? que de vraiment sortir l'idée unique qui va émerger de tout le monde. speaker-1: Exactement. Ce qui important, c'est ce que nous on appelait le... C'est-à-dire ce que tu es capable de créer pendant un workshop, s'il est bien mené, et notamment sur les workshops d'objectifs, qui sont beaucoup plus faciles à mener entre guillemets que les workshops d'idéation. Ce qui est très dur, c'est les workshops d'idéation. Parce que quand tu fais de l'idéation avec des profils qui ne pas créatifs, en fait, c'est compliqué. Le fait qu'en France, encore une fois, ton paramètre un peu latin, on sait pas toujours bien se comporter en workshop. C'est-à-dire que quand tu as un animateur d'atelier qui est garant de la méthode, du timing de l'atelier, et qu'en fait, tu as des gens qui se lèvent en plein milieu de la séance, speaker-0: préparation. speaker-1: pour faire une intervention peu de type C-level, En fait, ça coupe les pattes de toute l'intelligence qui en train de se mettre en place. il y a des techniques pour faire un petit peu contrefeu à tout ça. voilà, workshop d'objectif. Nous, on appelle ça un vision workshop. C'est un workshop qui marche extrêmement bien pour poser un cadre dans un projet et pour créer cette cohésion et parfois faire en sorte que des gens... qui se sont jamais parlé, arrivent à se parler. Et ça, c'est important. Ça, c'est hyper tactique comme workshop. Après, derrière, peux être avec des workshops. Tu peux faire des ateliers beaucoup plus opérationnels avec des gens qui sont plus tes pairs et là, t'avances mieux. Pas forcément besoin de... À l'époque du design sprint de Google, intellectuellement, c'est hyper intéressant. fait, les faits, jamais personne n'a le temps de se dédier autant de temps et en fait, c'est très, très, très dur à mener. Dans des temps aussi. Dans certains pays, la culture s'y prête. speaker-0: ... speaker-1: Et pourquoi pas, mais... speaker-0: C'est intéressant que dises ça. Non mais c'est vrai, moi j'ai toujours vu ça aussi plutôt comme des ateliers d'alignement plutôt que la vraie créativité de se dire ouais grâce à ça on va faire un nouveau produit. speaker-1: J'ai tout essayé en termes de workshop justement dans mes expériences passées comme on s'est sujit qu'on l'occasion d'exercer la boîte à wiki et les workshops d'idéesation c'est le truc le plus dur à mener. speaker-0: Ouais, c'est bon. speaker-1: VV je remercie. Franchement, on a surfé sur la vague aussi, mais... Période colonie de vacances pour cadres... Franchement, non mais c'est vrai, vraiment, vois, tout le monde a l'impression qu'on allait tout résoudre par workshop. fait, non, ça marche pas comme ça. Du coup, je reviens au singe. Septembre 2016, on monte la boîte, on bosse un peu avec les agences, etc. Et en fait, on est recommandé... Cette histoire est dingue. On est recommandé par quatre personnes différentes auprès de Mazarin pour les aider à... speaker-0: Oui, bien sûr. speaker-1: préparer la reshonde de Dior.com. Comme on est hyper bien recommandé, on y rencontre. speaker-0: Ils sont obligés de vous voir. speaker-1: Ouais, un peu. Ça fit avec l'équipe de Dior de Mazarin. Et en fait, on se retrouve embarqué sur la refonte de Dior.com à partir de janvier 2017. Le site sortira en 2018. Et ça a été une un peu fondateur pour nous parce que, tu vois, on a monté la boîte seulement 4 mois après. tapes Dior, tu te dis « attends, c'est pas possible ». Et en fait, projet assez dingue parce qu'on fait de la recherche. On fait un prototype de la future platform e-commerce. On monte ça au top management de Djerbs. Je me revois aller dans l'offre de Monsieur Toledano pour présenter mon petit prototype. Il ne pas regardé. On a eu plein d'anecdotes de monsieur qui ne travaille plus chez Djerbs. Personne à la retraite mais qui n'a pas trop de Djerbs pendant 40 ans. Et en fait, voilà, ils nous avaient signé le projet et en fait, on a pu dérouler derrière. Donc, 6 mois de prototypage avec le top management pour imposer une vision transversale. Moi, ça me fait rigoler aujourd'hui avec ce que je fais aujourd'hui, mais à l'époque, le site était hyper siloté et le brief était de faire un site one-door. Ils sont revenus en arrière aujourd'hui, mais on avait réussi à convaincre le top management de faire ça. On avait travaillé avec des personnages, des parcours. speaker-0: One Dior, veut dire tous les produits Dior dans un seul et même... speaker-1: Exactement, à l'époque il y avait deux check-outs, tu ne pouvais pas faire une mise en panier d'un maquillage et d'un sac à main. Tout ça c'était un peu la base de notre co. À l'époque on avait aussi tendance à, tu vois, tu venais d'une campagne, on te remettait la campagne sur le site, et peut-être sur plein de pages on avait réussi à réduire de 4 La charge. 2 clics, de 5 à 3 clics, vraiment vraiment raccourcir la charge primitive effectivement et aussi le temps de passage entre j'arrive sur le site et j'arrive sur une PDP. me rappelle à l'époque on disait déjà PDP is a new home page, on avait regardé les data de... et en fait le site était hyper en point pour cette année là, 2017 à peu près et donc on fait cette roco qui a vraiment bien... speaker-0: Ouais, qui faisait... Sûr quand tu me dis ça, ça fait sens de te dire... ! Ouais, tout à fait. speaker-1: Et donc il deux temps dans le projet, as ce temps de six mois ou gros prototype pour convaincre le top management, il signe le projet et derrière on enchaîne sur la production. speaker-0: Et toi dans ce modèle-là, tu as un rôle qui est... Tu es dans la production. Tu n'as pas encore ce rôle de lead ou de manager ou de pilote de certains. speaker-1: ... A speaker-0: Merci beaucoup. ... Au quai n'importe speaker-1: cette période de vente, un peu d'avant-vente même si c'est un peu plus que de l'avant-vente, ils signent le projet et derrière on fait une série de workshops avec toutes les divisions de Dior pour aligner tout le monde sur ce que sera le Future Six. Et donc on a fait des séries et des séries de workshops justement d'alignement pour le coup, de priorisation. Et en fait on a super bien cadencé le projet en termes de méthode, on associe plus sur la partie agile, derrière aussi l'atterrissage de l'avion avec... les équipes de dev et moi plutôt sur la conception en amont et préparer le terrain pour les équipes UI, travailler avec les équipes UI. en fait à l'époque on avait fait quasiment un design système en fait. On appelait pas ça un design système mais voilà c'était un unit kit assez musclé dans lequel on avait tout réfléchi en composant. Et j'étais le seul UX, j'ai fait toutes les pages du site tout seul pendant des mois. Je sais même pas si c'est encore possible de faire ça de nos jours avec toutes les contraintes. En vrai... C'est aussi un vrai truc fondateur par rapport à l'e-commerce, même si on en avait fait avant. Là, tout seul en responsabilité, c'était un projet speaker-0: On comprend qu'après la suite de ta carrière, va découvrir après que je pense que ça a fait sens pour Chanel pour la suite de ta carrière dans ce monde là. speaker-1: C'est succès. speaker-0: Et donc... Justement, le conseil que j'entends par rapport à ce projet-là, c'est vraiment le cadencement de l'alignement de toutes les équipes. J'imagine qu'il y avait beaucoup de monde avec des attentes. C'est pour faire le one-dior, donc y avait un dior parfum, un dior sur toutes ses composantes, qui devait se mettre d'accord avec, j'imagine... speaker-1: Donc les validations top management. speaker-0: Tout ça, toute la politique, etc. Le fait d'être à deux, le fait d'être à deux et d'avoir des compétences hyper complémentaires à la fois de cadencement d'organisation et à la fois de production qualitative, c'est ça qui fait le succès de ce projet. speaker-1: Je pense qu'on doit retenir un truc du singe qui s'applique bien à Dior, on va le répéter plusieurs fois en fait ce schéma qu'on avait déjà mis en place ensemble avant, que le schéma c'était des ateliers ensemble. Chez TB on a un peu musclé le jeu, étant plus haut chacun pour les deux dans l'organisation TB, plutôt sur des sujets d'avant-vente et des sujets de prod aussi. Là au singe, ça y on était matures quoi. On avait suffisamment expérimenté pour se dire voilà, on sait gérer un projet de bout en bout. speaker-0: Ouais... speaker-1: orienter le design et en utilisant les méthodes agiles. quand je dis méthodes agiles, je vais faire une petite précision. Ce pas en appliquant le bouquin au pied de la lettre, c'est en s'adaptant au contexte de chaque client pour être capable de délivrer le meilleur et de l'image quand c'est le cas, et c'était le cas pour Dior, de l'expérience et du design et de l'efficacité et de l'efficience dans le travail. speaker-0: Au revoir, speaker-1: derrière le mot méthode, il a le mot pragmatisme, c'est comment t'embarques un groupe pour qu'il soit capable de prioriser et de travailler ensemble pour délivrer dans les temps. y a eu zéro retard sur ce projet. Et c'est pas pour... pour... Et je dois avouer aussi que Dior était une organisation qui a su particulièrement jouer le jeu aussi. Et le support de Mazarin était hyper important là-dedans aussi. Mais je veux dire, il n'y a pas eu d'accro sur ce projet. C'était chute. speaker-0: Oui, oui, bien sûr. Une réalité, tu connais ton karaté, quand tu as fait ton travail dans la salle des temps, justement l'utilisation de toutes ces connaissances, d'en faire une matière organique en fonction de la problématique que tu as en face, c'est ça l'objectif. Donc c'est vraiment, si tu connais parfaitement... speaker-1: Et s'adapter au contexte ? On était pas là. Je parle un peu à la place de mon associé. Ce qu'on répétait souvent, c'est que les principes de l'agilité sont importants dans le manifeste agil. Appliquer du cambant, du safe au pied de la lettre, ça n'a pas de sens suivant l'organisation. Trouvons un modèle de fonctionnement qui convient à tout monde, avec des rituels. Ça va bien se passer. Et cette logique là, moi je trouve que les UX designers, ont... Je sais pas si c'est mon parcours qui me fait dire ça, mais je trouve que les UX designers doivent être garants de la méthodo. Maintenant je trouve que, tu vois, je sais pas où elle est la méthodo, elle est un peu chez les PM aujourd'hui, vois, mais... speaker-0: Il doit être garant ça et puis je pense qu'il doit être garant de faire que les gens y adhèrent. Moi je trouve que la plus grande force d'un designer c'est de comprendre tout le monde. Il essaie de comprendre et de faire un peu relier, aligner les gens, fédérer autour et c'est ça que moi je ressens beaucoup et donc... speaker-1: Je trouve que le design... Vincent, le design, c'est pas un métier, c'est une démarche dans laquelle tu t'inscris. Tout à fait. Et dans la composante design, a effectivement le fait de faire quelque chose pour les utilisateurs finaux avec un soin important accordé à l'esthétisme. Mais c'est aussi la simplification. Et dans la simplification, que très attiré par la complexité en tant que... speaker-0: ... speaker-1: il y a la simplification des process, en fait le design il est transversal. J'ai vu une conférence là, il a pas longtemps que je trouvais brillante. En fait le design c'est pas du craft, en France on a un terror de sémantique même. On peu le design avec la création, oui on fait de la création dans le design mais je pense que le design, moi personnellement je le passe un petit peu plus haut et c'est un process transversal. Et entreprises qui réussissent bien aujourd'hui, c'est les entreprises qui ont intégré le design à l'échelle et qui ont compris que c'était... composantes essentielles de l'expérience, d'ailleurs pas que pour les clientinos mais aussi pour les employés. speaker-0: Je te remercie de le dire. Dans l'objectif du podcast, c'est la fois destiné aux designers et aux gens qui sont tout aussi convaincus que nous, mais j'ai aussi pour objectif que ça soit potentiellement écouté par d'autres composantes d'une entreprise. Et ça, c'est ultra important, je trouve, de mettre en avant tout ça, que c'est une pensée et que tout monde doit... Tout le monde en y adhérant. passera juste speaker-1: J'ai taffé sur Marocco-UX, Marocco-Bouquins tu vas voir. speaker-0: Raccontes-nous un petit peu toi, peut-être le fait d'être designer, entrepreneur, cette vie-là et à la fois peut-être les difficultés que tu as eu. J'imagine là, y a le projet Dior qui s'est extrêmement bien passé, etc. y peut-être eu des moments peut-être moins simples, peut-être travailler avec un autre associé, etc. Est-ce que là tu as... Quelques années après, tu prends du recul un peu sur ce qui s'est passé. speaker-1: Ouais, je pense vraiment quand tu échoues, c'est forcément de ta faute. Le Covid ne nous a pas aidé, mais c'est forcément de ta faute. que tu as failli quelque part. Quand tu es entrepreneur, tu es tout seul. Tu l'as mentionné tout l'heure, la solitude de l'entrepreneur, c'est un vrai truc. C'est un vrai truc auquel tu n'es pas préparé parce que le téléphone ne sonne pas. Et moi, je l'ai découvert aussi. On avait le projet d'heure qui nous a bien lancé, mais on a aussi passé à full time. speaker-0: début. speaker-1: ça a été plus le cas en 2018 mais tu l'année 2017 c'était quand même un peu une année pas simple heureusement on avait le chômage etc tu vois mais clairement c'est pas ma meilleure année sur les dix dernières années et on s'est pris les élections en pleine face voilà je sais pas si tu l'as déjà vécu mais en fait en France dès qu'il a un mouvement politique ou géopolitique il se passe plus rien plus personne ne signent un contrat speaker-0: Là on a vécu franchement l'arrivée de problème de Russie-Ukraine en 2022. On a tous un peu senti beaucoup moins de signatures. speaker-1: 22 000 Chaque mouvement comme ça tu te le prends un peu en pleine tête. Donc ça on l'a découvert. Donc c'est vrai que voilà, il faut essayer de mettre des choses en place. Nous on a eu la chance encore une fois de manière organique. On a énormément travaillé. pense vraiment que 70 à 80 % de ce qu'on a fait c'est grâce à du réseau. speaker-0: à votre réseau d'avance. Ça c'est important de votre réseau d'avance. C'est normal, tu vas pas utiliser un réseau de plus tard. Non mais ce que je veux dire c'est important de partager ça aux gens. speaker-1: C'est important ce que tu viens de dire parce que j'allais y venir là où on était mauvais et je pense que c'est la plus grosse erreur qu'on a fait c'est qu'on n'a pas assez investi sur le commercial. À titre personnel on était des bons commerciaux une fois qu'on était chez le client. Par contre... speaker-0: Je pense... à voir le premier rendez-vous. speaker-1: Ça c'est pas dans mon ADN, c'est pas dans l'ADN de mon associé non plus et que si on avait dû refaire les choses peut-être qu'on aurait dû investir sur un profil un peu chasseur. speaker-0: Ouais, qui va ouvrir les portes, va dire bonjour aux gens sans que... Sans que nécessairement il ait été attendu. Ouais, c'est speaker-1: Mais ça, c'est en train de être... speaker-0: On aurait dû se connaître il y quelques années, ça aurait été mon rôle. speaker-1: Et puis en plus, je spoil ma rocko de musique de plus tard, mais on avait un peu ce truc qui est aussi une erreur sur la communication, on pas été bon. En fait, on avait un peu cette idée de un peu des Daft Punk, tu on n'avait pas envie de trop être présents sur les réseaux, mais qu'on parle de nous à notre place. sais pas si c'est la meilleure stratégie de communication. Clairement, intellectuellement, c'est intéressant. parce que voilà je peux avoir ma vie sur LinkedIn et je suis assez discret sur LinkedIn personnellement et on avait un peu l'impression que si on était bon ça allait finir par se savoir ça a été le cas mais dans le cadre de notre réseau et ça a été une vraie limite tu vois on aurait dû beaucoup plus être présents sur les réseaux sociaux accepter d'être un peu plus ouais un peu et de choisir un mot politiquement correct tu vois mais de se vendre mieux sur les réseaux. C'est un truc qui m'a complètement sous-exploité. C'est les deux erreurs fondamentales. speaker-0: C'est drôle que tu me dises ça parce que j'avais fait un podcast avec Geoffrey Kazmerziak, est le head of design de Garantemy, est une société dans le monde des assurances, qui avait créé aussi un produit pareil dans le monde des assurances avant, qui s'est fait racheter par Garantemy et ensuite est devenu head of design. Et il me disait que lui, avec son associé, pareil, ils avaient peu cette même vision de se dire fait, c'est le produit qui parlera et vu qu'on va faire un excellent produit, qu'on est sûr, et c'était vrai d'ailleurs parce qu'ils se sont fait racheter ensuite, etc. Mais ils se sont dit là où on a pêché, c'est par en fait, peut-être un excès d'orgueil sur cette partie là et de se dire qu'au commercialement, ça allait déboucher. Si on fait de la qualité, ce sera notre promo à nous. Et ça peut parfois... avoir un tout petit peu ses limites. Ça dépend des échelles que tu attends. speaker-1: Ouais bah ouais, c'est l'erreur. Voilà, je te le dis, ça marche pas. Ça marche pas. Ce n'est pas applicable au milieu des affaires le fait d'attendre le client chez toi. encore une fois, on a duré 8 ans grâce à notre réseau, donc je pense qu'on n'était quand même pas à côté de la plaque. speaker-0: Mais clairement, tu vois, quand on crée Design Club, y a aussi une réflexion de se dire, nous, est plutôt justement une entreprise commerciale au service du design, plutôt qu'une entreprise de design peut-être avec moins d'aspects commerciales. Et c'était un vrai choix de notre part parce que le fait de produire, c'est quand même, ça prend énormément de temps. Et en fait, ça te prend du temps sur toutes tes actions commerciales. Et quand en plus, t'as des clients, ça avance, etc. Bon, tu te dis, allez, on le fera un peu plus tard. Et puis tu bosses dur, etc. Et tu dis, bon, au final, est-ce que ça vaut le coup ? speaker-1: Et après tu me fais penser à un truc en t'écoutant. On n'a pas voulu prendre le virage que toi tu as pris, c'est-à-dire le fait de placer des gens. speaker-0: Ouais, la régie, ouais. speaker-1: C'est un truc qu'on n'a pas eu envie de On l'a eu, ce questionnement de se dire, on bascule là-dedans. Et c'est vrai que venant d'agence ayant plutôt, tu vois, pour modèle les entreprises de design, design tech scandinaves ou américaines, on avait l'impression que c'était ça notre plus-value, tu vois. Et en fait, on s'est trompé aussi, le digital a été largement intégré et encore aujourd'hui. speaker-0: que toi tu... vraiment Mais c'est des gens qui arrivent vraiment avec une vraie fraîcheur d'esprit par rapport à ta marque et donc arriver à quelque chose de neuf. Mais en effet, la prestation, la régie, etc. C'est aussi très, très lourd en management. En France en plus, ça coûte beaucoup d'argent en termes de charge, etc. Et c'est vrai que parfois, moi aussi, j'en reviens parce que pendant 10 ans à faire du consulting, tu te dis qu'il des moments où t'aurais aimé que ça se passe différemment et que tu gères des humains et que c'est pas si évident et que toi-même après coup, c'est pas évident d'en sortir. Donc c'est pour ça que moi aujourd'hui, avec ce modèle freelance, écoute, je suis plus heureux du monde parce que j'ai l'impression d'avoir le meilleur des deux mondes. créer une agence de design qui va comprendre les clients et aller chercher les clients et ensuite pouvoir travailler avec des freelances qui eux ont cette notion de qualité de service, ont cette volonté de faire avancer leur propre travail à eux versus peut-être parfois dans le monde du consulting où bon, manager des gens en CDI, ce pas toujours très très simple. voilà. C'est pour ça que des fois, bon, speaker-1: Tu penses que trouves les choses différemment par rapport à ça ? c'est vrai qu'en plus, toi ou d'autres, maintenant je suis le client. Effectivement, les budgets sont organisés de plus d'autres manières à prendre des gens comme ça, une somme d'individus pour faire une équipe, que de te faire bosser une agence. Et tant, je congé par rapport à ça. speaker-0: Merci pour ton retour sur ça. C'est hyper intéressant et je pense que, en tout cas, moi, je défends beaucoup le concept du designer entrepreneur. Souvent, dis qu'il a toutes les capacités pour être entrepreneur, sauf peut-être la partie commerciale et financière et gestion financière qui sont deux points très importants. Tu viens de le noter. Mais en tout cas, j'en comprends. speaker-1: suis 100 % d'accord avec ça, je sais que tu le rappelles souvent pour écouter ton podcast. Je pense qu'on a toutes les qualités. ⁓ speaker-0: Franchement, moi je sais que quand je suis sorti de mon école de commerce à Orléans, je me suis dit, en fait après coup quand je découvre le design, donc là a cinq ans, je me dis mais c'est fou, ça devrait être la pensée design, la vision design, devrait être enseignée dans toutes les écoles. Je trouve que ça a du sens chez tout le monde en Je ne pas dans le monde de, soit ingénieur en environnement, que sais-je, vraiment dans tous les métiers. speaker-1: Ouais ! speaker-0: la pensée design elle a le fait de se remettre en focus speaker-1: vision en fait. Au delà du pouvoir de réaliser, déjà un super pouvoir en soi, même si tu es juste très bon en visual design, en interface ou même en création graphique au sens large, ça c'est déjà énorme comme pouvoir, vois quand tu as un talent, quel que soit le niveau même, j'ai envie de dire que tu fasses des affiches pour ton cousin ou que tu sois DA pour une grande marque de luxe, quand tu as ce pouvoir là déjà c'est énorme, mais quand tu en plus il apporte une touche de... de vision en plus dans les sujets que nous on aime bien de produits, d'applications, d'outils. Ça n'a pas de prix. Pour avoir pas mal travaillé avec quelques startups quand même, ou m'avoir accompagné aussi en freelance dans d'autres moments de ma vie, j'ai pu voir des patrons sans vision et c'est moins bien. En un coup, ça marche moins bien quand tu vois payer des gens pour avoir une vision et qu'en fait tu te retrouves un peu parfois en contradiction avec ça. speaker-0: ... speaker-1: C'est pas évident. Les designers ont vraiment un rôle essentiel. Une conférence du patron d'Airbnb qui parle beaucoup de ça, à quel point il laisse une liberté aux designers chez lui. Pas besoin de m'étaler sur la réussite de leur profession. speaker-0: Et puis je trouve que c'est un combat qui est un peu perpétuel contre soi-même, de porter la pensée design. que moi-même, ne suis pas designer, mais je suis convaincu. Et pour autant, je vais faire mon site et je vais dire, bah ouais, il faire ça, il faire ça. Attends, mais attends. En fait, on ne pas du tout. Il faudrait peut-être le montrer à des gens. faudrait, tu vois, même juste à des... A des niveaux très micros, on retombe vite à... speaker-1: C'est facile de le retrouver dans cette ravel, hein. speaker-0: Nous, qu'on pense, c'est ce que pense tout le monde. On est vite dans un côté d'égo, de notre idée, la meilleure, etc. Et c'est très compliqué d'accepter la remise en question sur ça et de se dire, prenons le temps d'aller, montrer, de checker, de se faire challenger et tout. C'est un vrai combat contre l'humain, fait, être designer. speaker-1: C'est marrant ce que tu dis, je n'ai pas trop parlé pour l'instant parce que vraiment on a beaucoup parlé interface création et on a moins parlé CX qui est l'autre partie de mon parcours grâce aux singes notamment on a fait des super missions de CX, on a fait plein de plateformes pour... speaker-0: T'es bon. Oui, vraiment l'expérience 360. speaker-1: Tu vois, la Banque de France, on a fait des trucs vraiment des grosses plateformes, le Théorat France-Française de golf, vraiment des gros sujets de plateforme. Et après, on a eu des missions un peu différentes dans lesquelles on a utilisé les méthodes de design sur des sujets organisationnels, sur des sujets d'expérience client. Au-delà du persona, c'était surtout de la cartographie et de la compréhension touch point et de d'irritant sur un parcours. On l'a fait pour Vinci. pour une marque qui s'appelle Autosphère qui est de plus en plus visible maintenant, un peu grâce à nous je dois le dire la boite derrière s'appelle Emile Fray, personne ne connait Emile Fray parce que c'est une boite qui possède des concessions automobiles donc c'est un peu obscur comme ça mais en via les méthodes de design, on a craqué plein de problèmes dans l'entreprise. en fait, suivant la maturité, et c'est pour ça que t'as un peu pointé du doigt le côté poil à gratter que peut avoir le design. C'est-à-dire que quand tu fais confiance à des designers pour aller un peu fouiller sur comment tu bosses, faut être prêt parce qu'en fait, tu t'aperçois. J'ai plein d'adictodes de trucs où en fait, y avait des dysfonctionnements énormes dans l'entreprise parce qu'en fait, malheureusement, les dots, sont quand même rarement reliés dans les boîtes et que tout est sauf... rare exception, un peu silotée, que ce que fait ma business unit à côté, je ne pas au courant. Quand ça ne passe pas, c'est de la faute de l'autre. Mais du point de vue du client, fait, il comprend pas. J'ai plein d'anecdotes comme ça, trucs où... Tu vois le call center qui ramasse call center. À partir de une seconde, si vous faites de la recherche, allez voir les gens dans les call centers, écoutez les conversations dans les call centers, parlez aux gens qui parlent aux gens. les forces de vente etc. Parce qu'en fait c'est eux qui détiennent tout le savoir et toute la vérité sur les... speaker-0: Et c'est eux qui prennent trop cher dès que ça se passe. speaker-1: En fait des trucs aussi bêtes tu vois, il y a une promo, le client dit j'ai vu la promo, est-ce que vous l'avez ? Le call center, bah non on n'est pas au courant de la promo parce qu'en fait le marketing il n'a pas bien allumé sa... enfin mis en... pardon je pourrais couper celle-là... le marketing il n'a pas bien appuyé sur le bouton dans l'outil pour déclencher sa campagne et en fait tu te retrouves avec des gens qui gèrent... D'un côté, regardez, j'ai ça sur Instagram, en fait dans l'outil, vois, je peux pas valider le code promo. Et en fait, qui se mange le client pas content, c'est le mec qui est devant le client. Ça, c'est des trucs qui remontent pas dans les boîtes. C'est des trucs tout bêtes. en fait, tu fais une explosion, tu t'en aperçois, tu as quatre penchers, tu en ramasses 10 à la douzaine. speaker-0: Je pense qu'il y a un livre à écrire sur ça de mon point de vue. C'est « CEO soyez accompagné par un service designer » ou par un CX-designer. Soyez accompagné par du design. que je pense que personne n'a conscience dans certaines entreprises. J'imagine, je dis ça comme ça, c'est pareil, c'est peut-être un peu too much, mais j'ai l'impression qu'il peu de gens qui ont conscience que... Ils n'ont pas conscience du mapping de leur entreprise. speaker-1: Personne pourra le voir, je vais te partager un livrable qui est... ⁓ non, je pas le pouvoir, non, dommage. speaker-0: Mais on pourrait se dire... speaker-1: Ouais j'ai le story graph, vous pouvez regarder On peut regarder en ligne, le Story Graph, c'est un outil que moi j'utilisais, qui est génial. Tu mappes tes besoins utilisateurs avec tes touch points dans l'entreprise. Donc tu as une espèce de puissance 4 à la fin, là c'est rouge, là c'est vert, là c'est rouge. De j'ai un besoin client, sur les réseaux sociaux, j'arrive à y répondre. En boutique, j'arrive à y répondre. Au call center, j'arrive pas à y répondre et ainsi de suite. Tu vois, tu fais ça sur chaque besoin client. Faut avoir fait une étude avant de une barre. Et d'un coup, as une cartographie, tu ça s'allume, de tous les points rouges et tous les dysfonctionnements de ta boîte. tu m'as fait penser à un truc, on en a parlé il y a pas longtemps, je suis chez Tiga, une soirée de design. Je sais pas où est passé le CXO. C'est-à-dire que dans les années 2020, je sais pas, 2018, 2020, on en prenait vachement parlé du CXO, le Chief Experience Officer, c'est le nouveau... job a disparu. Tu prends le Fortune 500 chez Apple, chez Nike, chez Airbnb, dans les grosses boîtes avec un design fort, tu as un équivalent de 6.0. speaker-0: C'est le CXO, c'est la personne qui est en charge de l'expérience globale qui peut être vécue dans l'entreprise à la fois avec ses clients, à la fois avec ses fournisseurs, à la fois avec ses employés. C'est peu de son mais positif. speaker-1: Leïa Leïe. C'est le mec qui connecte les dots en fait. Partenaires de jeu et camarades pas faciles avec qui bosser, en tête les équipes marketing et les DSI. Souvent, c'est des gens qui n'arrivent pas à bosser ensemble. en fait, cite, alors tu vois, on parlait d'autosphère tout à l'heure, c'est un peu le cas chez eux, vois. Quand tu as un boss qui est le boss de la DSI et des équipes marketing, d'un coup, tout s'éclaire. speaker-0: Voilà. C'est que déjà, juste dans un organigramme, beaucoup de choses qui peuvent... Plus souvent, c'est que les organigrammes, parfois, ils évoluent en fonction des gens de... Enfin, c'est jamais très clair, etc. speaker-1: Et je rajouterais un truc tu je sais pas si ça doit être des designers, c'est compliqué de tenir ce discours mais beaucoup de profils très business souvent à ces postes là. bon des fois j'ai travaillé sur profils tu vois, mais est-ce c'est un duo, il en faut un peu plus de designers suivant les organes ? Je sais pas la réponse exacte mais... Les designers, ils savent parler et de plus en plus, et je les invite à parler à des comex. Moi, ce que je retiens de mon expérience du singe, c'est que j'ai développé une soft-kills que je n'avais pas envisagée. Quand tu dois le connaître, ce truc-là en tant qu'entrepreneur, quand tu es entrepreneur, automatiquement, tu parles beaucoup plus facilement, on trouve beaucoup plus facilement les portes de gens assez hauts dans les organisations et tu te retrouves très vite à devoir défendre un point de vue niveau comex, des fois CEO. Et en fait, cette expérience que j'ai emmagasinée à discuter avec des leaders, me sert dans mon travail de tous les jours. Se placer en réunion, je suis timide, la première fois comme tout monde, avec ce genre de profil, et en fait se rendre compte que tout va bien et qu'en fait, tu es capable de défendre tes idées de design et qu'en fait, les gens, s'ils sont là, c'est pas pour rien et qu'en fait, la plupart des CEOs ou de gros top managers, fait, ils vont très bien comprendre ce que tu leur racontes. et ben ça te détend et ça t'aide vraiment derrière à convaincre de l'appertissement. Mais malheureusement parfois faut remonter un peu la chaîne. speaker-0: Ouais et puis je pense que c'est quelque chose qui est tellement neuf. comme je disais, on annonce un peu l'arrivée de la pensée UX UI Design peut-être à partir de 2010-2012. J'imagine que le design est là depuis bien longtemps. Mais ce que je veux dire c'est que dans les écoles qui forment nos élites, potentiellement, si j'aime pas ce mot là, mais... Tu vois, on ne pas de design, on va parler des cogessions, des bid'as, de plans de prospection, de tous ces mots-là. Et tu vois, il a peu, j'ai discuté avec des gens qui étaient dans une école supérieure de commerce à Lille, ils me disaient qu'ils avaient eu des cours en design. Et pourtant, ça m'a ravi parce que je me suis dit, tiens, speaker-1: ... speaker-0: Ça va peut-être les... En tout cas, ça les ouvre déjà de base à quelque chose de positif. Là où moi, tu vois, j'ai découvert comme vraiment, j'étais candid il y a cinq ans et on m'a ouvert les portes de, en fait, design, ça veut dire concevoir, reprenais... Le sens est tu me le dis. Le sens, en fait, moi, déjà, je ne l'avais pas. Donc déjà, pouf, ça m'a ouvert une fenêtre. Et après, on m'a dit, tu sais, il faut demander aux utilisateurs d'un projet avant... Et je dis, ben oui, fait, moi, j'ai toujours vécu l'arrivée de logiciels, souvent des CRM de façon catastrophique, imposée et mal paramétrée. donc, personne n'a envie de l'utiliser. On te demande de l'utiliser par la contrainte. Si tu veux tes primes, si tu veux tes trucs, etc. Et l'outil, les gens, ont mis 500 000, 1 million d'euros dessus parce que c'est écrit Salesforce HubSpot XYZ. parce qu'eux, savent tout faire sauf qu'au final, un moment, quand tu sais tout faire, tu peux aussi rien faire avec. Il faut le paramétrer, faut écouter les gens avec tu travailles, comprendre les schémas de vente, etc. En tout cas, moi, c'est ce que j'ai vécu. Et quand j'ai découvert qu'il y avait ça, je me mais mince, va être tous les projets que j'ai vus ou sur lesquels j'étais utilisateur et j'ai subi. me dit mais s'il y avait eu une vision design, aurait peut-être pu gagner tellement d'argent. Et oui, on dépensait peut-être tellement moins. speaker-1: Mais c'est avant en fait, se doter des compétences design, c'est se doter d'un avantage concurrentiel hors non. En fait, quand tu as compris ça, tu as tout compris. Parce que en fait, ce qui fait moi, je suis convaincu de ça. fait, ce qui est important pour ton client final, c'est comment il va interagir avec ton produit, ton service, ta marque, en fait, peu importe ce que tu fais, peu importe ton business. Si l'expérience que tu lui procure est bien, en fait, il va revenir et en fait, il est là le sujet. j'ai un passé publicitaire et de communication. fait, moi, mon sujet est plus dans l'après que dans l'avant et on investit souvent beaucoup trop dans les aspects communication, curie, scénaires et standards et beaucoup moins dans le service et dans l'expérience. speaker-0: Et je te dis... Il a un livre à écrire sur ça, sur... Le design va vous faire gagner, va vous faire gagner, va vous faire gagner, tu vois ? J'ai l'impression que parfois... speaker-1: C'est même si souvent les parents... C'est ma recode bouquin tu veux vraiment que je spoil la recode speaker-0: Bon bah s'il est déjà écrit... ⁓ speaker-1: En fait, on a plein des bouquins sur le sujet. Est-ce qu'ils sont lus par des... speaker-0: et ce qui sont déposés devant la porte des bonnes personnes. suis pas sûr. Alban, que je te propose, parce que là on a... On parle beaucoup, mais c'est parce que c'est trop bas. J'aimerais quand même qu'on puisse parler un tout petit peu de Chanel, que tu nous expliques avec les possibilités que tu peux. Ce que tu fais, peut-être... J'avais noté ça, dans mon petit script, je vais le reprendre. avez noté Chanel la Love Brand vs le Bon sens UX. Est-ce que on peut parler un petit peu de ça speaker-1: peux effectivement pas... Je peux... Donc mon rôle il est simple, je travaille principalement sur Chanel.com en tant que directeur du design, j'appartiens à une entité transverse. On a une équipe de presque une vingtaine de designers avec des profils UX, UI, le design système de Chanel.com et des chefs de projet slash design apps qui nous accompagnent au quotidien. J'ai récupéré une équipe déjà très mature dont je suis. On hyper fiers et satisfaits et on développe hyper bien le design dans notre écosystème et on est hyper contents de ça. Et ce que je peux dire, je trouve hyper intéressant par rapport à cette marque, c'est qu'elle a un pouvoir tellement fou, c'est vraiment ce qu'on appelle une love brand, il en a peu en fait, par exemple Nike, Apple, notamment. En fait, elle vient bousculer tout ce que tu as appris jusqu'à présent parce que Quand l'utilisateur a envie et désire cette marque, fait, il fait des choses qu'il ne pas ailleurs. Je vais pas être beaucoup plus long. Moi, j'apprends de choses. Là-bas, Ulcigar, à cet nouvel aspect, je ne l'avais jamais rencontré. C'est des clients qui comportent dichèrement. C'est une joie de travailler là-dessus. speaker-0: Parce que, en fait, que tu me dis, c'est que potentiellement, l'envie de se procurer un produit Chanel va en fait faire que toutes les frictions qui peuvent être là, elles vont être dépassées. que même pas, on y ajoute de la friction pour peut-être déclencher, peut-être parfois du design émotionnel. Quand je te dis ça, c'est... ça veut peut-être dire que je sais pas, peut-être qu'on va mettre une intro, des choses peut-être un petit peu plus dans l'émotion qui va peut-être durer un petit peu plus de temps que si on était dans la vente de chaussons. J'ai l'impression que dis des choses vraies. speaker-1: trop précis mais... non, entre la désirabilité que la marque suscite et ce qu'on observe des clients, il y a des choses assez étonnantes. On peut faire des choses que les autres ne font pas et c'est intéressant. speaker-0: Quand tu m'expliquais peut-être qu'avant il y avait le 5 clics jusqu'au 2 clics, peut-être qu'il n'y a pas une question de se dire 5 ou 2 clics, c'est comment on fait pour que ça se passe bien et qu'on leur donne une émotion. speaker-1: Ça, je peux pas répondre à ça. speaker-0: J'aurais essayé, j'aurais essayé. Ok, trop bien. Écoute, on arrive sur la fin, pense que sinon ça va être trop long, mais on va peut-être s'en faire un deuxième. Pourquoi pas. C'était super intéressant. Merci beaucoup. J'ai beaucoup apprécié le dernier passage de notre échange sur toute la partie. speaker-1: dans la neige. speaker-0: service design, c'est un métier que je... speaker-1: Ouais je pourrais être encore plus spécifique là dessus, j'ai fait des projets dingues. J'ai travaillé sur un campus pendant 3 ans, 2 campus, un à Lyon, un à Paris. J'ai fait des projets physiques sur la fin du singe qui sont dingues. speaker-0: Moi je suis comme Candide qui avance dans son histoire et je découvre plein plein de choses à chaque fois. trouve que le design de service pour moi c'est un des métiers les plus sous-estimés ou sous-représentés. speaker-1: Je trouve que le Product Management, Discovery Discipline, qui sont des vulgarisateurs, hyper intéressants, hyper importants, je pense en France, sont vraiment références, à contrario, ils ont un peu tué l'expansion du design, aux designers. Il a des écoles qui font des superbes boulots, pense à Strat, l'école de Nantes de design aussi, les gens que je vois qui sortent de là, et Strat, je les connais bien en plus. Brillant, mais tu vois, j'ai l'impression en France, le design se développe vachement dans les territoires, dans les politiques régionales, etc. Un peu moins dans les entreprises ces dernières années. C'est ce que j'observe. Je ne suis pas sûr d'avoir la vérité vraie, mais... speaker-0: et son solide oeil. C'est possible. speaker-1: J'ai connu une émulation autour de ce sujet et tu t'attends, c'est pas compliqué, tu regardes Google Trends, je sais plus qui avait fait ça, mais tu vois que l'UX a été remplacé progressivement par le Product Design ou Product Management dans les mots référents, mots clés tapés sur Google. je dis pas qu'on a besoin de la culture produit, etc. Par ailleurs, on appelait ça déjà comme ça il a 15 ans, mais... Du coup, y a une partie qui s'est un peu délitée là-dedans autour des aspects serviciels. Et bizarrement, je trouve que tu le retrouves dans les industries. Tout à l'heure tu parlais des ingénieurs, je pense qu'eux ils ont compris. Dans l'automobile, dans les grosses industries, etc. En fait, c'est des gens qui sont hyper en pointe sur les sujets de design systems, sur les sujets de recherche. C'est déplacé, c'est assez curieux. speaker-0: Tu te rends compte que l'importance, peut-être que l'importance d'ingénierie n'est peut-être plus si importante qu'avant. Quand tu faisais une voiture Renault, les gens qui étaient sur le moteur c'était la crème parce qu'ils ont fait l'évolution du moteur jusqu'à peut-être aller au max. Maintenant c'est l'électrique. final, va peut-être y avoir de vraiment de complexité mécanique. ... speaker-1: Ils ont compris que l'expérience... Je regarde... C'est fou, mais je trouve que Renault, c'est une marque... Ils ont piqué le designer de Peugeot, mais dans l'absolu, ils ont fait un truc extraordinaire. Encore une fois, ont piqué ce que Peugeot faisait, mais pour parler des marques françaises, sur l'expérience cockpit, l'expérience à bord, où ils ont appliqué les méthodes de design sur l'ensemble de l'intérieur. Et maintenant... de la voiture et maintenant ça va vers l'extérieur. C'est-à-dire que les dernières Renault, la séquence d'allumage de la voiture avec les phares, elle est travaillée, elle est scénarisée. tu vois, il y a vraiment dans les industries un peu lourdes comme ça, un attrait vers le design. Et c'est vrai que tu as raison. Souvent, je disais les ingénieurs viennent de Vénus et les designers de Mars et la culture ingénieure en France, je qu'elle se... j'ai l'impression qu'elle se souvre beaucoup plus au design que des industries qui étaient de... de nature ou d'ouvertes ou à la fin. speaker-0: Je pense que normal aussi. Voilà, c'est peut-être pas si... speaker-1: Non mais c'est un avantage concurrentiel encore une fois, ça devient clair. speaker-0: Et bien écoute, Alban, pour terminer ce podcast, je te propose, j'aime bien poser trois questions. La première, c'est est-ce que tu as une source d'information, un livre peut-être, un site internet que tu aimes bien regarder pour faire ta veille, pour rester up to date et puis continuer de progresser. speaker-1: Moi j'ai tout un tas de... réactions sur mon ordinateur, sur la veille. Pour moi je crois que c'est... Je sais pas l'estimer, sais pas si c'est 30 à 40 % de... J'utilise beaucoup Mindin pour faire de la veille et après j'ai mes rituels. Je vais régulièrement regarder ce que Mobin que j'aime beaucoup, Seed Inspire, Land the Book qui fait toutes les collections de sites web. J'aime bien regarder ce qui se fait de manière générale. On parle aussi de découvrir des business parfois ou des objets ou ce genre de choses. Donc c'est marrant de faire de la veille. speaker-0: Et en termes speaker-1: Tout à fait. ça en bouquin. C'est le moment où on parle, le reveal du bouquin. Mais vieux bouquin, j'ai regardé, on peut encore le trouver sur Amazon. Il s'appelle Experience Design, Framework for Integrative Brand Experience and Value. Ça a été écrit par les fondateurs de Method, qui une agence américaine. Et dedans, a comment tu fais pour que Business et Design aient les mêmes amours. Tout est dedans. Le schéma, c'est un bouquin référence, il m'a marqué ce bouquin. Il est vraiment top. Il intègre aussi cette notion de marque qui ne pas ouvrir. C'est pour ça que je mets les profils d'agence, généralement sont beaucoup plus sensibles à ça. Que les profils trop haut, trop startup, trop haut produit, la marque c'est important aussi. speaker-0: Ouais. Tu sais que j'ai enregistré un podcast avec un des responsables de Coto ? Ouais ! speaker-1: ⁓ oui, je pense que je l'avais écouté. speaker-0: Non, non, il n'est pas encore sorti. Je l'ai enregistré. Donc, il m'a fait un cours magistral sur le branding et la puissance du branding dans la stratégie de l'entreprise. fait, c'est... En tout cas, ça questionne toute l'entreprise. Et après l'avoir questionné, ça met en lumière, en musique, la pertinence de l'entreprise auprès de ses clients. speaker-1: A speaker-0: le branding et en fait c'est magnifique. c'est tellement tu des... enfin moi j'ai été parfois dans des entreprises où c'est le stagiaire, sais, c'est l'alternant qui va te faire tes logos et ta vision design que c'en est frustrant quoi. C'en est frustrant. speaker-1: C'est hyper important ce que tu dis, je suis obligé de jumper dans ce truc là. Faut pas me lancer. Tu vois pendant longtemps, tout ce qui était brand, c'était plutôt en agence de pub, de marque qu'on faisait. il y a eu un peu toutes les agences de packaging, de branding de l'époque, elles ont mal géré le tournant digital. Vraiment hyper mal géré. speaker-0: On va continuer le podcast encore. T'as connu speaker-1: 2010, des boîtes qui sont là, à partir de 2010, c'est plutôt la Web Agency ou les agences de pub comme Marcel en parlait tout à l'heure qui vraiment prennent le pas et en fait elles sont en train de revire ces boîtes-là. Et Coto, je pense à Coto, à Base Design qui est une super boîte aussi avec une occasion de travailler. en fait eux, ont pigé un truc, c'est qu'ils arrivent à intégrer les méthodes de design et donc du coup faire leur boulot sur la brand. sourcés sur les méthodes du design thinking. Ce n'est pas juste que je réfléchis dans ma tour d'Ivoire. Je pense qu'ils ont fait un peu amende honorable et qu'ils sont revenus un peu de l'époque où ils savaient tout et qu'en fait ils exprimaient une vision qu'ils avaient réfléchie tout seul. Maintenant, ils utilisent les méthodes du design thinking pour documenter, sourcer, comprendre l'entreprise. Ça va assez loin. Et ils utilisent ça pour créer une nouvelle fondation de marque, créer une nouvelle... plateforme de marque, qui peut du coup découler vers le langage et le design système. Et en fait, c'est une autre façon de prendre le sujet et Coto a hyper bien compris. speaker-0: Et en fait quand tu alignes tout le monde sur la vision de l'entreprise ils arrivent après à scalaient à échelle internationale en fait. speaker-1: et à l'intérieur de l'organisation de l'entreprise. là où moi je trouve que c'est intéressant et c'est là où design a vraiment joué. C'est qu'en fait, faut repartir de ses utilisateurs et de sa marque. Tu vois, je parlais de ce bouquin là. C'est ça l'expérience design. C'est comment tu arrives à orchestrer ta marque pour que ton image, ta brand DNA, elle soit en résonance avec les besoins de tes utilisateurs. Et comment derrière, du coup, tu alignes toute l'entreprise. speaker-0: Ouais ça questionne. speaker-1: pour qu'elle arrive à atteindre cet objectif-là. Si tu fais ça, as quasiment tous les ingrédients pour réussir ta recette. tu vois, alors on en a brièvement parlé, vois, Decathlon gère hyper bien ça. C'est une marque extraordinaire à observer. speaker-0: Et puis au Decathlon aujourd'hui, des agences, des ESN, etc., c'est l'un des comptes les plus matures, organisées. speaker-1: et euh... avec du design dans chaque strat de... speaker-0: En France, franchement aujourd'hui, tu me demandes, c'est qui les entreprises de cette taille avec des organisations de design ? Pourtant je travaille pas avec... speaker-1: ça me... ça me piger ça. Tout complément, me... Il a bien piger, ouais, le design. speaker-0: Je sais pas si tout le groupe, je ne les connais pas assez mais je sais que aujourd'hui même pour un consultant, un freelance, aller travailler chez Descatelons, c'est un vrai kiff. Bon bref. Allez, on essaie de terminer ce podcast. speaker-1: j'ai un deuxième bouquin et je vais pas faire plus long c'est This is Service Design Thinking qui est une boîte à outils en fait il ressemble un peu au bouquin de Karine Lallement la méthodologie UX dedans t'as tout le B.A.B.A. Persona, user journey, story mapping, tout ces livrables là, toutes ces techniques de recherche superbibles aussi à FOIT souvent speaker-0: En tout cas, je trouve dans ce podcast ce qui m'a marqué et ce que j'aime beaucoup, c'est voir un peu ton shift vers le visuel, vers le plus en plus de services, la vision design de services, enfin la vision stratégique, etc. On sent vraiment ce shift là qui arrive tout en gardant aussi la qualité de production toujours au cœur du... au cœur de ta vision, mais je trouve que c'est un shift qui important et qui est hyper intéressant. Et j'imagine que ces livres-là t'ont aidé. speaker-1: Ouais, ils m'ont aidé, et puis la pratique aussi. Putain, vraiment, tu vois, j'étais fan de Hideo, Work and Co, que j'aime beaucoup aujourd'hui, c'est des boîtes que j'observe, parce qu'elles ont compris ça, elles ont compris. speaker-0: Et enfin, les deux questions les plus complexes de ce podcast. Est-ce tu as un film et un album de musique à nous recommander ? speaker-1: J'aurais... J'arrive pas à parler d'un autre film, c'est mon film préféré. moi, Forest Gump, c'est un film que j'adore. Quelqu'un a déjà dû le dire. J'arrive pas à dire un autre film. J'adore ce film. J'aurais pu parler de Hearth, qui est hyper intéressant. Bienvenue à Gattaca. J'ai choisi Forest Gump. speaker-0: ... Ok, très clair, très clair. Et un album de musique ? Et puis pareil, il faut voir si il a la vidéo sur YouTube aussi, c'est un classique. speaker-1: On peut beaucoup parler de c'est du branding, on tout compter. speaker-0: Et à Dernièrement, y a eu PNL dans le monde du rap, etc. était aussi un peu comme ça, pas faire de communication, avoir des communications ultra ciblées. Il y quand même que très peu d'élus qui arrivent à le faire. Par rapport à notre discussion de... Il a peu d'élus pour... speaker-1: Oui, bien sûr. C'est ambitieux comme stratégie marketing. suis d'accord. je ne pas si tu as vu, ils ont lancé un clip qui vient de nulle part, 15 ans après. Bref. speaker-0: ⁓ non, ok, je vais aller checker ça. Très bien. Merci beaucoup Alban, c'était un vrai plaisir. Je te souhaite le meilleur pour la suite. C'était cool d'avoir cette discussion longue, mais qui était ultra intéressante. On aurait pu continuer encore plus longtemps. Merci à toi et on continue de se suivre sur les réseaux. Je te dis à très bientôt. À bientôt. speaker-1: ... Au plaisir, salut Paul. speaker-0: Merci d'avoir écouté le podcast Head of Design. L'expérience à vos côtés est incroyable et je vous en remercie chaleureusement. Si tu veux aller plus loin, je te laisse m'ajouter sur LinkedIn. Je serai ravi de pouvoir débriefer avec toi des épisodes. Allez, le club ferme ses portes. J'espère que vous avez apprécié le moment et on se revoit très très vite.