speaker-0: Bonjour, suis Paul Menand, co-fondateur de Design Club, un collectif international 100 % design et research. Grâce à la force du nombre, on accélère les projets de nos clients et la carrière de nos membres. Je t'encourage à nous découvrir sur notre site designclub.global. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'animer le podcast Head of Design, un podcast qui met en lumière ces personnalités inspirantes qui définissent les tendances du design. Vous découvrirez leur parcours, savoir faire, et les convictions qui les animent tout en partageant leurs bonnes pratiques et recommandations. Enfin, si tu apprécies notre démarche et ce podcast, tu peux nous supporter en donnant ton avis 5 étoiles et t'abonner à l'émission pour suivre nos prochains épisodes sur ta plateforme d'écoute préférée. L'expérience podcast est incroyable et vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre et je vous en remercie. Allez, c'est parti ! Vous avez laissé votre manteau vestiaire ? Bienvenue dans le club ! Aujourd'hui, nous recevons Julien Rava, Product Manager chez Brigade et le nouvel invité de ce podcast. Je te remercie chaleureusement d'avoir répondu positivement à mon invitation. Julien, bonjour. speaker-1: Bonjour Paul et merci pour l'invitation, c'est très cool que vous pourrez échanger aujourd'hui. speaker-0: Écoute, plaisir partagé. Je suis ravi qu'on puisse prendre ce temps ensemble parce qu'on va traiter de pas mal de sujets qui sont dans le cœur des différentes news et de ce qu'on peut suivre sur les réseaux à propos du design. On va parler bien sûr de ton parcours pour comprendre qui tu es, mais aussi ton évolution de designer vers le product management. On va aussi parler du marché du design et comment ça s'est passé aussi pour Brigade et l'organisation d'une équipe design quand ça grandit, quand ça grossit beaucoup et quand il a une baisse sur cet aspect. Et puis ensuite aussi, on va parler du pivot de ce que fait Brigade aujourd'hui et justement comment vous avez traité ça vous dans le design. Donc plein de sujets ultra intéressants qu'on va pouvoir ensemble traiter. Ça te va ? speaker-1: C'est très cool. speaker-0: Allez, super. J'aime bien démarrer le podcast par ma fameuse question. ne sais pas si maintenant elle est fameuse ou pas, mais en tout cas, ma question que j'aime bien poser, c'est toi, à quel moment tu découvres le design dans ta vie et que tu te dis, tiens, c'est peut-être le métier, une partie de ma vie en tout cas, qui va démarrer avec ça. speaker-1: C'est dur de tracer un vrai moment où ça devient une évidence. pense que j'ai pas mal de moments dans ma jeunesse peut-être où j'ai beaucoup aimé travailler sur humanité et les choses, concevoir des petits objets, des petites choses. Je pense que comme beaucoup de designers, j'étais extrêmement fan de Lego, donc je construisais énormément de choses dans ma chambre. Donc ça a été la partie perso. speaker-0: C'est drôle parce que tu n'es pas le premier à m'en parler des Lego. Et c'est drôle aussi parce qu'en fonction des gens, l'arrivée du design arrive. Enfin, on arrive à des moments très différents et la façon dont on imagine le design et toi tu le mets tout de suite dans la forme, partie Lego, la construction. a beaucoup de gens qui vont faire plutôt ça dans l'adolescence, avec l'arrivée du web et des jeux vidéo et parfois aussi le côté artistique. Et c'est intéressant de comprendre aussi le mindset que tu poses autour du design et on commence un peu à le comprendre. C'est un peu l'objectif aussi du podcast. Ok, donc les Lego, très bien. speaker-1: Oui, les Lego. C'est peut-être mon côté un peu vieux brisquard maintenant, parce que j'ai grandi dans les années 90, les années 90 internet, ce chose-là, ça n'existait pas, du coup, c'est pas aussi accessible que maintenant. Donc la percussion passait beaucoup par là. Donc oui, c'est les Lego qui me font pas mal amener à ça. Et après, dans le milieu pro, j'ai eu un parcours assez... J'ai eu pas mal de formations plutôt tech, on va dire, plutôt débloqueurs, tout au début. Et ensuite, hasard a fait les choses que j'ai rejoint une agence web du groupe publiciste à l'époque, mon premier job, mon vrai job qui n'était pas un stage. Et au sein de cette agence, coup, à l'origine, j'étais vraiment chef de projet technique. Et fait, fil en aiguille, j'ai plutôt pris des projets, ce qu'on appelait à l'époque, fonctionnels, vraiment une distinction entre les deux. Et dans la bric fonctionnelle, vraiment la partie sur laquelle je sentais que c'était là que je m'éclatais, c'était imaginer... comment on allait organiser à l'époque, on appelait ça l'architecture de l'information, voilà comment on allait organiser les pages, comment on allait organiser toute l'arbre récent des sites Internet. À l'époque, on ne parlait pas du X, ça n'existait pas comme mot. On est en 2008, un truc comme ça. À l'époque, c'était des concepts qui commençaient à émerger aux États-Unis, mais en France, on n'en parlait jamais. C'est un peu comme ça que j'y suis venu, un peu naturellement, et au fur et mesure, je me suis spécialisé. fait, quand finalement c'est arrivé en France, dans les années 2010, L'idéal était de commencer à noter des expertises sur ces sujets-là, commencer à travailler la user research, les personnels. Au début, c'était beaucoup les tests utilisateurs. Et c'est comme ça, peu de fil en aiguille, que je suis arrivé sur le design d'expérience, qui était peut-être plus l'apanage des gens plus artistiques à l'époque, là où moi j'avais un background plus technique. Du coup, j'ai évolué comme ça. speaker-0: D'accord, trop bien. en plus, je vois que tu fait aussi l'école éthique, qui est une école qui est hyper intéressante où moi j'ai beaucoup d'excellents retours et j'ai rencontré pas mal de designers sortant de cette école là où il a un vrai aspect. Alors peut-être que ça a évolué entre le moment où tu y étais aujourd'hui, aujourd'hui, en tout cas dans les formations, il y a une formation très transversale entre le design, le produit et la tech. Et on demande à tous et à toutes de faire d'avoir un niveau assez assez homogène sur toute cette partie là donc ça fait des profils qui sont hyper intéressants et donc j'imagine que ça l'était un petit peu déjà cette époque là éthique de même speaker-1: ça l'était déjà, on promovait la plurie compétence comme on appelait ça. c'était vraiment, oui, tu avais l'effet des trois socles, c'était vraiment la gestion. Plus la gestion de projet, par exemple, l'époque. En plus, on ne parlait pas encore de produit. Gestion de projet, tech et design, en effet. Même si la partie design était plus light, en tout cas la partie conception. Par contre, la partie tech front-end, des back-end, c'était pas mal de caler là-dessus. Donc ça a fait un... Finalement un profil assez intéressant, moi ça sort en effet comme qui est profil intéressant, c'est quand tu sors de ça, bah t'as une petite vue des différentes choses et tu peux te spécialiser ensuite sur ce que tu vas vraiment faire. speaker-0: Une ponctuation pour t'informer que Design Club peut t'accompagner dans le recrutement de ton équipe design ou research. Nous saurons te trouver la perle rare en freelance ou en CDI. Enfin, si tu galères à mettre en place une recherche utilisateur multi pays, sache que grâce à nos user researchers locaux qualifiés et un peu partout dans le monde, on saura le faire en quelques jours. Tu peux en savoir plus sur notre site designclub.global. Merci de ton attention et bonne écoute. Bien sûr. Et donc là tu fais une partie en agence ? Et ensuite, la notion du X et de product design rentre dans tes expériences. À quel moment tu rentres aussi dans ce mode, enfin dans ce mode, c'est pas un mode, mais aussi, mais dans ce modèle de manager et de head of design, head of product design, etc. speaker-1: Ça a été un peu plus long comme parcours. D'abord, quand j'étais en agence, j'enchaînais en effet les projets pour différents clients. Et en fait, j'ai eu la chance à moment d'avoir un client au long terme, plusieurs mois, ou même plusieurs années de fin finale. Et c'était le moment où vraiment j'ai fait le switch de, c'est bien de répondre à un cahier des charges et de bosser un projet, mais en fait, quand on peut itérer et faire évoluer les choses dans le temps et prendre des feedbacks, etc., c'est là que ça a devenu encore meilleur. C'est comme ça que j'ai peu fait le switch de l'agence vers l'éditeur. D'abord ce petit projet interne à l'agence. Et ensuite j'ai rejoint plusieurs start-ups les uns après les autres via Deo, le concurrent leading à l'époque en France. speaker-0: Oui j'ai vu ça, Interaction Designer c'est intéressant. Déjà à cette époque là de parler d'Interaction Designer c'était intéressant. bon après malheureusement ils ont perdu la course avec LinkedIn mais c'était un très beau produit. speaker-1: C'était un très beau produit et avec une organisation de très en avance sur son temps, comparé à ce qu'on voyait dans d'autres entreprises de la tech. effet, le terme d'interaction designer à l'époque, c'était très rare d'avoir des postes de ce type-là. C'est une expérience qui m'a beaucoup appris, beaucoup monté, mais je spécialisé sur cette partie interaction design et conception de produit. Ensuite, j'ai rejoint différentes petites startups. C'était une blague perçue que je me faisais, c'est que je me mettais des startups de plus en plus petites. Quand je suis arrivé après à une startup de peut-être 100 personnes, 120 personnes, après je suis arrivé à une startup de 30, 40 personnes, après je suis arrivé à une startup de 7 personnes, et du coup je faisais comme ça de plus en plus petit. C'est assez intéressant parce que là que j'ai vraiment tout prendre un peu plus de conscience du rôle produit, et du rôle de la priorisation, de travailler en itération, de faire de l'expérimentation. fait, moins t'as de moyens, plus tu dois être focus, choisir tes batailles et ne pas pouvoir tout faire, et des fois faire des compromis. Et ça, ça m'a vaut... speaker-0: Et parfois ça te met pas mal de créativité aussi qui peuvent apporter du possif. je le vois avec Design Club, dernière fois pour les UXD à la Flupa, on a eu un gros problème sur le stand et on avait plus rien à me présenter. bref, on a acheté des ballons, on a acheté des trucs et tout. Et au final, on a été élu dans les plus beaux stands de la Flupa. speaker-1: Avec peu de moyens, on rien fait à des choses. J'ai eu une anecdote un peu similaire sur un stand aussi qu'on avait monté. Nous, les startups, on avait qu'à travailler dans la Hellsteak. On faisait des salons avec trois petits bouts de ficelles, mais ça marchait super bien. C'était top, l'expérience était géniale parce que le produit de base était très bien dans ce speaker-0: D'accord, tu fais de la Hellstack, c'est Bipassion, c'est ça ? Ensuite, je vois FFYKN, je sais pas si je le dis bien, mais... Fyn, ok, je le dis pas alors. Ok, Fyn. Dans la connexion entre professionnels, c'est ça ? Entre des fonds professionnels ? speaker-1: Ouais du patient exactement ouais. Chine, on a tout ça. des fonds d'investissement, des fonds privés et des fonds d'investissement. Et ça, c'est une expérience aussi hyper riche pour moi parce que c'est le coquille-boite que j'ai jamais fait, on était 7. Et à 7, on travaillait avec une agence qui s'appelle Sipios, qui est partie du groupe M33, comme Teodo, genre de truc, Bam, par exemple. Et là, j'ai énormément appris plutôt sur la méthode et c'est des gens qui appliquent ce qu'on appelle le Lean. ⁓ du Toyota Production Systems avec des acronymes qu'on peut rencontrer maintenant dans certaines part-up Kaizen, Gamba, Camboran etc. ⁓ speaker-0: Je me permets de te couper, Lynn, c'est le fameux... Moi, connais Lynn UX, c'est le Think, Make, Check, c'est ça ? C'est des itérations très courtes. Entre un moment où on va penser le produit, on va le faire et on va le tester. Et à chaque fois, il a une itération qui fait que de façon incrémentale, le produit s'affine et évolue. speaker-1: ... Oui, c'est ça. Ça prend des principes de Linux, mais ça va plus loin, ça s'applique à l'ensemble de l'entreprise. Donc tu l'appliques sur les process marketing, c'est une vision idéale. Dans les faits, ça s'applique pas toujours aussi bien, mais tu essaies de l'appliquer à toutes les dimensions de l'entreprise. Et l'idée centrale de ça, c'est en effet le côté itératif et surtout le côté de ne pas produire de déchets, de faire les choses just in time, donc de faire un maximum de choses parce qu'on en a réellement besoin. Du coup, sur ta priorisation, tu vas vraiment avoir un autre regard. Tu vas pas avoir un regard de... Je veux à tout prix atteindre cet objectif et dans toute son horizontalité, va dire, qui va être très précis en se disant première étape, il faut que je fasse ça, je valide cette étape-là, puis je passe à la suivante, etc. Et par petits pas et petits pas, pour éviter d'accumuler un stock d'idées ou de fonctionnalités que tu vas jamais faire. speaker-0: D'accord, ok. ⁓ hyper intéressant donc. Ouais, c'est... C'est vrai que le monde... Je vais dire, je sais pas, chez Be Passion qui avait aussi ce côté là, qui était déjà aussi très produit orienté, etc. speaker-1: Non un peu moins chez Deep Ocean, c'est vraiment plus film qui a poussé. speaker-0: OK, trop bien. Une de mes questions et peut-être qu'on va revenir un tout petit peu dans le passé à ce moment là, c'est toi, quel moment, si l'UX, le Product Design, est-ce que tu te formes à ça au fur et à mesure de ton évolution, parce que chez Ethic, c'est peut-être pas, c'est sûrement là que tu as appris à faire de la recherche utilisateur, à animer des ateliers, etc. Tu te formes, j'imagine, au fur et à mesure de ta carrière, mais est-ce que tu as fait des formations spécifiques ou tu surtout lu des livres, regardé des vidéos, peu de l'auto formation speaker-1: Ça a beaucoup été de l'auto-formation, de learning by doing aussi. À l'époque, chez Publisys, on était au tout début. Il n'y avait vraiment personne pour me coacher, à part quelques références, quelques confs que j'ai pu faire. À l'époque, il y avait UX Paris, ce genre de choses, où j'ai pu assister et commencer à me former. Beaucoup venaient de la lecture de pages sur Internet, de bouquins, sur lesquels j'ai pas mal planché. bouquin d'user research. Érika Hall ou Bob Alphurst de Luke Wrobeski. Je me suis pas mal formé là-dessus en faisant comme ça et après en faisant, en essayant d'organiser. L'avantage que j'avais chez Publicis, c'était était une agence au sein d'un grand groupe. Il y avait déjà des pratiques qui se faisaient en termes de focus group, termes de ce genre de choses. J'ai pu quand même participer, j'ai pu être au contact de ce genre de choses. Et après, a été mon expérience chez Viadeo où je travaillais avec une équipe top. en termes de UX, on a beaucoup travaillé à faire des user tests, de plus en plus à faire du focus. speaker-0: Oui, et puis j'imagine qu'en effet, j'imagine à l'époque, c'était un peu la start-up du moment, c'était un peu la scale-up du moment, ils recrutaient un peu. Alors voilà, peut-être les meilleurs sur la place, etc. Donc, ça assure qu'autour de toi, tu as des gens, formez chacun. OK, trop bien. ensuite, vois Y-Gral aussi, c'est une start-up que je connais. c'est c'est un ajout de ça ton, c'est une extension de ton... de ton navigateur et sa tête. Je sais plus à quoi, mais... speaker-1: ça t'aide à faire du cashback où tu vas récupérer une partie du montant que tu as dépensé dans une cagliotte que tu vas pouvoir ensuite récupérer. speaker-0: Et là, c'est encore plus petit que Finn, c'est ça à l'époque ? Alors non. C'est celle des plus transmes. speaker-1: C'était vraiment le changement d'échelle. la aventure de est hyper intéressante. à un moment, on était incubé au sein de la BNP. Au bout d'un moment, la BNP a revendu l'entreprise. Et moi, du coup, j'ai quitté l'entreprise à ce moment-là. Et là, c'était un moment dans ma carrière où j'avais fait des expériences de management avant, notamment chez Big Pushunt où j'avais chapeauté l'équipe product et design déjà à l'époque. speaker-0: Oui, c'était combien de personnes ? speaker-1: On était speaker-0: Déjà bien pour l'époque et pour le type d'entreprise, n'était pas si... speaker-1: C'était une très bonne expérience sur ça. J'avais envie de revenir à ça, de recreuser un peu le sillon du product design, du management, notamment à une époque où Philma venait d'arriver, Philma cassait tous les process. C'était un monde de possibles. Les design systems commençaient à se créer. C'était vraiment un changement de façon de travailler le product design. Je voulais arriver aussi avec cette expérience plutôt de ligne que j'ai vu chez Philm. et essayer de l'apporter peut-être dans une grande entreprise. À l'époque, Ygral était en train de se faire racheter par un groupe allemand, Global Saving Group. C'était aussi un contexte beaucoup plus politique, mais on va dire de fusion entre les entités. Donc c'était assez intéressant. Et du coup, j'avais envie vraiment de revenir à ce sillon-là et de repasser plus en management. J'ai fait un chez Ygral pendant deux ans. speaker-0: Et donc, ouais, là, tu récupères une équipe déjà présente où tu dois créer l'équipe. speaker-1: Non, je n'ai plus perdu une équipe déjà présente. Alors c'est une équipe qui déjà présente, mais en fait c'est déjà présente, issu des différentes entreprises que j'ai déjà rachetées. Donc on a fusionné notamment deux équipes Product Design. Et ça a été un truc assez intéressant parce que j'avais une perspective multiculturelle, c'est-à-dire que je travaillais avec des Allemands, des Russes, des Anglais, des Français, et le tout dans un contexte post-COVID où tout le monde a un peu à distan pour façon de gérer différemment. C'était hyper intéressant sur la différence culturelle et tout, c'était hyper... speaker-0: Oui, parce qu'en effet, les Allemands, les Russes, c'est impressionnant. Très bien. Et donc tu fais ça et puis ensuite tu arrives chez Brigade. Raconte-nous un petit peu. Brigade, va faire un peu le focus sur cette expérience-là qui est en cours. Et après, va faire aussi le focus un peu sur ton évolution vers le produit. Et raconte-nous un petit peu ce que c'est Brigade. et peut-être l'environnement dans lequel tu arrives au moment où tu arrives. speaker-1: Brigade, j'ai rejoint Brigade du tout début 2023 dans un contexte où on s'apprête, c'est déjà signé, mais on va lever 33 millions d'euros pour développer la boîte et pour passer d'institut de boîte plutôt startup à vraiment un statut de scale up et donc déployer Brigade partout. À l'époque, moi j'ai rejoint pour... speaker-0: Des gros investissements et ça veut dire aussi des attentes assez importantes mais aussi en même temps c'est ce qui est beau. Donc là tu arrives pour créer une équipe déjà présente où elle est déjà là et l'emmener beaucoup plus loin. C'est ça ? speaker-1: Il y a une équipe déjà présente, y a deux product designers qui sont là déjà dans l'équipe Produit, qui n'ont pas de manager à l'époque. Et l'idée c'est d'emmener vers une équipe d'environ 17 personnes. speaker-0: D'accord. speaker-1: Donc le plan est là de développer quoi. speaker-0: Juste tu peux nous rappeler ce que fait Brigade, speaker-1: Oui, sûr. Brigade fait la mise en relation entre professionnels et établissements pour des besoins de remplacement ponctuels. C'est un restaurateur qui a un besoin pour... J'ai besoin de personne pour... Il fait beau, il va y du monde en terrasse, je vais prendre un serveur et coup, je vais pouvoir aller solliciter la communauté de professionnels et avoir quelqu'un qui va pouvoir faire ce shift-là. Brigade s'était développée à l'origine dans la restauration. crise Covid, Brigade a pivoté un petit peu pour aller aussi travailler dans la santé. On avait aussi qu'une branche au sein des établissements de santé, plutôt des EHPAD, il aussi des hôpitaux, des services de soins à domicile. Et là, c'était pareil, du coup, sur des métiers du soin, donc auxiliaire de vie, infirmière, infirmière, on proposait aussi une mise en relation entre les professionnels et les établissements. speaker-0: Ok, trop bien, super intéressant. donc avec cette levée de fond, y avait, j'imagine, l'objectif peut-être d'ouvrir d'autres transversales métiers. Il y avait l'objectif d'avoir peut-être un produit encore plus fort et de nouvelles features qui allaient rendre encore un peu plus indispensable, j'imagine. speaker-1: Oui, c'est ça Brigade. L'enjeu c'était vraiment de se développer déjà dans nos métiers, nos secteurs actuels et aussi l'enjeu de développer en effet, comme tu l'as dit, peut-être un international d'aller éventuellement envisager d'autres verticales et de bien évidemment travailler le produit pour qu'il soit déployable hyper simplement, hyper facilement et qu'il y ait une logique de self-serve sur le produit. speaker-0: Ok, et donc là t'arrives, l'équipe tu m'as dit ils sont deux, ils sont un petit peu perdus parce qu'ils n'ont peut-être pas de manager. Est-ce que en termes de maturité design, tu t'y retrouves souvent ? Moi dans les interviews que j'ai, parfois on arrive avec une équipe, au final en termes de design on est plutôt sur des profils Ui ou anciens graphistes, etc. et en fait sur toute la partie Discovery et UX. la maturité n'est peut-être pas là et puis globalement l'entreprise n'est pas. Est-ce que toi tu t'es rentré un peu déjà dans cette modalité là où en tant que nouvelle startup qui grossit vers scale up, au final la pensée design était quand même déjà un peu présente ? speaker-1: La pensée design était déjà présente. J'ai eu la chance d'avoir un ancien Head of Product Design là-bas, s'appelle Mathieu. Mathieu Runeau, qui était top et qui avait posé vraiment des bases très saines sur la partie design. J'arrive quand même sur une entreprise avec lui Veepea Brand. J'arrive sur une entreprise qui a à la fois un ancien Product Designer à la Brand, quelqu'un qui connaît les enjeux de produit, et un socle de Product Design relativement sain, on va dire, pour démarrer. Un design système relativement proche. speaker-0: D'accord. ... speaker-1: à développer mais qui reste sain sur les bases et une équipe de deux product designers qui sont très bien dans leur rôle très compétent. speaker-0: Et donc là, tu me disais développer l'équipe jusqu'à une quinzaine de personnes ? Dixaines pardon ? vous grossissez ? Quels sont les types de profils que vous allez chercher ? Parce que ça c'est intéressant, il y peut-être des gens qui le vivent là aujourd'hui, de se dire on est deux et comment je monte à 10 et peut-être que tu as vu des peu des paliers. Est-ce que tu peux nous faire ton retour d'expérience par rapport à cette évolution ? speaker-1: Dans les FA, on n'est pas monté à 10, ça pourrait revenir plus tard, mais du coup, à l'origine, le plan, c'est effet de développer une équipe pluridisciplinaire sur le product design, avec des profils très orientés du product design, va dire orientés sur le produit et les fonctionnalités, des profils plutôt design ops, pour justement travailler la partie design système et l'industrialisation entre guillemets des process de product design, et ensuite des profils plutôt UX writer et user researcher. L'idée étant d'avoir des gens spécialisés sur la partie discovery en amour, en user research, pour structurer ça. Et la partie UX writing, très importante, et ça a toujours été un truc sur moi, pense toujours que l'UX writing est une compétence. speaker-0: Enfin, ça me fait plaisir d'entendre Saint-Duc. speaker-1: parce que 80 % du message passe par l'écrit. Si on arrive à bien se faire comprendre, a une interface, c'est écrit, c'est majeur. Chez Brigade, pour moi, l'enjeu était encore plus important parce que une partie des gens, des utilisateurs, pas forcément des natifs francophones. Du coup, a un enjeu de passer les messages clairement sur des sujets qui sont parfois... Quand on est autant entrepreneur, c'est le cas des professionnels sur Brigade, Il faut déclarer des choses à l'administration, à l'URSAF. Et ce genre d'administration est toujours hyper user-friendly. speaker-0: comment on accompagne, comment on Et c'est des moments stressants. Et en effet, bien connaître ces utilisateurs, c'est aussi sur cet aspect là, tout à fait, je n'avais pas du tout pris ça en compte. speaker-1: ... Pour moi, c'est un point assez important de structurer aussi un rôle du X-Writing au sein de l'équipe Pro2Design. On a eu une X-Writer qui nous a accompagnés pendant un an sous ces sujets et qui apporté beaucoup à l'équipe Marianne, qui nous écoute. Encore un grand merci. speaker-0: pense à toi. speaker-1: Mais oui, ça a été hyper intéressant. Et donc on part sur ça, de structurer l'équipe de cette manière-là. On commence nos premiers recrutements assez rapidement. L'idée étant de prendre des profits peut-être plus seniors au début pour aider les personnes qui étaient là, étaient du profit des Product Designers, d'essayer de faire monter un peu plus haut. Donc rapidement, prend du coup un lead Product Designer, Amann, qui apporte aussi toute la partie plutôt partage de compétences, learning sessions. speaker-0: Cool. Beaucoup. speaker-1: et essayer de mettre en place ce genre de choses. Et après d'autres product designers pour travailler sur les fonctionnalités et les évolutions. speaker-0: Ok, et là toi tu vas dans ton choix, tu te dis je cherche des profils vraiment généralistes sur l'ensemble de la méthodologie du design thinking ou est-ce que tu vas apprendre plutôt des profils très UX, des profils très UI ou ça c'est peut-être, moi de mon point de vue, suis un peu sans pression de mon point de vue, c'est peut-être un tout petit peu old school cette vision là. Après tu me diras peut-être que c'est celle que tu as vu en place mais je pense pas. Juste dans ma question. Une dernière ponctuation pour t'informer que toi aussi, en tant que designer ou researcher, tu peux devenir membre du Design Club pour accélérer ta carrière et avoir accès à des opportunités uniques. Tu peux en savoir plus sur notre site designclub.global et via les liens en description de l'épisode. Merci de ton attention et bonne écoute. speaker-1: Non, je vais essayer d'avoir des profils relativement généralistes avec des impétences pour certaines parties. a un profil... Voilà, Aman qui lui rejoint un profil Lead pour les designers, peut-être plutôt centré sur la partie business et la partie user research. va avoir après une autre personne qui va nous rejoindre. Elle sera plus centrée... Elle beaucoup les aspects design ops et process, donc elle va pouvoir aborder ces bric-là tout en travaillant sur la partie product design. Et ensuite... Au fil en aiguille, c'est de recruter des profils plus entrepreneurs qui vont être plus dans l'expérimentation, etc. Et on va travailler de cette manière-là, c'est de structurer une équipe. Je crois beaucoup au fait de balancer les compétences sur une équipe. Donc pas forcément avoir toujours les mêmes profils et de répliquer les mêmes profils, mais d'avoir des gens qui ont peut-être des affinités sur certains aspects qui peuvent apporter à l'équipe et aux autres personnes ce genre de choses, ce genre d'attitude, ce genre de mindset. speaker-0: D'accord, mais oui, mais en effet, des gens qui ont quand même l'envie et les compétences pour se projeter aussi sur d'autres aspects comme un profil qui a peut-être plus de facilité en UI, mais qui va quand même faire de la recherche et vice versa. Et pour le coup, tu vas faire appel à uniquement des profils en CDI. Est-ce que tu fais aussi appel à des freelances ? Comment tu montes un peu cette équipe-là pour... En plus, êtes une entreprise qui fait appel à... C'est votre métier aussi de parfois faire un appel comme ça à des friandises. speaker-1: On va faire un peu un mix des deux en fait. va voir en fonction de l'urgence, quel point on a besoin de renforts et de quelqu'un. Par exemple, sur le profil de X-Writer, on a commencé à recruter. Ça a été un peu compliqué parce qu'on était... Voilà, ça fallait structurer quand l'approche de l'X-Writing. Et du coup, ce n'est pas forcément un profil facile à trouver. Donc, on va rapidement pivoter sur en fait, on va prendre quelqu'un en freelance parce que ce n'est pas le meilleur héros à ce stade-là. On l'a fait un peu comme ça, après on a recruté beaucoup en CDI sur du Product Design, a fait travailler avec des Freelances. Là encore une fois, c'était vraiment une logique de, à l'instant T, on a un besoin plutôt rapide, donc on va plutôt solliciter du Freelance et en fil de l'eau, continuer à recruter plutôt en fixe sur l'ensemble, sur le reste de l'équipe. speaker-0: Et là, le produit grandit. Dans votre façon de faire, est-ce que toi aussi tu mets une sorte de framework un peu que tout le monde doit suivre ? Est-ce qu'il y a un... Enfin, dans d'autres interviews, d'autres l'ont fait. Je ne dis pas que c'est une solution, mais est-ce que c'est une réflexion que vous vous êtes posée ? Est-ce que c'est quelque chose que tu as mis en place ? Ou pas nécessairement. Vu que tout monde est assez senior. Ça a suivi en termes de maturité design et de qualité de délivrer. Ça répondait aux attentes. speaker-1: On a essayé de mettre des choses en place, des process, on est vite sorti. L'idée est en plus de mettre en place des façons de travailler plutôt que des process très carrés et très processés. Notamment dans la période où on était quasiment complet dans l'équipe, on a plutôt essayé de travailler sur comment on collabore entre designers, donc des sessions de pair design notamment, renforcer les design crit, essayer d'avoir plus d'échanges entre nous. pour travailler en commun, pour les gens puissent progresser, pour que la communication circule bien. On n'a pas mis en place de process très précis. On a eu à un moment l'idée de mettre en place des choses un peu plus formalisées, structurer le déroulé d'une itération de sa conception, de la discovery jusqu'à la délivrée. Au final, on a tenu quelques process. des choses assez simples, on met en place des moments où on se retrouve tous pour échanger sur la solution et valider avec la tech. Mais on n'a pas fait vraiment un processus hyper rigoureux où tout monde devait suivre chaque étape, etc. speaker-0: Oui, qu'après il y a justement cet investissement, j'imagine que les timings étaient un petit peu serrés et qu'il fallait livrer vite. L'organisation Lean qui est au cœur de tes convictions, c'est ce que vous avez mis en place, j'imagine, et ce que vous avez suivi. au moment où tu rentres chez Brigade, et je pense que dans ce type d'entreprise, y peut-être aussi la possibilité, et c'était au moment où on en parlait beaucoup, la notion de capillaille, mettre des OKR, des choses comme ça, réussir à expliquer l'impact du design sur le produit, et peut-être y avoir si possible un impact business et un impact financier. Est-ce que c'est des choses que vous avez réussies à faire ou pas et est-ce que tu vois moi des fois j'ai eu parfois quelques retours comme ça d'un UX writer tu changes le texte d'un bouton, bam ça te rapporte beaucoup plus d'argent que prévu etc. Je dis pas que là pour Brigas c'est le cas mais est-ce que comme ça vous avez vu des évolutions dans le produit qui vous ont apporté plus de business et est-ce que c'est des... il y avait des KPI que vous suiviez sur cet aspect là. speaker-1: On était beaucoup drivé par la stratégie de l'entreprise et où on voulait aller. Il y a eu un peu un moment sur Brigade. On a parlé du coup de la levée de fond et de comment on a commencé à scaleer l'équipe au positif. Après un an, évidemment, les bon moments sont arrivés peut-être un peu moins joyeux. On a dû réduire un peu la taille de l'équipe et peut-être se rencontrer sur certains sujets. Donc là, on a beaucoup plus suivi la stratégie. et se dire qu'on se concentre sur certaines choses qui nous permettent d'apporter de la valeur et de débloquer du business. On a beaucoup travaillé sur ces aspects-là avec cette attention à essayer de définir clairement des objectifs. Si on ne pas ce qu'on fait, on ne sait pas si on l'a réussi, si on n'est pas arrivé. On quand même essayé de ce qu'on veut atteindre, quels sont nos objectifs et comment on veut le faire. Mais sur l'année 2024, on avançait peut-être plus au fil de l'eau. à sentir un peu le marché, comment il évoluait. Le marché évoluait beaucoup. La période Covid a été extrêmement faste pour la partie des brigades sur le freelancing notamment, également sur la restauration, mais également sur la santé. Et on savait quand même qu'en 2024, on avait plutôt un retour à la normale, enfin entre guillemets, un retour avec peut-être un marché un petit peu moins simple, notamment un marché peut-être un peu moins simple en termes de régulation, puisque le marché... type de contrat freelancing avait plutôt mauvaise presse dans la restauration et également dans la santé. voilà, il y a eu un moment où c'était plus compliqué pour le gars de deviner. Donc on a testé des choses, a essayé de voir comment on pourrait pivoter sur l'usage, comment on pourrait faire des choses plus sur une place comme ça, c'est un peu moins peut-être sur une place comme Marketplace. Donc on a fait pas mal de tests là-dessus. On est plutôt dans une logique de poker les choses, de tester des choses et peut-être moins de regarder des vrais KPI, parce que ça m'a aussi sur chaque poker évidemment, on regarde un KPI. speaker-0: Oui oui bien sûr. speaker-1: Du coup, on a beaucoup travaillé comme ça sur l'année 2024. speaker-0: Donc beaucoup de priorisation avec la vision business parce que la situation économique avait évolué, le marché avait évolué et puis aussi de proposer des POK. J'imagine qu'il y avait peut-être un côté un peu d'un sprint, je ne pas, en quelques semaines, il faut proposer des choses et puis pouvoir le tester, se dire est-ce que le marché peut être intéressé par ça. Ok, super intéressant. Ouais, vas-y, vas-y. speaker-1: Exactement ça, sur le changement d'attitude à voir. J'ai eu un peu un switch, on a eu deux PSE à six mois d'intervalle chez Brigade en 2024. Et ça a vraiment été un moment où je suis passé de... Vraiment, c'est logique de scale et structuration d'équipe. J'ai envie d'y dire le mode Hygral-Brigade de tout début. À revenir un peu plus à ce que je faisais avant, au fond d'un manteau. Ok, on se focus, on y terre, on va expérimenter. et peut-être avec peu de moyens on peut arriver à faire des choses. speaker-0: Et ça justement, en tant que manager, ça arrive dans plein d'entreprises. Et pour la plupart du temps, il y a rarement de formation ou d'explication ou de choses sur lorsque la situation est différente. Comment réagir en tant que... en tant que manager, comment rester même soi-même tout autant impliqué, essayer de continuer à impliquer des autres, etc. Je dis pas qu'il a une solution idéale, parfaite, etc. Toi comment tu as géré, je veux dire suggéré, on sait, parfois on ne pas, mais en tout cas comment tu as géré le truc aujourd'hui en tout cas ? Il y a des évolutions, il a des beaux projets, tu vas nous en parler après, donc ça a été positif. Comment toi tu as... réussit à gérer ça. speaker-1: C'était une période vraiment pas évidente, on a eu une 2 PSE pas à coup sur coup mais à quelques mois d'écart. On a eu la chance d'avoir une équipe RH extrêmement présente qui soutenait beaucoup les managers. C'est une constante chez Brigade, c'est une des forces chez Brigade. La partie vraiment support des managers, l'écoute de la part de la direction et de la part des équipes RH à l'époque, est toujours été hyper centrale. On s'est toujours sentis soutenus et aidés pour accompagner du coup des moments difficiles de départ. que voilà, parle de ça, de personnes, dans mon cas, quasiment la moitié de mes petits-péparties. Ça a été vraiment un vrai support de la part des équipérages, ça a été hyper précieux pour nous et pour nous aider. Donc oui, des moments pas évidents, c'est très compliqué. Il faut à la fois, je pense, faire preuve de transparence. Ça va faire preuve d'empathie aussi. Tout le ne réagit pas de même manière. Certains vont se sentir désengagés, certains vont être plutôt déçus, certains vont avoir des erreurs qui plus équidermiques. Il faut apprendre à naviguer, gérer ça et à laisser les gens s'exprimer, laisser les gens avoir, faire leur deuil, peut-être pas trop mettre de pression aussi par rapport à ça. Mais oui, je n'ai pas de recette magique, c'est vraiment une paillette. speaker-0: Je te rassure, mais ce que tu as dit sur la partie RH, je suis amplement d'accord avec toi pour avoir vécu, alors moi sur l'aspect commercial, mais quand il y a ces moments là à vivre, me suis, moi, je m'étais personnellement senti vraiment un peu laissé à l'abandon par la partie RH, où en fait, la partie RH, me suis dit, c'est toi le manager, c'est à toi de gérer ça. Nous, en soi, c'est la partie administratif. Et en fait, quand il a ce type de décision à prendre et qu'on les prend et qu'il les assumer devant les gens et que en fait c'est toi le seul à être dans la salle en tant que middle manager et les RH ou même ta direction elle n'est pas là avec toi pour regarder les gens dans les yeux quoi et moi je l'avais senti je l'avais vraiment senti ça et peu laissé un peu à l'abandon par rapport à ça et Donc tu assumes, tu fais ton travail. Mais c'est qu'après, j'ai eu un contre-coup et je n'avais pas senti ça tout de suite. Mais un mois ou deux après, pas bien par rapport à ce qui s'était passé. Et au final, peut-être que si on avait été trois dans la salle, c'est une gestion d'entreprise. C'est peut-être plus simple à Peut-être se dire qu'il a un côté un peu, on est ensemble et malheureusement, il y a des décisions à prendre. Ça pour dire que je comprends tout à fait. à la fois, pense que c'est là où la compétence pour moi, je sens du manager dans ces moments là, c'est ta capacité à rebondir assez vite et de se dire, mais la vie continue et il a plein de trucs qui continuent et l'entreprise continue et il faut l'accompagner. Et en fait, justement, tu vas pouvoir nous expliquer un petit peu tout ça. Là, aujourd'hui, Brigade, ça évolue. Est-ce que tu peux nous dire un peu l'évolution de Brigade ? a été annoncé il a quelques semaines par rapport au moment où on enregistre. Est-ce que tu peux nous expliquer justement ce pivot que vous faites ? Et puis j'imagine l'engouement que ça a dû remettre dans l'entreprise. speaker-1: Oui, c'était un moment sorti de cette période un compliquée à la fin de l'été 2024. On a passé un dernier quart d'heure à essayer de peut-être plus tester des choses, plusieurs modes d'entrepreneurial, plus petite équipe, parce qu'on avait divisé par deux une équipe produit. On vraiment une toute petite équipe, une plus petite équipe. Du coup, on a testé pas mal de choses, ça nous permis de forger des convictions. Et on est arrivé à la fin du trimestre. les échanges avec la direction un petit peu sur en faut peut-être qu'on reconstruise quelque chose à côté de Brigade. Brigade est centré sur le remplacement, il est considéré comme une plateforme de freelancing, une marketplace de freelancing, à la fois dans la santé et dans la restauration. Sauf que le problème du recrutement dans la restauration notamment, il est majeur. On avait plusieurs fois tenté d'essayer d'ouvrir des portes avec Brigade sur d'autres aspects du recrutement, des aspects de marque ailleurs, des aspects de... d'offres différentes que juste du freelance. On n'est jamais arrivé avec succès, mais on y croit de plus en plus. on sait que ce sujet de modèle nous pose problème, le modèle de freelance. Du coup, j'ai un peu l'idée fin d'année 2024 qu'en fait, il faut qu'on lance une nouvelle offre et qu'on lance un nouveau produit à côté, une nouvelle marque, quelque chose de tout nouveau, une nouvelle expérience qui ne sera pas positionnée comme un outil de marketplace de remplacement ponctuel. vraiment positionné comme une vraie solution de recrutement dans l'hôtellerie de restauration. ça, a vraiment été un moment où c'était une évidence pour beaucoup de personnes. C'est la meilleure décision qu'on a à prendre. Et de vraiment aller là-dedans et de se dire, on va tacler vraiment le problème de, aujourd'hui il a 300 000 postes non pourvus dans la restauration. Mais fait, comment nous, avec l'expertise qu'on a eue de Brigade et avec ces nouvelles offres qu'on mettrait sur le marché, comment on peut répondre à cet enjeu-là speaker-0: Et donc là ce serait du recrutement CDI au final, c'est un peu comme ça. Je vois aussi peut-être de l'intérêt, après c'est un... C'est ça, ça s'appelle Rosk, c'est ça. speaker-1: C'est l'idée de résoudre le problème du recrutement et de l'attractivité du secteur de l'autorité et des établissements. Ce n'est pas forcément des types de contrats TPCDI. Aujourd'hui, va se centrer sur l'interim. L'interim, c'est un modèle plus simple à gérer que le freelancing, beaucoup mieux perçu, plus ancré. Il a des acteurs historiques qui sont négligeants dedans. Donc, a un peu conversation. speaker-0: Et je me permets, c'est vrai que en plus, j'avais écouté un podcast où on disait que pour trouver un marché qui était intéressant, il fallait trouver un marché où il y a un marché un peu historique, un peu vieillissant potentiellement, même dans l'image de marque, le truc un peu. Et en fait, mettre un coup pied dans la formulière et proposer autre chose. Et donc, au final, c'est un petit peu ça. C'est sur ça que vous allez. speaker-1: Exactement, c'est ça qu'on lance et qu'on démarre. Du coup, on a lancé cette nouvelle marque qui s'appelle Rosk, R-O-S-K. L'idée, c'est vraiment dès le début d'en faire un peu vraiment pas une plateforme de mise en relation et de gestion de remplaçants, mais vraiment la positionner comme une plateforme globale. On a rajouté des briques autour du contenu, des briques de la gestion de mission d'intérim, de vraiment se positionner peut-être sur les sujets de marque en player, tout cas d'échanger avec les établissements sur ces sujets-là. Là où avant Rick Brigand était très cantonné sur la partie remplacement dans la restauration et la centrée. Donc on arrive au fin d'année à cette conviction là et on démarre du coup en janvier avec voilà il y a une page blanche, il faut tout construire mais il faut faire tourner quand même la maison parce que c'est quand même la maison qui est de qui est... speaker-0: Ouais, qui c'était speaker-1: Donc voilà comment rapidement on arrive à faire un ramp-up du coup de Rosk, nouvelle marque, à la fois d'un nouveau produit, d'une nouvelle offre, d'une nouvelle marque, tout à imaginer, un nouveau design, y a tout à refaire avec quand même l'avantage d'avoir déjà l'historique de Brigade, de savoir un peu comment ça fonctionne. speaker-0: Est-ce que j'allais dire... Parce que parfois, vrai que quand on crée une startup, etc., parfois, il a un peu un héritage technique, design aussi, parce qu'on n'a pas toujours eu le temps de tout faire le plus proprement possible, et ça peut se comprendre. Et donc, je me pose agression. final, est-ce que vous réutilisez la plateforme Brigade, peu style marque blanche mais avec un nouveau design avec d'autres propositions aussi. speaker-1: On a fait un truc un peu cavalier, mais qui répond bien à notre nouvelle mantra autour de l'expérimentation et de l'entrepreneuriat. C'est de se dire, oui, on aurait utilisé une partie de l'historique de Brigade. Et si on va être opérationnel très rapidement sur cette nouvelle marque, ça va être la mettre sur le marché. Parce qu'on voyait qu'il y avait quand même des demandes, avait quand même des gens hyper intéressés. ⁓ Du coup, on en effet fait ça. C'est-à-dire qu'on a réutilisé la plateforme de Brigade, qu'on a utilisée en marque blanche les premiers mois. qui nous a permis de faire du business, de prouver la valeur, de prouver la pétence pendant qu'en parallèle les équipes Produitech développaient le vrai produit avec son vrai positionnement, ses nouvelles prises de valeur pour le sortir quelques mois après. Et ça nous a permis d'apprendre ce qui tournait avec la stack technique de Brigade pour construire notre nouveau produit avec ces enseignements-là. speaker-0: Toi dans l'arrivée de Rosk en tant que Product Manager, parce qu'on en parlera après mais tu as aussi pas mal évolué sur ton rôle et en tant que designer. Est-ce que tu es intégré comme ça dans cette réflexion business de la création de cette nouvelle marque, cette nouvelle entité ? speaker-1: J'étais intégré très rapidement et ça a été extrêmement enrichissant dans les discussions stratégiques. Dès les premiers moments, on a commencé à l'évoquer en commençant à depuis décembre pour solidifier quelque chose fin décembre, début janvier. J'ai participé à ces rounds d'échanges sur la bonne solution, comment on va la faire, comment on va la construire et comment derrière, à partir de janvier, comment on recrée ce nouveau produit à partir de ce nouveau positionnement qu'on va avoir et quelles sont nos nouvelles bruits de valeur, comment on s'organise dans la terre d'équipe, on réfléchit la marque etc. ça j'ai beaucoup travaillé là-dessus, c'est hyper enrichissant sur la fondation. speaker-0: Quand je dis toi, personnellement, j'imagine, mais est-ce que l'équipe aussi est intégrée à ça ou toi tu vas être plutôt dans un aspect peu stratégique et tu fais ça et ensuite tu redescends les infos ? Ou est-ce que par exemple, je ne pas, il y eu des ateliers qui ont été animés par l'équipe design pour faire ressortir par les fondateurs, par les personnes qui font partie comme ça de la réflexion les bonnes idées et puis pouvoir prototyper. speaker-1: On l'a fait un peu en deux temps. On a été assez transparents avec l'équipe très tôt à partir des premières discussions. Parce que forcément l'équipe Produit essaie d'avoir de l'avance. L'équipe Produit n'était pas en décembre, elle était déjà en train de concevoir des choses pour janvier-février. en fait janvier-février, c'est pas le programme, c'est pas ce qui allait se passer. Donc très rapidement, plutôt que de gérer les déceptions à la fin de l'année, on a plutôt prévenu l'équipe assez tôt en leur disant, voici ce qui se crame. On vous en dit plus rapidement. Regardons sur les prochaines semaines pour être extrêmement... précis sur qu'est-ce qu'on choisit comme feature pour ce soit des choses dont on aurait potentiellement besoin pour cette nouvelle marque pour laquelle on a peu de certitudes pour l'instant, mais essayons. Et du coup, ça a été une période où à la fois, moi j'avais des échanges avec plein de gens dans nos entreprises, ne pas évidemment que tout seul, les commerciales, les parties opérationnelles, la partie technique aussi, la partie produit, on a échangé, la partie marketing. Et en fait, pendant ce temps-là, c'est là où j'ai eu chance d'avoir speaker-0: Merci à vous. speaker-1: d'être dans une équipe qui est hyper investie. Certaines personnes dans l'équipe ont commencé à projeter ce qu'on allait faire. En product design, on commençait à imaginer ce serait quoi le proto de l'expérience si on devait le faire un peu différemment. Ce seraient quoi les sujets sur lesquels on doit bosser parce que c'est peut-être un milieu un différent du freelancing, interribble, peut le faire différemment. Et fait, directement, les PM et les PRD ont pu commencer à s'acculturer à tout ça. et commencer à envisager un peu la suite. qui fait que début janvier, rapidement, on a pu démarrer vraiment la partie opérationnelle concrètement. speaker-0: Et puis j'imagine en termes de benchmark aussi, c'était, enfin je que j'me dis qu'il y eu un gros travail aussi et à la fois il y a peut-être peu de peu d'acteurs auxquels on se rattache en se disant, bah tiens, c'est un peu la fameuse étoile du nord suivant ça. Peut-être qu'il a des belges, il y a peut-être sûrement des choses qui se font de façon intéressante aux UK, aux US. Mais après, le truc, c'est que je pense que... le fait que le marché français soit bien spécifique à l'intérim ou à d'autres types de contrats. Chaque pays a sa spécificité et c'est parfois compliqué de se projeter par rapport à ce qui peut se faire ailleurs. C'est un peu vous partez vraiment d'une feuille blanche. On va essayer de disrupter. speaker-1: C'est ça. On partait de... C'est marrant, dit qu'on partait d'une feuille blanche, fait elle n'est pas si blanche que ça, qu'en toute la discovery et la user research qu'on avait accumulé dans les mois... En fait, elle nous pointait dans cette direction-là, donc on avait déjà... On avait déjà des idées, on avait testé des choses avec Brie Gris. C'est normal, mais du coup c'est... On s'est dit qu'on était très chanceux tous, parce qu'en fait, pour les lancers, une création d'une nouvelle entreprise... speaker-0: ce secteur. Bon, ⁓ A suivre c'est drôle, non c'est normal au final. speaker-1: c'est ça, on a quand même créé une nouvelle entreprise. Mais à la fois, on sait quand même à peu près comment ça marche, on découvre pas des choses chaque jour, on a quand même déjà un background qui nous permet d'être serein sur certains aspects. Et ça c'était hyper confortable en fait. Et en plus, on a réussi à se garder le temps de part en rush, justement en réutilisant la plateforme technique de Brigade dans un premier temps en sorte de marque blanche. Au final, on a eu le temps quand même de concevoir un produit qui tient la route et sur lequel maintenant on va on va itérer et développer des prix de valeur. speaker-0: Et tiens, ça m'intéresse là sur la recherche que tu viens de dire. C'est vrai que souvent, ne rend pas assez compte que, en fait, dans la recherche utilisateur, il y a des... pas des viviers, si c'est des viviers de business ou des mines de business, je sais plus comment bien le dire, mais en soi, trouve parfois vraiment des pivot, des leviers qu'on n'imagine pas et donc toi, as retrouvé ça un peu dans la recherche utilisateur, en tout cas, c'est des choses qui t'orientaient dessus, est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur ça ou même comment vous êtes peut-être retourné dans votre recherche, peut-être dans votre historique, comment vous avez fait pour... retraité un peu ses infos et retombé sur ça. speaker-1: Il y avait beaucoup de sujets sur lesquels c'était assez frais, avait travaillé, on avait encore tous en tête un peu le... Parce justement dans l'année 2024 on a essayé pas mal de choses. On avait tous un peu des idées en tête, des visions de comment on pourrait faire les choses, sur des feedbacks qu'on côté établissement et côté professionnel. Donc ça a été assez... On n'a pas eu besoin de se référer énormément à la documentation ou à re-explorer les interviews. C'est aussi un truc qui était intéressant, peut-être après du coup qu'on a eu les PSE. c'est qu'on essaye d'être beaucoup plus au contact des utilisateurs et du coup d'être beaucoup plus sur le terrain et chacun de diffuser un peu l'information et de chacun avoir de plus en plus d'empathie avec les utilisateurs. Donc ça, ça a permis à tout le monde d'avoir un peu la même vision et de partager un peu cette connaissance commune. n'a pas... Je chérosque, car officiellement je suis toujours chez Drégaal. speaker-0: Brigade existe toujours, hein, Brigade existe speaker-1: le laisse toujours, mais du coup c'est ça. Je bosse pour Ross. Mais ouais, on n'a pas de research repo hyper structuré. On utilise beaucoup l'IA aussi pour ça. On va essayer de condenser d'interviews, discoveries, on utilise Dust par ailleurs. Donc on n'a pas eu besoin forcément d'aller chercher, d'aller creuser très longtemps. pense que tout monde était à peu près au fait des différents sujets parce qu'on était très connectés finalement avec le terrain. C'est exactement ce que speaker-0: Et justement, ça m'intéresse de savoir est-ce que la direction, le CEO, etc. Ils sont comme ça peut-être touchés par la discovery, ils s'y intéressent ou peut-être pas vraiment et c'est toi qui a dit, on peut peut-être revalider des choses, il a des choses qui disent, il y a des insights qui nous posent vers ça, etc. speaker-1: Ils sont assez ouverts. Il y a convictions et en général, ils sont plutôt bons. C'est normal. Sur certains aspects, ils sont très à l'écoute. C'est tout un pan de proposition de valeur sur lequel c'est vraiment le produit qui a amené ça en disant que ça doit faire partie du positionnement de cette nouvelle marque parce qu'on voit qu'il y a pas mal de choses à faire autour de ce sujet. Donc ils sont plutôt à l'écoute et on arrive quand même à échanger. On va passer des messages autour de la discovery et les findings qu'on a pu avoir. speaker-0: Super ! Très bien. bien écoute, Julien, on arrive sur la fin de l'échange. Ça va vite. pense qu'on peut encore continuer comme ça, un bon moment. Peut-être juste pour terminer, sur la partie content design. Est-ce que c'est quelque chose que vous avez malgré la baisse un petit peu de de l'équipe et puis ensuite l'arrivée de Rosk. Est-ce que vous avez continué un petit peu d'investir dessus ? Moi, je trouve que... le content design de plus en plus je me pose la question sur est-ce qu'on ne se rapproche pas parfois du rôle du product marketing manager je ne pas si c'est des des choses que des profils que vous avez aussi chez vous speaker-1: Si si speaker-0: Et justement, ça me fait penser qu'on n'a pas trop parlé de ton évolution vers le product management. Moi, j'ai envie d'en parler, donc c'est pas grave. Ça durera le temps que ça durera notre podcast. Pas de souci. Mais voilà, je voulais juste raccrocher peut-être les wagons entre ce sujet-là et puis peut-être après ton évolution. speaker-1: Oui, plus ça fait bien la transition. À l'époque, on travaillait avec une exorita qui avait en place pas mal de choses, pas mal de guidelines. Ensuite, elle est partie, on a continué peu l'effort, on a essayé de faire en sorte de capitaliser sur tout le knowledge qu'elle a laissé, elle avait essayé d'un certain nombre de documentation. Donc on a pas mal intégré ça pour tout dire, on a mis ça dans une IA, on a créé un bot pour nous accompagner sur la partie content. Et du coup, bot, on utilisé pour review les différents mock-ups qu'on pouvait faire, s'assurer qu'on était compréhendent avec le Tomop Voice, s'assurer qu'on réutilisait les bons wardings, etc. Et de plus en plus, partie product marketing, qu'on une Product Marketing Manager qui est dans l'équipe, de plus en plus, la partie product marketing a travaillé sur le messaging, sur le positionnement, les éléments clés, quels éléments ont-ils alors. Donc on a un peu... Merger les deux fonctions et aujourd'hui c'est plutôt la partie TMM qui va regarder un peu les aspects de Warding, c'est sûr, et prendre des compliance, notamment dans le cadre d'une nouvelle marque comme Rosk avec un positionnement, il y a un peu une police à faire et des habitudes à changer. Des termes qu'on utilisait sur Brigad qu'on ne plus utiliser sur Rosk, on les retrouve parfois sur Regad, il faut faire attention et donc du coup on a une DNM qui travaille beaucoup sur ça et sur globalement les aspects de messaging sur Platinum. speaker-0: Ça a l'air Ouais c'est intéressant. Moi je trouve que un peu à l'image peut-être du designer qui se sent parfois un petit peu... qui sent parfois un petit peu son rôle perdre de l'intérêt au profil du Product Manager qui fait de la discovery, etc. J'ai un peu l'impression que l'UX Writer slash Content Designer peut peut-être aussi se faire un petit peu piquer ses petits par le profil du Product Marketing Manager et à la fois, je me dis que c'est peut-être là où le design a gagné quand même. C'est que l'objectif, c'est que ce soit impliqué dans... dans tous les projets et que tout le monde puisse l'utiliser. il que ce soit bien fait. sûr. Mais en tout cas, trouve que... tu l'as vécu toi personnellement, d'ailleurs. Passer de designer vers product manager. Comment tu te sens par rapport à ça ? va, tout va bien ? Comment tu vis ça et c'est quoi ton regard ? Parce que tu l'as vécu. speaker-1: Merci. Oui, je le vis très bien, c'était une envie d'aller sur ce terrain-là. Dans les différentes expériences que j'avais pu avoir, j'avais travaillé, je te l'avais dit un peu avant, dans des entreprises de plus en plus petites, et souvent je me retrouvais avec la casquette un peu de first product, ni PM ni PRD en fait, j'avais des deux casquettes en même temps parce que j'étais la première personne à avoir une approche produit dans une entreprise. Donc j'avais peu opéré sur les deux modèles. Et là aujourd'hui... J'avais vraiment l'envie de, notamment chez Rosk, de revenir un peu plus à la priorisation, quels sont les besoins, quelles sont les propositions de valeur qu'on veut mettre sur le marché, comment font les concurrents, quel est le positionnement. Enfin, finalement, la casquette plus business et marketing qu'on a quand même au Product Design, parce qu'au Product Design, de plus en plus, justement, on va sur ces terrains-là, mais j'avais envie de creuser un peu plus ce sillon-là et du coup de travailler plus sur la partie Product Management, plus en lien avec le business. pourquoi on fait les choses, comment on fait la rentabilité aussi parce que ça reste des entreprises et tous ces sujets-là. Donc ça a été un peu le moment où je me suis dit avec Rosk, c'est peut-être le moment de revenir sur le terrain et dans ce rôle vraiment beaucoup plus business. savoir que du coup, on l'a peut-être pas mentionné, mais quand j'étais chez Brigade, je suis toujours chez Brigade d'ailleurs techniquement, chez Brigade, du coup j'étais head of product design pendant à peu près un an, un an, oui un peu plus, et après je suis passé head of product. j'ai récupéré du coup le management des Product Manager en plus des Product Design. Et donc fait, cette expérience-là aussi de travailler plus sur la roadmap, sur la stratégie, sur le pourquoi on fait les choses, qui m'a donné l'idée, en tout cas l'envie, d'aller beaucoup plus sur le terrain, sur ce sujet-là. Et après, je pense que c'est important, en tant que manager, j'avais fait à peu près quatre ans de management en continu, de revenir quand même sur le terrain, parce que les vitesses changent. Le Product Manager que j'ai pu être par le passé, quand j'avais travaillé dans les petites boîtes, on va dire que c'était beaucoup centré sur créer des tickets et des user stories. Ce n'est pas le même rôle qu'aujourd'hui. Le rôle d'aujourd'hui est beaucoup plus centré à avoir un feeling sur le business, à aller interuver. D'ailleurs, trouve qu'il beaucoup d'aspects rôle du Product Manager aujourd'hui qui rejoignent le rôle de User-Business-Serger qu'on pouvait avoir avant. Et du coup, c'est aussi la partie dans laquelle je m'éclatais le plus en Product Design. Donc, de retrouver ça côté product management, c'est aussi un truc qui m'a conforté dans le fait que c'était la direction que je voulais prendre. Donc, j'ai fait ce choix de me dire, OK, on revoit. j'ai été, je suis, genre, merci énormément Brigade pour ça, parce que c'est quand une entreprise hyper ouverte sur le fait qu'il n'y avait pas de problème, qu'il n'y avait pas de soucis pour démarrer et pour faire ce genre de changement. Tout monde a été hyper moteur et hyper accueillant sur ce sujet-là. c'était hyper cool. Donc voilà, on est désormais Product Manager à 100%. speaker-0: Oui, justement, que je me disais, c'est en plus ayant connu quelques personnes qui ont travaillé chez Brigade, là je suis allé voir sur le site de Rosk connaissant le fait que tu avais été interaction designer chez Viadio, je me dis aussi, il y a quand même une volonté de faire un beau produit. Tout est quand même plutôt très, très bien réussi, etc. Les profils que tu avais aussi, ils ont Ils avaient vraiment cette volonté d'avoir un beau produit pour créer des émotions positives en tant qu'intelligence designer aussi. y a un côté craft que toi tu perds. Et au final, te va bien. Et au final, peut être que tu crafts maintenant un peu plus la stratégie et la partie business que sur des outils de design. speaker-1: C'est une autre forme de craft qui aussi intéressée et qui se concentre beaucoup plus sur le pourquoi et vraiment le besoin utilisateur et le problème qu'on cherche à résoudre dans notre entreprise. Ça, c'est assez intéressant. speaker-0: Moi des fois je vois le seul billet que je vois et sur lequel je me pose toujours des questions sur le product manager qui veut faire de plus en plus de discoveries. Moi je trouve ça super qu'il en fasse. Mais malgré tout je trouve que par rapport à un researcher ou peut-être un designer, il y a peut-être la différence focus business focus user quand même. Est-ce que tu penses pas que le product manager il parfois peut-être trop biaisé business pour analyser une research de la façon la plus ⁓ la plus objective possible, même si c'est très très compliqué, mais en tout cas avec une vue quand même parfois plus user que business. L'entre-deux il est compliqué. speaker-1: C'est pas évident en effet d'avoir cet équilibre entre ce qu'il y vraiment du besoin de l'accessoire on va dire et de ce qui va faire avancer l'entreprise. C'est vraiment pas simple. pense que ça fait partie des rôles de Product Management en c'est la façon dont je le vois. C'est aussi d'être capable de fédérer son équipe et de faire avancer l'équipe en balançant un peu les différents objectifs. Un produit qui apporte de la valeur mais qui ne prend pas en compte des besoins utilisateurs ou des choses qui relèvent fréquemment, quoi qu'il arrive, ça ne fonctionnera pas sur le long terme. Ça ne va créer d'assection de l'utilisateur envers le produit. Si en fait, oui, ça apporte de la valeur, c'est complexe à utiliser, c'est... On n'a pas mis les moyens pour arriver à rendre une expérience agréable. Et ça, c'est beaucoup le lurcher du product designer de faire ces choses-là, de travailler là-dessus. c'est l'importance. speaker-0: Ça va pas créer de valeur. speaker-1: C'est important pour le Product Manager en l'occurrence de prendre en compte ça dans les décisions sur la roadmap et la stratégie de ne pas faire que du 100 % business. speaker-0: Ouais, au final on parle surtout de... Est-ce qu'on fait des dark patterns ou pas en soi ? En vrai c'est ça parfois où tu te dis, est-ce que par un petit subterfuge on arrive, est-ce que les gens aillent plus vers ça qu'autre chose ? Moi je suis persuadé que les dark patterns marchent une fois ou deux et après ça marche jamais. tu prends l'avion avec des entreprises, avec des entreprises low cost, quoi que même parfois des avions, sais plus comment on dit, bref, avec d'autres types d'entreprises, tu vois, c'est bourré de dark pattern et tu te dis, mais est-ce que vraiment ils arrivent à vendre un siège 8 euros de plus, etc. Peut-être que ça doit marcher, je me dis peut-être le jour où il y aura une entreprise qui dira, bah, nous c'est 50 euros et en fait t'as le siège, etc. En fait, truc juste tout simple peut-être, mais un tout petit peu plus cher, peut-être que ça marchera mieux, je sais pas. speaker-1: Je me décide de le foncer. speaker-0: S'ils le font c'est qu'il a une raison et à la fois j'me dis mais... qui y croit speaker-1: C'est vrai sujet, j'en parlais avec des collègues l'autre jour de ce sujet là de... Pourquoi toutes les expériences low cost on va dire, les expériences là où on a le meilleur rapport qualité prix entre guillemets et encore qualité faut voir, c'est toujours des expériences comme ça. à les expériences où il y a des merpeterres, il des pièges, il y a des choses comme ça. Pourquoi on est obligé en termes d'expérience utilisateur à tout le temps à devoir payer la qualité par des... enfin d'avoir une qualité dégradée et d'avoir des pièges pour pouvoir justement profiter d'offres qui ne pas... raisonnéreuse. speaker-0: Au final peut-être que si tu augmentais de quelques euros globalement et que tu offres une expérience vraiment agréable, moi je suis sûr qu'il a un truc à faire dans ce monde là, c'est clair. speaker-1: Et c'est là où en termes de roadmap c'est pour moi important que les Product Managers soient au fait de ça et en effet de ne courir après le business tout le temps et de se dire si on fait un petit effort. speaker-0: J'imagine quand ils font des tests utiles, quand ils font des interviews utiles, ça doit revenir à toute folie. J'essaierai d'interroger le head of design de Ryanair pour aller au pire. Je vais essayer de voir ça. Ok, Julien, merci. Franchement, c'était super. Pour terminer, j'aime bien poser trois dernières questions. Est-ce que toi, as une source d'information que tu suis, que tu aimes bien suivre au quotidien et que tu pourrais nous partager ? Un site web, sur des réseaux sociaux des gens que tu suis, un site un tu sais, fameux site un peu secret que tu aimes bien checker, tu dirais il a des trucs cool, est-ce que tu nous le partagerais speaker-1: Tu as pas fait un site, mais je pense que c'est une newsletter. Trop bien. Je trouve très intéressante. s'appelle « Strategy Breakdowns Ok. J'ai un doute sur le nom exact, mais je crois que c'est ça. En gros, c'est une ou deux fois par semaine des analyses de stratégies de produits, parfois même d'entreprises, sur comment ils ont pu unlocker un business, comment ils ont pu régler un problème utilisateur et de quelle manière ils l'ont fait. Et ça vient à résumer. Il y a toujours un petit résumé en tête et ensuite il y a un déroulé des différentes actions qui sont plus entreprendues et comment ils l'ont fait. C'est toujours hyper riche d'infos sur comment une entreprise s'est développée, comment un produit s'est développé à partir de petites choses, de petits nudges, de petits hooks, ou voir d'une stratégie vraiment plus globale et comment ils sont différenciés de la concurrence. Donc oui, cet usd est hyper intéressant dans la stratégie. speaker-0: En effet, je n'ai jamais entendu parler. Ok, super. Enfin, est-ce que tu as un film et un album de... Alors, attends, c'est les deux questions les plus complexes de ce podcast. Est-ce que tu as un film et un album de musique à nous recommander ? speaker-1: La musique, ça va être compliqué. J'écoute de tout. speaker-0: Je te c'est le plus compliqué cher. speaker-1: Je pense que si c'était avec mon recommandation Spotify ça ferait peur. Donc j'aurais pas vraiment d'album à recommander vraiment, genre cet album là. En film, pour moi il a un film il est pas temps assez vieux mais film qui m'avait toujours tenu, un des meilleurs films que j'ai jamais vu, sais que chaque fois que je le dis tout monde me dit ah mais c'est District 9, qui était un film de science fiction. Alors de pas de vraie science-fiction dans l'espace à la Star Wars, un film sur un vaisseau extraterrestre qui s'échoue à Johannesburg, dont les aliens sont parqués dans une zone de Johannesburg dans laquelle ils ne pas sortir. Evidemment, ça tire toute la métaphore autour de la ségrégation, de l'apartheid, notamment à Johannesburg, dans l'Afrique du Sud. Mais du coup, c'était un film qui m'a tenu le plus en haleine. C'est à dire que je ne pas plus le temps passé et je suis sorti du film en me disant genre à l'heure vraiment ressentir de la fatigue émotionnelle de ce que je venais de voir. Donc pour moi ça reste un des meilleurs films parce que au delà du film ça a été une expérience que j'ai jamais ou très rarement ressenti au cinéma. speaker-0: Et qui n'est pas simple, en plus dans le monde de la science fiction, ce n'est pas simple à faire. OK, trop bien. J'y retournerai dessus. puis pour l'album, j'ai bien vu que tu t'étais défilé. Il a pas de souci. speaker-1: Non mais sinon j'allais me faire péler en suif tout en faisant les jeans speaker-0: Non quoi. Écoute, ça peut être accepté. Merci Julien, c'était un vrai plaisir de t'avoir dans le podcast. On te souhaite le meilleur pour toi, pour Rosk et pour tous les projets qui s'annoncent. A bientôt ! speaker-1: Merci à toi. Merci beaucoup, à bientôt call ! speaker-0: Merci d'avoir écouté le podcast Head of Design. L'expérience à vos côtés est incroyable et je vous en remercie chaleureusement. Si tu veux aller plus loin, je te laisse m'ajouter sur LinkedIn. Je serais ravi de pouvoir débriefer avec toi des épisodes. Allez, le club ferme ses portes. J'espère que vous avez apprécié le moment et on se revoit. speaker-1: très vite.