speaker-0: Bonjour, suis Paul Menand, co-fondateur de Design Club, un collectif international 100 % design et research. Grâce à la force du nombre, on accélère les projets de nos clients et la carrière de nos membres. Je t'encourage à nous découvrir sur notre site designclub.global. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'animer le podcast Head of Design, un podcast qui met en lumière ces personnalités inspirantes qui définissent les tendances du design. Vous découvrirez leur parcours, savoir faire, et les convictions qui les animent tout en partageant leurs bonnes pratiques et recommandations. Enfin, si tu apprécies notre démarche et ce podcast, tu peux nous supporter en donnant ton avis 5 étoiles et t'abonner à l'émission pour suivre nos prochains épisodes sur ta plateforme d'écoute préférée. L'expérience podcast est incroyable et vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre et je vous en remercie. Allez, c'est parti ! Vous avez laissé votre manteau vestiaire ? Bienvenue dans le club ! Aujourd'hui, je reçois Thomas Sush, consultant design ops lead chez Pixis. Je te remercie chaleureusement d'avoir répondu positivement à mon invitation. Thomas, bonjour. speaker-1: Et le pôle. speaker-0: Et bien écoute, c'est un plaisir de t'avoir dans le podcast. Je suis ravi de t'avoir aujourd'hui parce qu'on va discuter d'un sujet qui est le design ops, qui est intégré dans des entreprises avec une maturité souvent qu'on annonce très forte et en design. Et j'aimerais bien comprendre ce que vous avez mis en place et ce que toi tu as mis en place avec les équipes de Pixis. puis surtout, peut-être, moi je serais peut-être un peu le poil à gratter, essayer de pourquoi vous avez fait ça. Peut-être est-ce c'est possible de le faire aussi dans des environnements un peu différents. Et puis tout simplement avoir un REX de des intérêts, peut-être parfois des inconvénients du Design Hobbs. Bref, on a une discussion très ouverte autour de ça. et que tu puisses nous partager toute ta connaissance. Ça te va ? speaker-1: Avec grand plaisir et merci pour l'invitation. speaker-0: ⁓ ben je t'en prie, je t'en prie. Tu sais, j'aime bien démarrer mon podcast pour comprendre un peu le parcours de la personne, par comprendre en fait à quel moment toi tu découvres le design dans ta vie. Est-ce que tu as un moment où tu t'es dit tiens, ça me parle et ça va peut-être être le reste de ma vie speaker-1: C'est une bonne question pour le coup et puis ça remonte peu à loin puisque Minoria, avant d'arriver dans le design, s'est fait en 2010. fait, moi j'ai un parcours qui était avec un démarrage dans le milieu des agences et donc automatiquement qui était plutôt tourné vers finalement une logique de mission avec un temps assez court pour des grands contours. Moi j'ai commencé dans ce monde là. Et ce que je trouve intéressant, notamment avec la première boîte qui m'a accueilli après mes études, c'était Silamir, une société de conseils. Et ce qui était intéressant, c'est qu'ils avaient déjà une ADM qui était tournée vers le fait d'avoir des conseils tournés vers le business auprès de leurs clients. Et donc, ce qui était intéressant là-dessus, c'est que ça m'a mis rapidement dans le bain d'un monde où il y a une logique de comprendre les stakeholders business d'une part. et parler à ses utilisateurs d'autre part, donc pas mal de research dès départ. Moi c'était un peu mon monde, celui que j'ai découvert à mon arrivée. speaker-0: Et je me permets peut-être de revenir encore un petit peu plus loin, le jeune Thomas. Est-ce qu'il est est-ce qu'il est plutôt le créatif, est-ce que c'est le le cartésien, est-ce qu'il bidouille des choses sur son ordinateur ? Tu vois un petit peu et est-ce qu'il a parce que quand même, juste avant, on n'a pas parlé de tes études, mais tu fait strat. Donc il s'est quand même passé quelque chose un peu avant dans le côté design. speaker-1: C'est vrai, Moi, la base, alors déjà, tu as posé deux questions, un peu de parcours l'avant et pour le coup, quelles étaient mes affinités au départ ? Moi, j'ai toujours été un petit peu entre deux. En effet, moi, j'ai commencé avec un diplôme de design industriel et donc le design industriel, c'est avec quelque chose de très particulier pour ceux qui ne connaissent pas. C'est la conception d'objets, un peu du quotidien, du mobilier pour la maison, etc. Et il a une particularité qui est très proche du produit qu'on connaît aujourd'hui. C'est ce côté. si je conçois une chaise, exemple, est-ce qu'elle va tenir debout ? Est-ce qu'on va pouvoir la fabriquer à l'usine, etc. Elle est physiquement viable, c'est ça. Et comment, est-ce qu'elle va être ergonomique, est-ce qu'elle va plaire aux gens, etc. Et en fait, d'un coup, on est rapidement dans un métier où il y a ces dimensions qu'on conçoit pour des gens, qu'ils vont fabriquer et qu'on conçoit pour gens qui vont les utiliser. Et donc ça, c'est un élément à la fois... speaker-0: Elle est physiquement viable... speaker-1: j'ai été avec un profil très créat dès le départ et en même temps il faut aimer quand on travaille en des idées industrielles aussi arriver à se confronter aux problématiques de conception et d'usage. Donc je pense que j'ai toujours été un petit peu dans un introcode pour répondre à ta question. speaker-0: Ok, ok, trop bien. Et donc là chez Silamir, tu démarres en tant que designer industriel et tu évolues vers du digital. speaker-1: C'est c'est calme. Exactement. l'époque, il y avait le web design d'une part, un peu d'applicatif, et d'autre part, y avait pas mal d'équipements qui étaient notamment des équipements, on va dire, afficheurs sur des objets industriels. Je ne je vais te donner un exemple. Demain, vas à la station service et il y a un moment donné un écran qui te permet de piloter le fait d'aller prendre de l'essence. Moi, c'est le genre d'appareil sur lequel j'ai travaillé à la fois sur l'objet physique. Et en fait, le client nous payait également pour travailler sur les écrans qui allaient y avoir et on l'envisageait comme un parcours global, un élément d'apprennement. speaker-0: Donc entre design physique, design digital et presque même un peu du service design, se dire quelle est l'expérience globale à faire vivre. Super intéressant. ensuite, tu évolues chez Frog et c'est après que tu rentreras plutôt en interne et que tu repartiras ensuite chez Nextone. Donc tu as un parcours entre le consulting. et les boîtes et bonne écoute. speaker-1: Exactement, fait j'ai construit mon parcours globalement en rebond où à chaque fois je me suis dit tiens je vais essayer de me challenger sur le fait qu'il a un domaine sur lequel j'ai une forte marge de progression et sur lequel j'aimerais bien apprendre. Je vais te donner un exemple, moi quand je suis parti de chez Silamir, voilà j'avais ce parcours un peu de, comme tu le disais, le designer un peu généraliste avec une approche service design qui savait faire un peu de research et je me suis dit bon j'ai vraiment envie de gaper. sur une dimension qui est celle d'arriver à faire du travail collectif. Avec la première agence où j'étais, n'y avait pas ce côté intelligence collective arriver à travailler avec le produit et la tech. Et je suis allé chez des gens qui étaient très forts là-dessus simplement pour apprendre à leur côté. Ça, c'était le deuxième move en agence que j'ai fait, où j'ai adjoint un super équipe de Frog où pareil, on travaillait plutôt quand même pas mal sur des grands comptes. NJI, Sanofi par exemple. speaker-0: Ok, ok, trop bien. Et après, tu fais le choix de tu fais le choix d'aller chez Orange, qu'est ce qui ? Qu'est ce qui motive ça speaker-1: Alors ça c'est hyper intéressant, ça a été un move assez important pour moi donc j'ai pas mal travaillé sur un rôle de product designer pendant des années, agence, consulting et puis à un moment donné je suis tombé sur une opportunité donc Eric Marillet qui est toujours head of design d'Orange côté grand public avec Laurent Simonnet également sur l'Obs ils ont à l'époque ouvert une entité qui était finalement celle de réunir les rôles obs existants et d'en recruter de nouveau. Il faut savoir qu'à l'époque, l'équipe Orange Gans Public, c'était une très grosse équipe avec plus de 100 collaborateurs impliqués sur les métiers de la research et du design. Et dans ce contexte-là, qui était top, c'était que c'était un peu pour moi une première d'essayer d'aller me tourner vers l'Obs. Et ce qui était intéressant, c'est de le faire directement dans un environnement aussi mixte avec les produits tels que la télé, un site e-commerce de l'applicative Gans Public. services clients, Bref, une multitude de produits différents, un terrain de incroyable. Et surtout, ce qui était intéressant, c'est la River Nops. Dans un écosystème comme celui-ci, où chaque geste que tu fais, ça a un impact à l'échelle hyper beau. Pour moi, c'était un petit peu le premier terrain de jeu pour apprendre au fond ce métier qui était nouveau à l'époque. speaker-0: Ok, c'est la première fois que tu touches au fait d'être design ops. Moi, j'ai l'impression par rapport à ce que tu me racontes de ton profil, c'est un peu le rôle qui va réussir à relier toutes tes connaissances du design. J'ai l'impression, tout cas, je le sens comme ça. Et c'est pour ça que tu t'y épanouis aussi beaucoup. speaker-1: Ouais exactement, comme je te le disais, j'ai construit un peu mon parcours. après, on a un temps l'unité pour parler aujourd'hui, mais ce qui est intéressant c'est que mon parcours je l'ai construit à chaque fois en me disant, tiens il a un domaine sur lequel il a une expertise, j'ai envie de la voir. Et puis au fur et que tu fais, c'est en faisant souvent, tu commences à dire ok voilà ce qui marche, voilà ce qui marche pas. Et lorsque je suis arrivé en obs, effet, avec tous ces acquis, ça m'a permis comme tu le dis, c'est une bonne manière de résumer, ça m'a permis un peu à un moment donné de remettre un plan un petit peu tout ça. Et puis encore une fois de se remettre dans un mode, allez on va retester des choses. sauf que cette fois-ci on va le faire à l'échelle de toutes les équipes au Troubo-Soir. C'est ce qui fait aussi que le sol job est hyper intéressant pour le... speaker-0: Ok, et donc ensuite, là j'imagine que tu as l'opportunité de Pixis et justement, qu'on commence à discuter de tout ça, tu rentres chez Nextone pour être ensuite en consulting chez Pixis. Est-ce que tu peux un peu m'expliquer c'était quoi le... je dirais le postulat de base et le projet de base quand tu arrives là-bas. J'imagine que c'est Quentin qui t'a recruté à l'époque, Quentin Brier-Bordy. speaker-1: C'est ça exactement. À l'époque, quand j'ai échangé avec Quentin Bria Bordier, lui, il était formateur pour nos équipes sur range. C'est ça, la petite connexion. petit clin d'œil à Quentin, qui t'a reçu il a pas longtemps d'ailleurs. Pour le coup, qui aujourd'hui travaille pour les équipes de CD's Count. Et donc à l'époque, il était à la direction du design côté Pixies. Et en fait, on avait eu l'occasion d'échanger à plusieurs reprises sur... speaker-0: à ce droit. speaker-1: Il y a une problématique qu'il avait depuis longtemps et qu'il a essayé d'adresser, était le fait qu'il a une problématique autour des standards design. On ne pas mal en parler aujourd'hui, mais il a eu cette problématique de se dire, mais à un moment donné, d'un point de vue organisationnel d'une équipe design, comment tu fais pour arriver à établir des seuils de qualité que tu veux atteindre et arriver tout simplement à faire en sorte que l'ensemble du collectif soit tourné autour de l'atteinte de ces niveaux de qualité Donc à l'époque, j'avais changé avec Quentin Aurier-Bordier et il m'a tout simplement confié un peu cette mission. Moi, ce m'a plu dans la proposition, c'est qu'il y avait tout à faire vraiment sur l'Obs. Et notamment, il y avait un mandat particulier, un enjeu particulier qui était celui du fait que Pixis aujourd'hui, c'est une entité qui a vocation à être aussi un vecteur de change au sein de l'organisation du groupe. Et ce qui est intéressant là-dessus, c'est que globalement, le design, c'est à la fois des équipes qui travaillent au quotidien pour délivrer l'expérience utilisateur mais c'est également des équipes qui sont engagées sur le fait qu'il y du change en organisation. Et ça, pour le coup, c'est un super mandat. speaker-0: Ok, ok, donc, est-ce que justement tu peux nous expliquer ce qu'est peut-être pour ceux qui nous écoutent et qui ne savent peut-être pas ce qu'est le design, ce qu'est un peu ton rôle ? Et puis après, va rentrer dans ce que tu défends en termes de conviction autour de ça. speaker-1: Oui, avec un plaisir. Moi, général, pour présenter le designer plutôt que de manière compliquée, j'aime bien faire simple. Grosso modo, je prends toujours l'image des services designers. Je prends l'image des services designers qui travaillent à un moment donné à modéliser les parcours et à essayer d'identifier là où il a des problèmes à solutionner auprès de nos utilisateurs finaux sur nos produits. bien en fait, fondamentalement, moi en tant qu'ops, je fais un peu la même chose, mais pour les designers et researcheurs de l'équipe. et de manière plus large avec les développeurs et les product people. moi mon job c'est vraiment à moment donné de faire en sorte à un moment donné qu'il ait des pratiques qui soient structurées et qui convergent vers le fait d'atteindre la meilleure qualité possible et donc ça correspond notamment au fait d'aller gérer l'outillage, gérer le fait de faire un effort de veille pour voir comment les autres équipes ailleurs sont organisées, potentiellement pour s'en inspirer. Et bien entendu c'est aussi un job de à un moment donné modéliser la manière de travailler, les workflows et bien les outils bien sûr. speaker-0: En fait, c'est une sorte un peu de bras droit du head of design ou du leader design qui va assurer de la bonne organisation de toute l'équipe et puis qui va peut-être travailler justement sur tous les points de friction et essayer de un petit peu de l'huile dans les engrenages, voire même peut-être aller échanger aussi avec peut-être des... des personnes qui font la même chose que toi mais côté dev et côté produit. speaker-1: Tu mets le doigt sur un point qui est hyper intéressant. Moi, j'échange avec des dirigeants du design, des managers, dans d'autres organisations, ce que je trouve hyper intéressant, c'est à chaque fois la question qui se pose de se dire OK. Globalement, souvent, les mots précédents, a été il y a quelques années d'avoir des personnes engagées sur le rôle de lead design system et c'était un vrai progrès. Souvent, tu as également des équipes qui sont structurées autour de la recherche et tu as quelqu'un qui gère... à ResearchOps ou à Minima, quelqu'un qui tourné sur le fait de bien structurer et une bonne utilisation du repository de research. Ça, souvent c'est les moves qui... Tout le monde a à peu près fait ses moves dès que l'organisation est assez mature, mais bien souvent ils se retrouvent avec la problématique suivante. Si l'équipe est assez grande, comment à un moment donné tu rends cohérent tout ce travail et au final qui s'occupe d'aller, par exemple, aujourd'hui à l'ère de l'IA... s'assurer que derrière on n'est pas juste en train de tester et de prendre un temps fou à tester des outils qui intègrent l'IA, dans quelle mesure il a quelqu'un qui va s'occuper de vérifier que ce qui est produit avec ces nouveaux outils est aussi qualitatif qu'avant. Et donc lorsque j'échange avec des dirigeants du design, bien souvent ils se posent la question de comment on grossit, comment on scale l'organisation et ils s'aperçoivent que souvent il y a un endroit où il n'y a pas, où il a un manque dans l'organisation et c'est souvent Drops. Et c'est là où des profils généralistes comme le mien interviennent. speaker-0: Et souvent, moi, de ce que je comprends aussi, c'est que scalaise, mettre du monde dans une équipe, je vais dire c'est facile, c'est pas facile parce que ça prend du temps, etc. Mais en tout cas, on sait le faire, grandir, grossir, on sait le faire. après, garder la qualité de delivery et peut-être même augmenter les capacités de production, ça, c'est peut-être ce qu'il de plus difficile. Et c'est là où une En fait, toi, ton rôle, tu es garant de cette qualité de livrable. j'imagine qu'il a un peu un côté coup d'hélicarité qu'on peut retrouver dans les attentes d'un product owner à l'époque. Je me rappelle, c'était un petit peu ses attentes. Donc toi, c'est un peu le coup d'hélicarité peut-être de l'équipe design. speaker-1: Exactement, C'est un élément qui est transversal en fait à tous les rôles. C'est à un moment donné veiller à ce que derrière tu produis des éléments. ne pas à moment donné un djane system li. Par exemple, les produits, ils s'assurent à un moment donné de faire de la maintenance d'un djane system et de le faire évoluer. Mais quid 2, la responsabilité de mesurer l'impact. Voilà, donc c'est un peu ce que tu pointes au fond, c'est-à-dire derrière dans quelle mesure tu établis des séries de qualité. C'est bien, mais dans quelle mesure à un moment donné tu arrives à faire en sorte que ce soit un objet vivant. Moi je prends cette dimension de qualité, en fait pour moi c'est un point duo, parce que comme je le lisais tout à l'heure lorsque j'avais échangé avec Quentin Briard-Bordier à l'époque, c'était une vraie question de fond qu'on s'est posée. en fait cette question c'était la suivante, c'est de se dire, est-ce qu'on sait mesurer, est-ce qu'on sait répondre à la question est-ce que mon livrable est au bon niveau de qualité à tel ou tel moment du process produit. Et ça, ce qui est flippant, c'est qu'il énormément d'organisations qui savent pas répondre à ce point. Derrière, s'est dit, on posait la question d'arriver à savoir mesurer le niveau de qualité, c'est une chose. Mais en plus, ça questionne ensuite d'autres questions qui sont encore plus complexes du type, c'est quoi la bonne qualité dans notre organisation, dans notre contexte ? Parce que si regardes une boîte ailleurs qui a un autre type de business et qui a un autre format d'organisation, bien, potentiellement, les seuils de qualité se comprennent de tous les mêmes. Et d'un coup, ça t'amène dans un nouveau monde où il y a tout un cheminement collectif à avoir. speaker-0: Et alors, peut-être que tu vas pas nous donner tous vos seuils de qualité spécifiques à Pixis, mais est-ce que justement tu pourrais nous donner peut-être quelques trois, enfin quelques, je dire trois, deux ou trois, peut-être seuils de qualité ou KPI, ou même, peut-être, 2KR, parfois, j'avoue que je encore très newbie sur ce sujet. Des fois, je n'arrive pas trop à faire la différence. C'est quoi un petit peu tes indicateurs ? que vous regardez chez Pixis et peut-être que ça peut inspirer des gens qui nous écoutent. speaker-1: fait, je vais vulgariser un peu et je vais répondre à ton point après sur la partie chiffrée avec un exemple concret. fait, déjà, prenons la base. Un designer, potentiellement, ou researcher, ou un content designer, qu'est-ce qui projuit dans le workflow ? Prenons un exemple. ne pas, demain, un designer va peut-être travailler sur une user journée, parce qu'il a un enjeu à un moment donné d'aller mapper les usages utilisateurs. D'autre part, il y a peut-être un autre moment dans le workflow, designer qui va travailler sur un... une maquette sigma ou un prototype sigma. Voilà, deux exemples concrets d'objets sur lesquels on va très bien. Individuellement, je vais tâcher de livrer au bon niveau de Le problème, si je me tourne à côté, est-ce que la personne, l'autre designer à côté de moi, il a en tête les mêmes niveaux de qualité ? Et d'un coup, on tombe dans ce monde de comment, à moment donné, on mesure cet aspect-là et à quel point on est plus ou moins éloigné du seuil de qualité. Donc ça, c'était vraiment... speaker-0: que tout monde ait les mêmes références. speaker-1: Exactement, exactement. Qu'on ait les mêmes références et qu'après ça devient un débat, un sujet de conversation, d'arriver à établir justement ce qu'on pourrait faire évoluer pour que notre référence soit encore meilleure demain. Et donc pour donner un exemple chiffré, ce qui est toujours intéressant c'est de se dire ok, qui va être intéressant c'est évidemment le chiffre et l'objectif une chose, et ce qu'il génère. Donc je vais prendre un exemple, à un moment donné ce qui est intéressant c'est par exemple de se dire, est-ce que, je reprends mon exemple, cette user journée map, est-ce qu'elle est au standard de qualité qu'on a établié Et là on va mesurer le Delta en pourcentage par rapport au seuil de qualité. Ce qui intéressant, ce n'est pas tant de se dire, bon, je suis à 80 % et merde, j'aurais bien aimé être à 100. En fait, ce est intéressant, c'est la conversation individuelle ou collective que ça génère. Et ça, c'est top. C'est fondamentalement outiller une documentation et on parlera d'outillage plus fin et contextualiser de l'autre part des standards un peu plus tard, pense. Mais ce qui est hyper intéressant, c'est de se dire là, je peux mettre un chiffre, fine, et qu'est que ça renvoie? Et bien, en fait, ça va renvoyer à quel endroit? potentiellement j'ai un effort à faire pour augmenter la qualité. Parfois je peux faire cet effort dans le temps imparti et parfois je vais potentiellement objectiver une dimension qui est que là où je suis censé faire progresser le moins livrable, bien c'est un endroit où j'ai une dépendance avec une autre entité potentiellement. Et là qu'est qui se passe ? Et bien potentiellement soit le designer a un renvoi et donc c'est un outil du quotidien qui lui permet de se dire ⁓ bah tiens je vais aller améliorer cet aspect là pour ma maquette ou mon user flow, ma user journée pardon. soit meilleur, soit il va commencer à objectiver le fait qu'il une dépendance ailleurs. Et là, c'est top parce que d'un coup, on a un impact. La personne va pouvoir aller agir, par exemple, avec une autre entité et se dire, vous le voyez, globalement, il nous manque ce type d'informations pour nous permettre d'être qualitatifs sur tel ou tel objet. Et c'est ça, je trouve, qui est intéressant derrière les chiffres, c'est qu'est-ce que ça change en termes d'impact, en termes de comportement. speaker-0: Mais par exemple, qui c'est qui calcule seulement ce delta entre les attentes, les objectifs et la réalité de ce qui est produit ? vas par exemple surprendre le sujet de la user journée ou de la maquette Figma. Qui c'est qui dit, tiens, tu as atteint 80 % ? Est-ce que c'est toi ? ou est-ce que c'est le lead, est-ce que c'est la personne toute seule qui s'auto-manage ou qui s'auto-analyse ? bon, avec les biais qu'on connaît, mais... speaker-1: Alors c'est une super question globalement, en fait que tu poses la question, ça me renvoie il y a quelques mois, lorsqu'à un moment donné on en était à un stade où on se disait c'est quoi le meilleur moyen de mesurer et qui doit le faire. Et en fait, simplement qu'est-ce qu'on a fait chez Pixis ? Et bien tout simplement on a testé plusieurs formats. Spontanément, on n'a pas donné le guideline spécifique, on a donné de l'outillage aux équipes et on a regardé un peu ce qui se passait spontanément pour tout simplement être dans l'itération. C'est-à-dire qu'on va observer ce qui fonctionne, ce qui fonctionne pas et rebondir. Et donc de manière concrète, on a fait plusieurs formats. Un designer s'auto-évalue. Très bien, il a un outil au quotidien qui lui permet de voir où est-ce qu'il de la marge de progression. Ou deux experts, deux produits designers se retrouvent et se disent ok, voilà mon livrable. Bah écoute, on se prend une demi-heure chacun en silence. On évalue ce que t'as produit, ce qu'a produit l'un des deux. Et puis après on croise nos regards sur ce qu'on pense être conforme ou pas. Et ça c'est super intéressant, deux experts qui échangent. Encore un autre format en review. le lead de son équipe ou la lead de son équipe sans le dire à personne, c'est pas grave. Mais il a quelqu'un qui présente à un moment donné un livrable à l'avenir et le ou la lead regarde en live directement et utilise le support pour faire des commentaires et challenger ce qui est produit. Voilà, ça c'est plein d'exemples de ce qu'on a testé au début avec un outillage qui était assez rudimentaire. On avait des checklists un peu manuels, mais au moins on était déjà engagé sur le fait d'objectiver c'est quoi les critères et d'autre part, à un moment donné, commencer à les utiliser au quotidien. Ça, a vraiment été, on va dire, un peu la préhistoire de nos premières étapes d'usage des standards au quotidien. speaker-0: Et je pense que le challenge le plus difficile pour toi, et j'en parle à chaque fois, je t'en ai parlé quand on a préparé l'échange, c'est c'est de ne passer pour la police du Figma, la positive design, et d'être le gars qu'on ne pas croiser dans les couloirs parce qu'on sait que sur notre user app journée, on a oublié telle chose, il y a tel aspect qu'on n'a pas pu changer. parce qu'il y a sûrement des explications. Bref, en tout cas, il faut avoir beaucoup de bienveillance. Et à la fois, faut des gens aussi avec une forte maturité autour et une capacité à se remettre en question, pas trop d'égo non plus, mal placé. Enfin, en tout cas, ça demande vraiment des soft skills qui soient vraiment importants pour accepter le design ops et l'intégrer totalement en tant que... en tant que outil dans l'entreprise. speaker-1: Et ouais, comme tu l'évoques, y a vraiment souvent quand on pense, hop, c'est un point souti. Et même moi, quand je me suis présenté tout à l'heure, j'en ai parlé. Mais en fait, comme tu l'évoques, il y a vraiment un enjeu qui est en fait une dynamique d'équipe. Et c'est marrant que tu en parles, mais le mot, je sais qu'on a échangé lors de la préparation, mais le mot policy design, il est venu immédiatement, immédiatement. Dès le moment où tu commences à dire, les gars, je vais vous mettre un cadre organisationnel. Et en plus, ce cadre, ça va être une checklist de qualité de ce que vous livrez. ⁓ mais c'est immédiatement, cette notion de police qui apparaît. D'où le fait en effet qu'il a tout un travail à faire, d'engager l'équipe. Bah déjà parce que de toute façon, la légitimité c'est eux qui l'ont, c'est pas l'OPS. C'est eux qui ont une légitimité à exprimer le bon niveau d'expérience. Donc ça c'est une première chose. Et après, en effet ce que tu évoquais, c'est assez drôle, ça parle de la posture et des compétences on va dire, du savoir-faire un peu de l'OPS. Quelle posture à avoir dans ces cas-là Et en effet... il faut creuser un petit peu plus ce côté-là. Pour moi, c'était super difficile, mais pas que chez Pixis en fait. Globalement, le rôle Ops, comme tu l'évoques, c'est pas le rôle le plus facile. Et à un moment donné, ce qui est intéressant, c'est que derrière, a cette notion où, en tout cas, moi, de l'expérience, ce qu'il a de plus difficile, et le savoir-faire que je développe année après année en incarnant ce type de rôle, c'est celui d'être un petit peu en capacité d'adapter sa posture, d'adapter fortement sa posture. contexte. Et ça, ça prend sur le tas tout simplement. speaker-0: Une dernière ponctuation pour t'informer que toi aussi, en tant que designer ou researcher, tu peux devenir membre du Design Club pour accélérer ta carrière et avoir accès à des opportunités uniques. Tu peux en savoir plus sur notre site designclub.global et via les liens en description de l'épisode. Merci de ton attention et bonne écoute. Ouais et à la fois j'imagine aussi que dans le recrutement c'était des choses sur lesquelles vous faites hyper attention, peut-être que toi aussi tu rencontres les gens qui sont intégrés et peut-être que sans mettre des étiquettes aux gens mais je vais le faire quand même mais tu vois peut-être que le profil est un peu founding designer qui ship à toute patate et qui va certes tester après mais quand c'est en prod et et voilà et donc il ce soit Il faut que ce soit live et donc il fait ce qu'il peut et souvent en plus il a un très bon craft et il a la tête bien faite et donc ça rentre plus ou moins mais bon ça peut créer des dettes plus tard etc. Je pense que ce profil là en soi est-ce que chez Pixis il va s'épanouir peut-être pas versus peut-être le designer qui a peut-être plus travaillé dans des organisations corporate qui ont peut-être eu des organisations design ops auparavant. qui savent un peu comment ça fonctionne et qui ont une facilité à rentrer dans ce type de process parce qu'on peut comprendre pour une entreprise comme Pixis qu'on a besoin d'un niveau de qualité qui soit le plus optimal possible. Donc, il rentrer dans cet état d'esprit là et c'est pas si simple de, tu vois, le plus dur, moi, je trouve dans la performance, c'est de la garder continue et d'être performant tout temps dans son design. et d'avoir comme ça cette continuité mais parce qu'on t'aide autour, c'est pas si simple. tout ça pour te dire que je pense que si dans le recrutement il doit y avoir un gros aspect. speaker-1: Ouais, suis d'accord avec ça. déjà, aujourd'hui, c'est Isabelle Richard qui est Head of Design sur le Périmètre PXS. Donc c'est elle en effet qui a ses enjeux de management de l'équipe. Mais globalement, moi ce que j'ai pu constater, c'est qu'il y toujours une culture, depuis mon arrivée au Saint-Pix, il y a toujours une culture de privilégier les team players, clairement. Donc j'ai presque envie de dire, je pense que c'est un virage qui a été pris à peu près à l'époque d'avoir un mode organisationnel avec des personnes qui... apprécie d'avoir un fort niveau de engagement sur les sujets ops, d'une part, et d'autre part qui sont à même d'accepter d'être challengeés, et pas qu'une fois, de manière régulière, sur leur délivrer au quotidien et même sur leur croyance, sur ce qui pense être la bonne manière de réaliser telle ou chose. Donc ça aujourd'hui, c'est un peu l'ADN de l'équipe. Après, je ne voudrais pas caricaturer non plus, c'est-à-dire qu'en même temps, Contrairement à ce que tu évoquais, on a des gens derrière avec des parcours très très différents. C'est juste que globalement, pense qu'il cette fibre qui est privilégiée. En revanche, on se retrouve avec des gens qui ont des horizons assez spécifiques, assez différents. Et je pense que c'est aussi ça qui fait un peu la richesse et des points de vue croisés qui sont assez différents et qui viennent enrichir le speaker-0: Non, mais c'est sûr. C'est vrai que moi, j'aime bien peu grossir le trait parce que comme ça, tout monde peut se projeter et voir un peu tout de suite les deux profils très différents. trouve que dans le design, y a tellement de profils différents, rien que juste par rapport au secteur dans lequel on a travaillé sur les sujets. Est-ce que c'est du B2P, du B2C, du B2I ? Déjà, ça change tout. voilà. OK. Et... speaker-1: Técla. speaker-0: Et justement, toi, quand t'es arrivé, est-ce que... Il y avait déjà un petit peu du design ops, où c'était vraiment tout neuf, et ensuite, j'allais te dire un peu, quelles sont toi tes convictions de designer et de design ops que t'as pu mettre en place chez Pixis ? Et en fait, peu en filigrane de tout ça, c'est quoi les bonnes pratiques du design ops, fait ? Que tu conseilles. J'en ai beaucoup à chaque fois, je suis désolé. speaker-1: J'en avais écouté deux ans, franchement c'est toujours très quali. Alors déjà dans le contexte de base, pour répondre à ton premier point, le contexte de base SubX6 c'était des équipes qui étaient déjà avec une forte seniorité d'une part et un niveau d'engagement à commencer, un peu de documentation. Moi quand je les ai rejoints, y avait un OBS qui était déjà là mais qui n'était pas encore très souturé tout simplement et on ne parlait pas encore au fond. vraiment de seuil de qualité. donc ça c'était vraiment pour placer un peu un point de départ et pour rebondir sur ton point suivant qui était bon bah voilà globalement, comment on amené notre berque, bah moi je vais poser un peu une première expression en général quand tu arrives dans une équipe et que tu commences à mettre en place de l'Obs, évidemment tu veux raconter le rôle, comment on va réaliser les choses etc. et bien souvent dans la tête des gens ils entendent qu'il s'agit d'établir des standards ou d'un moment ils comprennent en se disant bon bah attend Si moi ici à Telpost, je suis Product Designer, je livre un niveau de qualité et à côté l'autre personne ne pas du tout le même niveau de qualité, c'est quelque chose que tout le monde peut comprendre. Donc à un moment donné, il y a un engagement, il y a une logique où on se dit ok, c'est normal, ce gars arrive, il veut venir nous aider à structurer tout ça. Donc c'est ok. Problème, tout le monde pense, l'OB s'y compris potentiellement, que ça va se passer de la manière suivante. Il a un problème critique à un endroit, il est tellement critique, il faut le solutionner dans le workflow. Et qu'est-ce qui se passe ? On va faire un standard et c'est parti. Problème. Ça c'est un peu comme ça qu'on raisonne. qu'en fait, c'est oublier à quel point un collectif... Travailler de manière collective c'est important, mais ça nécessite par ailleurs énormément d'étapes de maturité. Et en fait, c'est pas en essayant de foncer en se disant bon bah le mois prochain c'est bon, on a un standard, hop on passe à autre chose. Si on partait dans cette direction-là, c'est peut-être le premier conseil, ça ne fonctionne pas. En fait, ce qu'il faut... c'est pas éviter d'avoir des difficultés. C'est arriver à potentiellement objectiver le fait qu'elles existent. Je vais en parler un petit peu, donc ça n'empêche pas d'avoir des bons conseils. Mais il pas se dire qu'on va éviter d'avoir des problèmes. Parce qu'en fait, on n'apprend pas. J'enfonce peut-être des portes ouvertes en disant ça. Mais collectivement, on n'apprend pas. Derrière, on ne se confonde pas aux difficultés. Voilà, donc ça, c'était un petit peu le premier gros tips. Et si j'avance un petit peu dans mon raisonnement, globalement, en fait, pour essayer de solutionner un problème critique et arriver à établir un standard de qualité qui est utilisé collectivement par tous. et en fait il a un cheminement qui est hyper important à traverser. est peut-être différent en fonction des boîtes, moi j'ai pas la science infus sur ce qui se passe dans tous les écosystèmes, mais en tout cas je suis là pour partager quelques bonnes pratiques. speaker-0: Ok. Ouais, vas-y, vas-y, excuse-moi. speaker-1: Non non vas-y je t'en prie, je sais pas si t'avais un... speaker-0: Non, j'allais rebondir sur en fait, imaginons moi, je suis head of design et je me dis, tiens, j'ai une équipe de 15 personnes. Est ce que ça vaut le coût, le coût à la fois financier et le coût le coût global d'intégrer un design ops, entre guillemets, sous cette question, c'est à quel moment on intègre de l'ops? Et ensuite, c'est un peu aussi. Comment défendre l'OPS en termes financiers ? Est-ce que avez des capillais qui sont suivis pour vous de dire grâce à l'arrivée de Thomas ou d'une autre personne, le niveau de qualité du design a évolué comme ça, la productivité a évolué de cette façon, etc. Parce que parfois, c'est des rôles qui, comme ça, peu supportent, peuvent être assez souvent remis en question par le gars qui fait son Figma. Thomas il produit rien. Tu vois ce que je veux dire ? speaker-1: complètement... ça peut arriver. speaker-0: Et voilà, c'est un peu comment défendre ce rôle en fait. speaker-1: C'est des postes où ça arrive souvent ce que tu évoques, à savoir d'aller questionner peu la valeur à porter. VS, un designer qui va produire ses maquettes par exemple et qui va faire la recette de ce qui part en prod. Je suis d'accord, c'est une question qui revient souvent. Alors déjà pour le trigger, qu'est-ce qui fait qu'en général une équipe a besoin d'un ops ? Comme je te le disais souvent, as un design system lead et c'est vraiment un rôle clé. Et parfois tu as un engagement déjà sur la research ops, ce n'est pas toujours le cas. Mais globalement, bien souvent, ces équipes se posent la question de, avec le staff actuel, des chercheurs qui sont ops un peu de temps en temps, souvent en design system lead, dans le meilleur des cas, qui est full time sur le design system ou les design systems, et problème, c'est pas vraiment le manager qui a temps d'aller gérer de l'obs, puisqu'il a le suivi hrach à faire, le fait d'aller convaincre dans l'organisation qu'il faut aller dans telle telle direction, etc. Et ça, c'est une vraie bonne question qui se pose. En général, tu as deux indicateurs qui font que... globalement il est urgent de se poser les questions, nécessairement de créer un recrutement, soit de structurer son équipe avec un engagement ops qui est plus structuré, soit de faire un recrutement en complément. Et souvent c'est à quel point on a un même problème qui répété plusieurs fois et on n'arrive pas à solutionner. speaker-0: Tout le monde se renvoie un peu à la balle. C'est ça. C'est Olid, c'est AX, c'est Y. Oui, parce que lui, il a plus de compétences en ça. Et puis ça, c'est son sujet. speaker-1: Tout simplement, c'est à quel point on se retrouve avec le même problème, on le voit arriver à chaque fois. en plus, ça c'est le premier point, donc les problèmes répétés, potentiellement avec un niveau de criticité bien entendu important, et d'autre part, le constat qu'on fait à chaque fois, c'est qu'en fait, on n'arrête pas de les solutionner. Pour moi, la réponse à l'aussi simple que ça, c'est à ce moment-là c'est important de se poser la question. Ce n'est pas une question recoupement d'ops, c'est vraiment une question de à quel point on structure son équipe. Après, moi ce que je voulais dire Paul, c'est que à l'air où... On a globalement de l'intégration de l'IA, qui une technologie un peu particulière, qui est un modèle probabiliste. Ça pose la question suivante. Dans quelle mesure demain, si on n'a pas un engagement assez structuré de l'Obs en interne, à quel point il y encore un risque encore plus gros d'utiliser des outils sur lesquels on va potentiellement pas trop savoir s'ils font le job aussi bien qu'avant, moins bien qu'avant, si c'est le bon outil, etc. Et c'est pour ça que pour moi aujourd'hui l'Obs il est un... un tournant, au même titre que l'ensemble du métier du design, est celui de... Globalement, est probable que le fait de structurer les équipes et d'établir des scores de qualité utilisés par toutes les équipes, va devenir un enjeu majeur. donc, en termes d'organisation, ça aura un impact. speaker-0: Donc justement, on n'a pas encore parlé des outils. Dans le rôle du design hub, c'est un petit peu le côté la veille sur les nouveaux outils qui arrivent. Savoir quel est la stack qu'on met en place dans l'entreprise pour qu'elle soit la plus optimisée et automatisable, j'imagine, possible. Toi, quelle est ta vision par rapport aux outils Et j'allais dire, est-ce que tu peux nous partager quelques choix que toi t'apprécies, des outils que t'apprécies et que tu trouves performant les uns avec les autres speaker-1: Ouais, plaisir. Alors pour répondre à ton premier point, globalement, moi ce qui me surprend la plupart du temps, en pas mal d'organisations, c'est le fait qu'il y avait pas mal d'engagement sur le fait d'aller tester les nouveaux outils qui intègrent DOLIA. C'est très bien, je pense que c'est important. Le problème c'est que si derrière on a des équipes qui s'engageaient uniquement sur le fait d'aller, entre guillemets, tester les nouveaux jouets, ça pose la problématique suivante. C'est que derrière, dans quelle mesure ? il y avait déjà au sein de cette organisation une idée suffisamment claire de c'est quoi le processus qu'on a aujourd'hui parce que c'est pas toujours une évidence et dans ce processus quels sont les seuils de qualité qu'on attend. J'y reviens à chaque fois donc désolé ça fait peut-être un un effet de répétition mais ce qui est hyper important là-dessus... Ben ouais ça commence avec répétition c'est important, l'OBS on le sait ça. en fait ce qui est hyper important à un moment donné c'est ça c'est de se dire pourquoi speaker-0: La logique, ça commence comme ça. speaker-1: Aujourd'hui, a autant d'organisations qui font de la veille et de la veille, c'est hyper important. C'est une activité qu'il faut faire quotidiennement, notamment sur l'utilisation. La problématique, c'est pourquoi autant d'équipes se saisissent du fait d'aller tester les outils ? Tout simplement parce qu'en fait, c'est sympa. On a envie, nous, spontanément, de faire ça. Donc, on fait ce qu'on a envie. À quel point c'est enviable et souhaitable pour l'organisation, ça, n'est pas toujours une évidence. Et à un moment donné, il faut un équilibre. Il faut un équilibre entre un engagement de « teste les outils Et il a un autre équilibre où il faut à un moment donné qu'on arrive à se dire ok, dans notre organisation, dans ce contexte bien précis, voilà ce qu'on doit maintenir comme qualité, voir où est-ce qu'on pourrait l'augmenter, à quel endroit on pourrait potentiellement l'augmenter et là, on questionne les IA différemment, on se dit pas juste on va prendre une IA, demain il fera les macates à notre place. C'est qu'est-ce qu'on cherche à impacter en essayant d'adopter ce type d'outils et en quoi c'est vraiment pertinent dans l'autre contexte. Et ça c'est des questions, c'est des questions d'optes qui sont... speaker-0: C'est qui répond avec l'équipe, tu y réponds, mais c'est toi qui passes le temps dessus à se dire, tiens, tel outil fait ça, tel outil fait ça. On a un problème de productivité sur cet aspect. Tiens, si on utilise cet outil là, ça nous permettra d'automatiser ce point, par exemple. Je parle beaucoup d'automatisation, mais il y a aussi beaucoup de choses sur la qualité aussi. exemple, j'imagine que sur la partie research, research et research repositories, j'imagine qu'il y a beaucoup de travail autour de ça. donc justement, est-ce que tu peux nous après nous apporter ton avis aussi, mais lui donner un peu quelques outils, tu as un thème d'air speaker-1: Oui, Mais écoute, moi j'ai envie de parler en tant qu'obs aujourd'hui, je teste en parallèle des activités que j'ai Pixies. Je fais des à part, déjà avec des jeux de données anonymisés qui ont un avoir. Je fais des tests avec Cloud notamment pour voir dans quelle mesure des paramétrages qu'on a pu faire sur des assistants, il y a avec d'autres outils pour comparer un peu le niveau de performance. Et franchement... A Cloud, arrive à des choses assez intéressantes, à la fois pour la simplicité pour connecter les data et également par rapport à la performance du modèle. Donc moi, je n'irai pas dans une énorme liste d'outillages catégoriques lia. En tout cas, en tant qu'ops, je trouve qu'aujourd'hui, c'est un outil qui est en devenir et qui est hyper intéressant. Oui, cloud, exactement. après... En tropie. speaker-0: C'est... speaker-1: C'est un modèle, tout cas, dans les use case que j'ai testé moi à titre individuel, j'ai trouvé ça assez pertinent et je pense que c'est vraiment devenir. Et après, globalement, tu as aussi des outils qui potentiellement n'intègrent pas d'IA mais qui font des choses intéressantes. Lorsqu'on avait préparé la session, moi je t'avais parlé rapidement de super outils qui auraient été des étapes, qui sont un fait des étapes intermédiaires qu'on met en place et qu'on a conçues au sein de Pixies. C'est des outils, par exemple, pour nous aider à améliorer la... de nos maquettes sur Figma. On a la chance d'avoir dans l'équipe notamment Xavier Bellion. Xavier Bellion est freelance et il a travaillé avec nous sur System Up qui est un outil qui permet par exemple d'aller répondre à un des critères de qualité. Ça y je t'en donne un vrai pour le coup. D'ailleurs tu posais la question. Un critère de qualité qui est est-ce que ma maquette est... Est-ce que tous les composants sont connectés avec le design système et sinon pourquoi il s'agit de l'exprimer Ça, c'est un des outils qu'on utilise. Donc là, je te donne un exemple. Il ne contient pas l'IA. Et à un moment donné, il automatise une tâche qui est potentiellement hyper lourde. Aller dans les layers et regarder si je suis propre et aller détecter là où il y avait aux composants. Ce pas une tâche qui hyper plaisante pour les produits designers et potentiellement elle est extrêmement chronophage. Là, c'est un exemple de l'IA, elle est potentiellement, pour le moment, pas requise. On a une solution ou un outil. Et donc, c'est aussi pour... speaker-0: Très bien. speaker-1: C'est ça, des fois c'est pas toujours une nécessité. D'autre part, on en avait parlé aussi, ce sera mon dernier exemple, mais on a une solution qui a déjà été communiquée par Pixis, donc j'ai le droit d'en parler un petit peu. Globalement, PickCheck, c'est un plugin Figma qu'on a mis en place, tout simplement, qui vient permettre à un moment donné d'objectiver les critères de qualité manuellement, qu'on doit avoir par rapport à une maquette donnée. Et c'est hyper intéressant, parce qu'en fait, ça vient ventiler. l'impact de chacun de ses critères, si je la coche ou pas, au regard de plusieurs dimensions, telles que l'accessibilité, l'éco-conception, etc. Et d'autres dimensions. Et en fait, c'est un super outil pour le designer, parce qu'en fait lui, se permet d'un coup de pouvoir objectiver là où il a une dette. À la fin, il a des scores à la fois globaux sur la qualité de sa maquette, mais il aussi des scores par rapport à des domaines donnés de ce qui est attendu en termes d'ergonomie, par exemple. Et ça, c'est un super outil. Et encore une fois, Ça n'utilise pas l'IA ou en tout cas pas encore. speaker-0: Et puis j'imagine qu'il a un côté de ça des fois, des bonnes pratiques toutes bêtes et juste qui sont un petit peu embêtantes, où on n'a pas trop envie de le faire, etc. Et au final, ça te le rappelle, as dit tiens, je ne pas, la photo, est-ce que tu peux la renommer de telle façon ? Ça permettra aux gens qui font de l'audio description du site web de comprendre ce qu'il a en face de lui. Exactement. En fait, c'est des trucs tout bêtes comme ça et ce ne pas des chiffres et des lettres qui vont... Et ça, c'est important pour l'accessibilité, mais peut-être que c'est des petites touches de détails qui sont peut-être un peu lourdes parfois pour certains designers, qui n'ont pas envie vraiment de le faire. Pour eux, le truc est fini. au final, ça permet d'aller chercher dans les détails les gains marginaux. speaker-1: Exactement, en fait là je te l'ai annoncé en version manuelle, et en fait ce que mon message pour partager un peu de tips aussi dans l'échange, c'est à un moment donné pourquoi se passer de cette étape manuelle avant de foncer vers l'IA. Voilà si derrière tu te mets à utiliser une IA qui potentiellement check tes maquettes, mais elle check quoi exactement ? A quel critère ? Et c'est là où il important à moment donné de se dire ok on va aller utiliser l'IA demain dans nos workflows, évidemment, mais par contre il a tout ce travail de testons les choses de manière simple d'abord avec des grilles Excel. avec des plugins d'Enfigma qu'on reçoit nous-mêmes. Et ensuite, on pourra potentiellement activer l'IA. T'imagines demain, en une seconde, et d'un coup t'as l'IA qui dit, voilà, globalement, moi j'étais déjà fait l'auto-check globalement et voilà les endroits où il a encore des actions à mener. speaker-0: Ok, super. Est-ce est-ce qu'il des questions que je t'ai pas posées sur le design ops et des choses dont tu voulais parler et que j'ai peut-être pas su rebondir dessus là dans l'échange ? speaker-1: ⁓ bah écoute, non non, globalement, moi déjà je pense qu'on a bien fait le tour du sujet, après globalement je pense que l'OPS ça parlera pas à tout le monde non plus parce que à un moment donné ça reste le métier qui un peu moins représenté dans les organisations. Moi mon souhait, en tout cas dans l'échange, c'était aussi à un moment donné de faire en sorte que, déjà d'éveiller les gens au fait qu'à un moment donné cette notion de... cette ambition d'atteindre un bon niveau de qualité... ce pas juste un sujet de manager un peu théorique. C'est quelque chose qui est vraiment un enjeu opérationnel avec un métier derrière et surtout un enjeu aujourd'hui à l'air de l'IA. Voilà, c'était un peu mon grand message. C'est aujourd'hui, attention à tester beaucoup d'outils IA, c'est super, c'est vachement important, mais attention, ne le faites pas n'importe comment et derrière, il y a aussi des enjeux de sauvegarder la qualité avant de l'améliorer ensuite. speaker-0: Oui, puisque je vais dire dans la qualité, ça veut dire aussi justement toutes ces normes aujourd'hui d'accessibilité, d'éco-conceptions qui sont prises en compte. en soi, aller vers ce niveau de qualité là, c'est aussi répondre aux problématiques de notre monde d'aujourd'hui, aux problématiques de nos utilisateurs et d'avoir un impact sain sur ses utilisateurs. faut pas voir. voilà, tout ça pour défendre aussi un petit peu. la notion de qualité, n'est pas nécessairement un craft magnifique, mais c'est les détails que le diable se cache dans les détails. speaker-1: Ouais, c'est dans les... Je crois que c'est ça, après moi je suis nul en expression. Mais t'as raison, c'est pas une fin en soi. La qualité c'est pas une fin en soi, c'est là je te rejoins. Et en fait, c'est que derrière il a un impact business réel et il a un impact sur les usagers. Et en fait, voilà, c'est ça notre job à la base. donc derrière, voilà, c'est pas un petit sujet et je pense qu'on aura l'occasion d'en parler de plus en plus. speaker-0: ⁓ Thomas, arrive sur la fin du podcast et merci de nous avoir partagé toutes ces infos sur le design hop. C'était hyper intéressant. en fait, pour finir, j'aime bien avoir trois questions qui sont peut-être les plus complexes de ce podcast. speaker-1: ça ça ça. Attention. speaker-0: Non, j'allais dire, la première, c'est est-ce que tu as une source d'information ? Tu parlais de veille tout à l'heure, que tu nous recommandes aux gens qui nous écoutent. speaker-1: Bah écoute, moi aujourd'hui de plus en plus je constate que je reviens toujours à un sujet qui est assez... à une source qui est assez basique, c'est le site de Norman & Wilson Group. Donc ça a l'air pas très pointu comme ça d'un point de vue... Pas très sexy mais... Ouais, ils assument vraiment ce côté, une ergonomie datée. Et un look and feel un peu daté mais par contre ce qui hyper intéressant c'est qu'à chaque fois je trouve que c'est une super source complémentaire à d'autres. Parce qu'en fait... eux, viennent, je trouve, chaque fois mettre des gardes fous autour de énormément de nos pratiques. donc derrière, tu vois des choses des fois qui sont tournées vers l'innovation, des choses qui, comme beaucoup de contenu sur le web, sur les réseaux, sont des fois très tournées vers la promotion quand même, et le fait de briller plus que d'apporter de la profondeur. Et donc je trouve que c'est toujours un super challenger. donc moi en général, en tout cas, on est obscens. C'est vraiment un site sur lequel je reviens souvent, et tu as appris, il y a beaucoup de littérature aussi, plutôt des bouquins. sur lesquels je trouve qu'il encore des choses qui des fois datent d'il y a 20-30 ans et quand tu vois un peu ce qu'ils affirmaient déjà dans la manière de documenter les pratiques, ça nous aide encore aujourd'hui. speaker-0: Ok, trop bien. Les deux dernières questions, c'est est-ce que tu as un film à nous recommander, un seul, et un album de musique ? speaker-1: un film et un album de musique. pour le film, là récemment c'était plutôt... t'as raison c'est les plus durs, à quel choisir en fait ? Plutôt que de choisir un classique du genre, je dirais plutôt une série que je viens de démarrer seulement la semaine dernière, c'était Smoke, je sais pas si on prononce comme ça le nom de la série. En fait ce qui est intéressant c'est que c'est un auteur de polar qui est producteur de cette série pour la première fois. C'est lui qui a écrit des trucs qui ont été adaptés au ciné comme Mystic Driver ou Shutter Island par exemple. C'est Denis Léand. en fait là il a co-produit cette série qui parle des pompiers qui pour le coup commettent également des incendies. C'est un sujet où tu as des tueurs en série mais qui utilisent le feu comme vecteur. C'est particulier mais c'est une super belle série. speaker-0: Ok, trop bien. Je n'en ai pas entendu parler. Les références sont les bonnes. Et un album de musique ? speaker-1: ⁓ mon album de musique préférée, speaker-0: Enfin celui que tu nous conseilles quoi ! C'est ton préféré, tu vas pas nous conseiller un album que t'aimes pas ? speaker-1: celui je vous conseille que c'est Non mais tout à l'heure j'ai essayé de un truc récent pour les séries et là je plutôt prendre un classique. Je sais pas si toi t'écoutes du hip hop US, moi j'ai toujours adoré ça depuis tout jeune et peut-être que ça va te parler mais moi j'adore l'album de Hunter The Wooteng, c'est un album de début des années 90 du Wooteng Lang. pour moi un des grands classiques donc pas très nouveau et pour... speaker-0: C'est speaker-1: Ouais, c'est celle-là. Ouais, je sais plus, ça va dater tout début. speaker-0: Et t'as regardé d'ailleurs la série justement sur le Wuteng ? speaker-1: ⁓ non, non, il a une série sur le... speaker-0: Sur la création du Wuteng, oui, sur la création du Wuteng. fait, avant qu'ils soient créés, tu les vois, ils ont 18, 19 ans dans les rues, dans les rues de Staten Island. Ils ils se connaissent, mais ils se connaissent un peu de loin, voire même, c'est un peu des gens de gangriva, de gangrivo. Et au final, tu les vois évoluer jusqu'à ce qu'ils commencent tous un peu à se rencontrer et à faire de la musique ensemble. Et c'était très sympa. C'est sur Stars. speaker-1: Excellent ! Ah mais faut trop que je découvre ça, tu te rappelles du lendemain speaker-0: Très sympa et avec un focus sur Reza et sa vie. speaker-1: C'est je suis quand même quelqu'un qui écoute du hip hop aussi. speaker-0: C'est de la même culture. Trop bien. ⁓ ben écoute, donne envie de m'y remettre dedans quand je vais sortir du coworking. Merci Thomas, c'était un plaisir. speaker-1: Merci beaucoup encore une fois Paulin de m'avoir invité. J'espère que j'ai intéressé tout monde un peu avec ces sujets ops qui sont comme des trucs un peu niche et pour autant je trouvais ça cool aussi de parler de nos métiers où on ne pas toujours ce qui s'y passe derrière. speaker-0: Ouais, il des métiers qui font sens dans des organisations pour donner du sens aux organisations et pour délivrer de la qualité dans la durée et garder justement ce niveau de performance. Moi, c'est un peu ça je retiens et c'est vrai que si on n'est pas accompagné pour ça, c'est quand même compliqué d'avoir ce, c'est un peu ce garde-fou, garde-boue en tant que designer pour aller vers ce produit ou alors il faut être déjà très, très... très très cadré dans sa tête et ça et souvent on que les designers ça peut aller un peu dans tous les sens donc c'est pour ça que je dis ça mais les commerciaux c'est pareil mais dans le commerce on n'en a pas vraiment des ops et je pense que ça aurait vraiment ça aurait vraiment de l'impact speaker-1: On y viendra peut-être. C'est possible que ce soit métiers non spécifiques au design qui vont arriver avec les technologies. speaker-0: Deux logiques designer. ça ferait sens. bah super Thomas, je te souhaite une très belle journée. C'était un vrai plaisir. puis écoute, on continue de se suivre sur les réseaux et puis on souhaite le meilleur pour la suite avec Pixis et avec Nextun. À bientôt. speaker-1: C'est top, merci beaucoup Fall, à très bientôt, salut ! speaker-0: Merci d'avoir écouté le podcast Head of Design. L'expérience à vos côtés est incroyable et je vous en remercie chaleureusement. Si tu veux aller plus loin, je te laisse m'ajouter sur LinkedIn. Je serais ravi de pouvoir débriefer avec toi des épisodes. Allez, le club ferme ses portes. J'espère que vous avez apprécié le moment et on se revoit très très vite.