speaker-0: Bonjour, suis Paul Menand, co-fondateur de Design Club, un collectif international 100 % design et research. Grâce à la force du nombre, on accélère les projets de nos clients et la carrière de nos membres. Je t'encourage à nous découvrir sur notre site designclub.global. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'animer le podcast Head of Design, un podcast qui met en lumière ces personnalités inspirantes qui définissent les tendances du design. Vous découvrirez leur parcours, savoir faire, et les convictions qui les animent, tout en partageant leurs bonnes pratiques et recommandations. Enfin, si tu apprécies notre démarche et ce podcast, tu peux nous supporter en donnant ton avis 5 étoiles et t'abonner à l'émission pour suivre nos prochains épisodes sur ta plateforme d'écoute préférée. L'expérience podcast est incroyable et vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre et je vous en remercie. Allez, c'est parti ! Vous avez laissé votre manteau vestiaire ? Bienvenue dans le club ! Bonjour tout le monde et bienvenue sur le podcast Head of Design. Aujourd'hui, je suis très heureux d'accueillir David Serraud, Design Director Retail Digital et Paiement chez BPCE. David, bonjour. speaker-1: Salut ! speaker-0: Écoute, c'est un grand plaisir de te recevoir. On se connaît depuis maintenant, on se suit depuis quelques années. Et j'avoue, pris un peu le temps de te faire la proposition de venir dans ce podcast parce que je voulais être un peu plus sûr de moi et me dire qu'on allait faire quelque chose de super. Donc, j'ai laissé un an avant de te proposer et maintenant on y est. Donc, je super content que tu aies accepté cette invitation parce qu'on va faire un peu un par rapport aux autres podcasts que j'ai l'habitude de faire sur le quotidien de ce qui se passe dans leur entreprise et les sujets qu'on fait du moment. On va faire un petit pas de côté comme tu as l'habitude de faire. On va bien sûr expliquer ton parcours qui tu es. On va expliquer aussi un peu comment on crée une position de leader du design grâce au fait d'intervenir dans des écoles, d'être formateur. autour du design. On va aussi parler des pas de côté que tu as pris à chaque fois, dès qu'il y a eu un changement de paradigme et un changement de technologie majeur dans nos métiers, pour te former aussi. Et c'est ce que tu fais aujourd'hui, on va expliquer justement le doctorat que tu fais en collaboration avec BTC, autour de l'IA. Et bien sûr, on va poser des questions sur l'IA. comment tu vois son évolution, peut-être si tu as des prédictions incroyables, si toutes les trois semaines tout ça, change. Ça te va ? speaker-1: Super, super. écoute, merci. Merci pour l'invitation. Bah pour tout dire, en fait, t'as pris du temps à me demander. Et c'est vrai que pendant quelques mois, me suis interrogé sur quand est-ce que t'allais venir vers moi parce que je voyais plein de podcasts qui sortaient avec des gens super intéressants. dis, bah alors, pourquoi ils me demandent pas ? Je n'osais pas trop aller te solliciter. Je trouvais ça un peu bizarre. Donc Ravi, relâchez la proposition. speaker-0: C'est super ça me fait plaisir, pense que le respect est mutuel et donc c'est top, on va pouvoir faire un super épisode. La première question que je pose dans ce podcast, c'est toi à quel moment tu découvres le design dans ta vie speaker-1: Ok, c'est pas une question simple parce que ça fait un bout de temps. bon, le suivant que je me rappelle, j'ai toujours aimé fabriquer des trucs. Quand j'étais jeune, je bricolais pas mal. Bon, ça a commencé par les dégouts comme tout le monde, enfin, comme tous ceux qui ont pas mal aimé, qui ont fait du design, je pense. Et puis après, je me suis pas mal... J'aimais bien bricoler, j'aimais bien faire des choses de mes mains, j'aimais bien penser des solutions un peu techniques à des problèmes que j'avais. Je me rappelle, ne vais m'étendre sur tous les trucs que j'ai pu bricoler, mais par exemple, quand j'étais j'étais ado, je faisais de la photo. Et à l'époque, ce n'était pas encore numérique. Et du coup, pour faire de la photo noir et blanc, j'avais fabriqué moi-même un agrandisseur de photos. J'avais découvert que les appareils photo argentiques ça marche dans les deux sens. C'est à dire que si je mets une pellicule dedans, ça va imprimer ce qu'il à l'extérieur sur la pellicule. Mais si j'éclaire la pellicule, va projeter ce qu'il sur la pellicule à l'extérieur. Et donc j'avais récupéré un vieil appareil photo et j'avais monté tout un dispositif pour faire justement un projecteur de photos, pour avoir un agrandisseur pour tirer mes photos moi-même. Donc voilà, c'est genre de truc que j'aimais bien faire. Ok. speaker-0: Tu as tout de suite fait une formation. speaker-1: Non, pas du tout. j'ai un parcours. Un spécialiste des pas de côté, va dire. Un coup à droite, à gauche. Non, non, en fait, pour diverses raisons, moi, j'ai fait plutôt, mes premières formations, elles étaient plutôt techniques. Donc, à l'époque, j'ai fait un bac F1. Donc, c'est bac industriel. Donc, j'ai appris à fabriquer des trucs, à faire d'usinage, à fabriquer des objets. J'avais de la mécanique de l'électrique, etc. speaker-0: Je sais si c'est clair. speaker-1: Et après ça m'a orienté... Déjà à l'époque, le design c'était quelque chose qui me parlait, mais j'avais un peu la conviction que le design c'était la interconnection entre la technique et la créativité. Et donc c'était quand même quelque chose que je gardais en tête. Mais après derrière, j'ai fait un BTS de plasturgie. Pour tout dire, je suis technicien supérieur en plasturgie. Je sais fabriquer des cartères de voitures, des tableaux de bord. je sais les fabriquer pas de bout en bout mais je connais encore bien le matière plastique etc. c'était pareil, c'était assez technique et assez industriel et après ça c'était un peu le deal avec ma famille c'est dire bah voilà je fais ces études là ça vous rassure je sais que j'aurai un métier après mais voilà mais après je vais faire le truc qui me plaît et donc là je suis allé m'inscrire en art plastique donc en fac d'art plastique à Paris 8 pour faire une licence et après une maîtrise d'art plastique. Voilà donc complètement un autre domaine. en Paris 8 c'était une fac assez pointue sur l'art contemporain. donc pour moi l'art il a un peu commencé à l'urinoir de Duchamp on va dire. Et à la fois c'était intéressant et là ça compte pas mal sur mon parcours. Par ailleurs, c'est une fac qui je pense encore aujourd'hui, pas forcément beaucoup de moyens, mais par contre qui est très ouverte sur les nouvelles technologies. speaker-0: Une ponctuation pour t'informer que Design Club peut t'accompagner dans le recrutement de ton équipe design ou research. Nous saurons te trouver la perle rare en freelance ou en CDI. Enfin, si tu galères à mettre en place une recherche utilisateur multi pays, sache que grâce à nos user researchers locaux qualifiés et un peu partout dans le monde, on saura le faire en quelques jours. Tu peux en savoir plus sur notre site designclub.global. Merci de ton attention et bonne écoute. speaker-1: C'est là que j'ai fait mon premier site web. Il y avait des cours d'informatique et c'est là que j'ai commencé à découvrir l'intermètre. C'était dans les années 2000. Et donc là, j'ai commencé à expérimenter toujours avec ce goût de tester des trucs. là, c'était bonheur, fait d'avoir un peu une appétence technique que j'avais acquis en faisant un peu de la programmation. électronique et des trucs comme ça. puis après avec ce champ nouveau de l'internet qui s'ouvrait, c'était voilà, c'était un peu open bar. speaker-0: En plus, c'était un internet qui n'était pas assez accessible que ça parce que là, il fallait coder, fallait aller dans le dur du pixel, etc. Donc c'est vrai que ça mixait parfaitement tes deux intérêts. Je trouve qu'on y retourne de plus en plus par comprendre sa matière technique, le code et comprendre ce que peut faire. speaker-1: Ouais, c'est l'autre truc. C'est un problème. speaker-0: On sent que ça revient de plus en plus. speaker-1: C'est C'est vrai. fait, pense que c'est ma conviction. pense que c'est le meilleur moyen finalement de... On en reparlera sûrement avec Lya, mais de s'approprier une technologie, c'est de mettre les mains dedans. C'est peut-être une perception personnelle, mais en tout cas, je pense pas que tu puisses être crédible quand tu conçois des trucs qui sont basés sur une technologie si tu n'as pas mis les mains dans la technologie. speaker-0: Et puis si t'écoutes uniquement que les... Bah aujourd'hui c'est beaucoup du YouTube, du tutor etc. La réalité de tout ça face à des choses sponsorisées, face à comment au final au background de la personne la facilité qu'il a peut-être à l'utiliser versus peut-être d'autres gens qui ont des backgrounds, ça change beaucoup et au final quand tu te soumets-toi même tu comprends un peu tes limites et donc potentiellement c'est le désor que aussi. speaker-1: Mais c'est vrai, je pense que c'est aussi cette curiosité pour la matière en En l'occurrence elle est numérique mais en tout cas c'est une curiosité pour la matière qui m'a toujours pas mal guidé je pense. Après donc en termes d'étapes on va dire de vie, donc dans les années 2000, quand je finis ma licence d'art plastique, il y avait encore du service militaire en fait. Donc voilà, je suis allé passer 6 mois à l'armée. Ce n'était pas complètement 100 % inintéressant. speaker-0: Là quand je disais c'était une autre ambiance peut-être pour... J'ai eu envie de parler Paris-Guin, ça a dû faire... speaker-1: Paré oui, y a eu pas de petit gap quand même. Mais bon, je me suis retrouvé dans un domaine, c'était dans les transmissions. donc, me suis retrouvé quand même dans des... Face à des machines, je ne dirais pas que j'ai tout analysé, etc. parce que c'était un peu secret d'effort. Mais je me suis retrouvé dans des centres de transmission avec des machines de cryptographie, des systèmes de communication crypté, etc. Et ça m'a... Enfin, pareil, je me suis un petit peu intéressé au sujet, même. Voilà, avec crypto, ça m'a pas mal intéressé. Voilà, puis j'étais toujours un peu dans cet univers un peu informatique et tout, donc ça, c'était un aspect intéressant. C'est fou comme part toi. J'ai appris à cirer mes bottes et à démonter un Famas, mais voilà, je suis aussi un peu penché sur le crypto, c'était pas mal. speaker-0: C'est fou comme parfois je trouve que quand on fait cet exercice de retour sur une carrière, on se rend compte que chaque expérience au final, on la retrouve à sa façon dans ce qu'on fait aujourd'hui. En tout cas j'ai l'impression de danser dans les différents parcours des gens que j'écoute. On ressent ça, cet intérêt à la fois pour la technique, cet intérêt pour la partie visuelle artistique. cette volonté d'aller gratter tous les sujets dans lequel on nous met comme ça un peu parfois par hasard et c'est un peu le sujet du designer. Un jour il va faire des sujets de sas, b2b complexe, ensuite il va faire un fit web et il faut comprendre les mécaniques de chaque expérience et c'est cette curiosité là qu'on... speaker-1: ... Et ouais ouais, cette curiosité, cette envie de gratter en fait, qui je pense est un truc essentiel et tourne toujours autour de l'IA mais c'est sur quoi je pense que là il a une valeur ajoutée dans les designers qu'on va avoir pendant encore un certain temps. Voilà, c'est là je trouve que toute la valeur du designer est importante, c'est d'aller chercher l'information, d'aller comprendre comment ça marche, de trouver les problèmes. Là je pense qu'on a toujours quelque chose qui est super important. a toujours une grosse valeur ajoutée. speaker-0: couplé à la capacité et à la compréhension de comment, visuellement, on donne envie aux gens d'y aller aussi et d'être sur une expérience positive. Je pense que, en effet, je pense que l'IA, vraiment, ça renforce le rôle du designer. Mais justement, on va en discuter juste après. Juste pour savoir, jusqu'à BPCE, tu peux nous dire rapidement comment tu arrives à ce rôle-là et peut-être le moment où... Je sais pas s'il a... speaker-1: ... speaker-0: Souvent il a une expérience dans sa vie, peut-être deux, où on se dit que ça, on a vraiment évolué, on a compris des choses, on a progressé. Est-ce que tu pourrais nous faire un faux plus dans ça ? speaker-1: Ok, je vais essayer de faire vite parce que finalement, on est en 2026, donc là je suis en 2000, donc il y a quand même quelques années entre temps. première expérience, sortant de l'armée, voilà, je commence à bosser dans une petite agence, il fallait étape de progression quand même importante, donc c'était une toute petite agence, mais qui se mettait au web. Moi, j'arrivais avec ma casquette un peu autodidacte, un peu polyvalent, etc. Et donc je me suis mis sur leur projet, voilà, ils commencent à développer les premiers sites internet et donc ils avaient besoin de quelqu'un qui était, voilà, qui était assez ouvert, etc. Donc je commence à coder des sites web, à faire le design en même temps. voilà, donc c'était là, je veux dire, une expérience assez, enfin vraiment, vraiment formatrice. Mais j'ai envie de dire qu'il a vraiment, j'ai vraiment bossé, enfin appris par moi même, en mode très autodidacte, découvert les premiers, voilà, on faisait des sites, je me rappelle, On faisait des sites avec des mentions dessus optimisées pour Netscape. Parce que c'était Netscape Navigator versus Internet Explorer. Les deux navigateurs n'étaient pas vraiment compatibles. voilà, quand tu concevais ton site, fallait faire un choix à l'époque. C'est beaucoup de bidouilles et... speaker-0: Et donc quand on rentre dans cette vidéo là, il faut rentrer dans les sujets un peu complexes. speaker-1: Donc voilà, première expérience. Après, suis passé dans une boîte un peu plus grande, une agence qui est au départ une agence de communication corporelle qui bossait pour SFR notamment. Voilà, et qui bossait sur le portail commercial des SFR. Voilà, donc c'était l'agence qui faisait ça. Donc un peu passage à l'échelle, voilà, sur des projets un plus... complexes, des enjeux un peu plus complexes. me rappelle une fois, j'avais planté le site de SFR, je me suis un peu fait engueuler. C'était l'époque où on allait un peu la main sur tout et il faire attention. voilà, et en même temps, je crois que je reste deux ans dans cette agence et pas de côté aussi. me rends compte que le e-commerce, notamment, se développait pas mal. Et voilà, j'avais l'impression que le métier était en train de changer, etc. Donc ça m'a donné envie de retourner à l'école et ça je l'ai fait plusieurs fois. Et donc là, ces élèves, j'ai arrêté, vraiment j'ai démissionné et je suis parti faire un an de formation en licence de multimédia. Voilà donc une petite phase de formation. Suite à ça, je rentre dans une boîte un peu plus importante, qui lastminute.com. donc là vraiment e-commerce. Donc là pareil, je découvre un site un peu plus, voilà un métier un peu plus dans un domaine, on va dire un peu plus de complexité. il y avait plusieurs marques et puis je commence aussi à manager un petit peu une petite équipe. Et là tu parlais des expériences un peu importantes, des phases de transition un importantes. Donc elasmute.com qui était donc une boîte anglaise et rachetée par une boîte américaine. speaker-0: Oui. speaker-1: qui est Travelo City, est une grosse boîte de e-tourisme, e-travel américaine, qui dépend du groupe Sabre, qui ce qu'on appelle un GDS. Donc c'est vraiment un peu comme Amadeus en Europe, c'est les boîtes qui gèrent la vente de billets d'avion. donc, changement un peu d'organisation et notamment, me rappelle, donc il décide de monter en Angleterre. une équipe d'UX, enfin de design, je sais si à l'époque encore on appelait ça, je crois que c'était le début du UX design. Et donc il a une responsable américaine qui vient en Angleterre pour organiser cette équipe UX Europe. Et moi je trouve ça super intéressant. Et donc vraiment je postule et je décide de les rejoindre. Donc pour rejoindre l'équipe User Experience Europe de Lastminute.com. Et ouais, vraiment phase... Là du coup, effectivement, phase d'apprentissage. Alors moi, je l'ai rejoint avec la casquette d'architecte de l'information. Voilà. Croyable. Et j'aimais bien cette dénomination d'architecte parce que déjà, voilà, bossant pour la SMU de France, de plus en plus, je faisais beaucoup de carrés et de flèches, en fait. Voilà, c'est box and arrows. Parce que j'avais vraiment le sentiment que l'expérience utilisateur, c'était pas juste le visuel, c'était pas juste l'esthétique, les couleurs, etc. Mais c'était aussi la façon dont l'expérience s'articulait entre différentes étapes, dans le temps, etc. Et donc cet aspect un peu plus abstrait, stratégique, m'intéressait pas mal. Donc je reste à peu près deux ans à ce poste. Et c'est vrai que là du coup c'était une période vraiment intéressante parce que bon j'étais entre Londres et Paris et la pratique de luxe design se développait vraiment à Londres, enfin c'était vraiment en avance à l'époque. speaker-0: Ça allait être ma question. On annonce les UK toujours un peu en avance sur la partie design en Europe. En tout cas, à cette époque-là, c'est ce que toi tu ressens et c'est là où tu progresses dans ta vision de ce que c'est que le design, les différentes méthodeaux, la recherche utilisateur, l'analysateur, des choses comme ça. speaker-1: ... D'ailleurs je me rappelle, c'est ça qui m'avait donné envie à l'époque, parce que assez rapidement quand le groupe Travelocity avait racheté Last Minute, ils avaient fait des tests utilisateurs dans différents pays. En gros ils avaient été arrivés avec leurs méthodes et ils se disaient qu'on veut pouvoir évaluer ce que pensent les utilisateurs des désinterfaces. speaker-0: Une dernière ponctuation pour t'informer que toi aussi, en tant que designer ou researcher, tu peux devenir membre du Design Club pour accélérer ta carrière et avoir accès à des opportunités uniques. Tu peux en savoir plus sur notre site designclub.global et via les liens en description de l'épisode. Merci de ton attention et bonne écoute. speaker-1: Et donc je me rappelle, étaient venus, ils avaient fait un peu le tour d'Europe avec... Donc avec leur responsable, lui, on va dire, Monde. Et ils organisaient des tests dans plein de pays. du coup, moi, j'avais assisté aux tests en France. C'était chez Accents, à Pantin, à l'époque. Si Frédéric Gare nous écoute. Et moi, j'avais assisté ça, j'avais été fasciné. Voilà. avec les tests bien carrés, vite son temps, tests modérés avec des gens qui regardaient en face, qui prenaient des notes et tout. Moi ça m'avait vraiment fasciné, c'était vraiment ce qui m'avait motivé du coup à rejoindre l'équipe anglaise. speaker-0: Et en effet, je m'imagine bien l'impact que ça a pu avoir. là, après, c'est là que tu passes plutôt sur des rôles ensuite de design manager, c'est ça speaker-1: Ouais alors j'ai rejoint Voyage SNCF, ça s'appelait comme ça encore à l'époque. Et j'étais pareil avec ma casquette d'architecte de l'information. Donc je n'étais pas spécialement manager, vraiment expert. Et en fait c'était mon ancien responsable chez la Smut.com France qui était parti du coup monter l'équipe UX chez Voyage SNCF. donc du coup il m'avait appelé et donc je lui ai rejoint. je l'ai rejoint mais je me rappelle je l'ai rejoint mais avec une condition c'était pendant deux ans d'être au cas de cinquième parce que j'avais postulé aux heures décoratives de paris pour faire un post diplôme et d'ailleurs je me rends compte que j'avais oublié une petite étape c'est vrai que entre le moment où je travaille à l'esprit.com france et le moment où je travaille à l'esprit.com uk je fais un an de congé congé formation pour faire pour faire un master de multimédia speaker-0: C'est là où, en fait, un des points que je voulais mettre en avant dans ce podcast, c'est justement à chaque fois, tu as pris le temps de te former. je pense que c'est quelque chose qu'il faut qu'on... Enfin, j'avais envie de mettre en avant auprès des gens qui nous écoutent, que faire ses pas de côté, ça a du sens dans une carrière, surtout dans des moments où les technologies évoluent énormément. Aujourd'hui c'est l'IA, mais hier c'était plein d'autres aspects qui changeraient. speaker-1: Ouais, ouais, c'est clair. Par exemple, notamment quand j'ai rejoint, quand j'ai rejoint Voyage CNCF, c'était le début du mobile. Alors c'était peut-être intuitif, mais en fait, au moment où je rejoins Voyage CNCF, donc je rejoue le 4e, 5e, en négociant un 1, 5e pour faire un post diplôme de recherche aux arts décoratifs sur le sujet de l'identité numérique et du mobile. Et du coup, trouve que ça m'a pas mal... Pareil, ça m'a pas mal enrichi. Le fait de voir les sujets de mobilité qui étaient en train de se développer, enfin d'expérience utilisateur sur le mobile qui se développait, et en même temps de faire de la recherche avec deux responsables dans ce petit labo de recherche. On était quatre ou cinq, je crois. Et voilà, on explorait... On explorait notamment l'impact du mobile sur la communication interpersonnelle. Comment ça changeait le rapport aux autres, le fait d'être tout le temps connecté potentiellement avec un petit device. Comment tu te représentes les autres, comment toi tu t'affirmes avec ce nouveau canal de communication. speaker-0: Ce qui est intéressant, c'est que tu fais CEPA de côté au moment où il a le changement de paradigme. Tu as fait le web, ensuite tu as fait le mobile, là aujourd'hui tu fais Iliya, mais tu n'attends pas trop longtemps avant de le faire. Ce que je veux dire, c'est que des fois, on a peur de se projeter peut-être dans une technologie plutôt clinique quand elle arrive, parce que c'est un peu un pari sur l'avenir aussi. speaker-1: Ouais. speaker-0: Ce que je dire, c'est que tu le fais très rapidement pour pouvoir être après, tenter aussi toi après de pouvoir être précurseur auprès des autres sur ces sujets-là et porter de la valeur à tes employeurs et à toi-même aussi en tant que personne. speaker-1: J'espère que ça apporte de la valeur autour de moi. speaker-0: Par rapport à ta carrière, imagine que cette évolution elle est aussi alimentée par ta personnalité, ce que tu as pu faire et tout. aussi par ce type d'expérience-là. J'imagine qu'un voyage SNCF, par exemple sur quelqu'un qui rentre dans le mauvais vie quand on sait que tout se passe aujourd'hui. En tout cas, il faudrait que je reparle avec Antoine. La Pimobile est au centre de tout. speaker-1: C'est devenu le canal majoritaire. Je sais plus exactement si c'est devenu majoritaire. Si je pense que c'est devenu majoritaire. Et c'est normal. De toute c'est un acquis de l'expérience que j'ai eu dans différentes boîtes avec l'apparition du mobile. À chaque fois qu'on s'est dit, ce truc-là c'est trop complexe, les gens ne pas le faire sur mobile, ils vont le faire sur le web. Quand c'est bien foutu, ils font toujours sur mobile. Donc voilà, en fait c'est vraiment un truc qu'on peut apprendre, c'est si c'est adapté, les gens vont le faire avec le canal qui est le plus simple pour speaker-0: Il a une sorte de conduite du changement. Le fait d'acheter sur nos billes, a mis du temps. Mais aujourd'hui, quand on voit des produits comme Apple Pay, j'ai fait découvrir à ma mère il a pas si longtemps, elle me dit, mais c'est génial. speaker-1: ... On a chercher sa carte, a son téléphone, du coup on paye avec. Mais même pour des parcours compliqués, je me rends si simple que ça, on s'en trahir de secret je pense, mais par exemple sur des parcours, dans la banque on a des sujets qui sont un complets, genre faire un crédit immobilier par exemple, un parcours de souscription de crédit immobilier. La première impression c'est de se dire, mais ça c'est quand compliqué, les gens vont faire sur leur ordinateur, chez eux tranquillement. Quand on pense bien, on fait un truc qui est adapté au mobile, les gens le font sur mobile, sans problème. Alors après, avec des phases, par exemple, sur des choses comme ça, quand on s'engage sur 25 ans, oui, effectivement, on va avoir envie à moment d'échanger avec un humain, etc. Oui. y a plein de choses qu'on va faire sur mobile. Et même ça va ouvrir des possibilités. Le fait de scanner ses documents directement sur son téléphone. Voilà, donc du coup, ça donne des opportunités. speaker-0: ... speaker-1: pour faire des choses mieux. c'est pour ça qu'il faut toujours réussir. Et sur Lya, c'est super difficile, on en parlait avec d'autres personnes avec qui je travaille, à sortir de ces paradigmes, de ces habitudes parce que ça ouvre des possibilités qu'on n'imagine pas en fait. Tant qu'on ne a pas testées, on ne les imagine pas. Donc on reste avec des anciens modèles et on se dit, ⁓ ça, ça ne pas marcher. Mais c'est parce qu'on a l'ancien modèle. C'est parce qu'on ne voit pas les avantages du nouveau en fait. speaker-0: Oui, puis on sent que c'est vraiment levé le plus de restrictions possibles. Par exemple, les fameux documents, c'est sûr que c'est peut-être plus simple de les scanner directement avec son téléphone que de les prendre, les imprimer, aller chercher nos photocopieurs. c'est plein de... Ok, top. Donc, voyage CNCF, l'évolution vers le mobile. Et ensuite je crois que tu as un passage chez AXA, c'est ça ? speaker-1: Oui. Alors, non, j'ai un passage en fait. Je pars chez... Je repars en Angleterre, mais je suis pas resté très longtemps. Je pars chez Getty Images. Tout à fait un autre domaine parce qu'ils voulaient monter un petit centre de design en Europe, entreprise américaine, mais qui voulait être plus proche de leur marché, Donc monter un centre UX en Europe, donc à Londres. Je trouve ça vachement intéressant. en fait, le temps que j'arrive là-bas, ils changent mon stratégie. Finalement, ils veulent tout recentraliser aux États-Unis pour tout dire. Mon entité de rattachement, avant moi, j'étais un peu tout seul. Mon entité de rattachement était au Canada, à Calgary. Voilà, et du coup, ils veulent recentrer et recentraliser. Et du coup, ils me proposent de l'argent à Calgary. Mais moi, ça m'arrangeait pas du tout en termes de regarde. speaker-0: moins 40 univers. speaker-1: Voilà donc finalement je repars et en fait dans différents échanges je croise la responsable de l'innovation UX chez PSA et qui me propose de les rejoindre. Donc je passe deux ans là bas. En indépendant en fait, j'étais freelance mais je travaillais plein temps pour eux. Donc sur des sujets du XAV, en gros le rôle de cette équipe c'était d'imaginer, d'imaginer, de représenter des expériences utilisateurs de produits qui n'existaient pas encore. Sur des technos qui étaient parfois un hypothétiques ou en tout cas pas encore complètement développés. voilà, mais avec une activité assez intéressante de prospectives. de prospectives de lui. speaker-0: les arrivées du mobile, la smart car... speaker-1: Oui alors c'était au commencer à se poser les questions de la voiture autonome. Commençait la voiture connectée, la voiture comme un device comme un autre en fait, dans un écosystème numérique etc. Et donc c'était des technos qui étaient vraiment avancés, qui n'étaient pas encore forcément implémentés etc. Et là le rôle de Louis c'était de raconter l'histoire de cette technologie du point de vue de l'utilisateur. Et ce qui déjà était intéressant, ce qui pouvait apporter des choses intéressantes, parce que si on n'était pas capable de raconter l'histoire, c'est peut-être qu'il avait un problème. C'est peut-être qu'il eu la techno, elle n'était pas pertinente, elle était mal adaptée, etc. Donc c'était un bon moyen aussi de valider des idées et de voir comment elle pouvait après s'intégrer dans l'expérience des utilisateurs. Donc voilà, je passe deux ans là-bas et après effectivement je pars chez AXA, donc au groupe GE AXA. speaker-0: C'est la première fois où tu prends, je vois une équipe de 7 personnes, tu prends ce rôle de manager peut-être 100%, peut-être un peu moins doué, un peu plus vision, stratégie, mise en place de la façon dont les gens doivent travailler. speaker-1: Ouais Ouais, petite équipe. Effectivement, petite équipe chez AXA, avec le fait de gérer des rôles, de gérer des périmètres, de définir, on va dire d'animer une équipe, de créer des rituels, etc. Et chez AXA aussi, notamment, c'est la première fois chez AXA que j'ai bossé sur un design system. speaker-0: Ok. speaker-1: Voilà. Et qui était un des sujets chez AXA. Moi j'étais donc au groupe AXA, en centrale. Et donc cette équipe UX, qui était dans une sorte de studio digital, elle avait pour fonction de créer des assets pour différents pays du monde. Idéalement plusieurs. Et donc notamment on développait, je pense toujours, l'application My AXA qui était... pas forcément l'application des gens qui ont accès en France mais dans pas mal de pays, ils n'ont pas forcément les moyens de développer leur propre application de self care d'assurance et donc ils utilisent cette asset qui est partagée avec tous les enjeux finalement de localisation, d'adaptation de différentes marques etc. Et aussi donc parmi les assets et donc il y avait le sujet du design système parce qu'il y avait l'enjeu d'avoir une expérience de cohérente. structure et puis d'un niveau de qualité homogène et adapté sur l'ensemble des pays. On s'était rendu compte que quand le Viet AXA Viet Nam, parce que je suis con mais ils sont dans plein plein de pays, AXA, devait faire un site corpo ou quelque chose par rapport à une offre particulière. En fait, qu'est-ce qu'ils faisaient ? Ils allaient chercher les éléments de brand d'AXA sur Google, et puis ils prenaient des trucs sur des sites x ou y, et puis voilà, ils devraient coller quelque chose. Et du coup, on nous s'est dit, bah non, en fait, quand ils cherchent des guidelines pour concevoir des expériences d'AXA, on pourra, l'organisation étant ce qu'elle est, on va pas pouvoir appeler tous les gens qui font des sites internet pour leur dire, ou des applis, pour leur dire, bah voilà, il faut faire comme ça. Donc on s'est dit, bah il faudrait qu'en cherchant sur Google, ils tombent dessus, quoi. Donc on avait sorti le premier design de système, AXA, avec une partie publique pour que très très facilement toutes les entités qui avaient besoin faire des licks chez AXA, ils aient des guidelines et des composants, etc. speaker-0: Et donc c'est là où, techniquement, tu rentres aussi dans des systèmes en 2014-2015. Ce n'est pas celui qu'on connaît aujourd'hui. Souvent, crois que de mémoire, c'est des organisations avec des fichiers Photoshop organisés, etc. Je ne pas si vous en étiez. Comment vous faisiez à l'époque ? Je pense qu'on va peut-être pas aller développer cette partie-là parce que sinon, peut... speaker-1: tout temps mais déjà c'est un design system parce qu'il vraiment une partie dev, c'était vraiment une collaboration designer developer et pas très clair, un design system c'est développement et design sinon c'est un UI kit, c'est bien aussi mais donc là oui effectivement il y avait une équipe de développeurs qui travaillait dessus et donc il y avait en parallèle il y avait bien en vis à vis des composants design et des composants dev et juste pour mémoire je pense qu'on bossait sur Sketch à l'époque speaker-0: Tu penses que c'est ce projet-là qui t'emmène après chez BPCE pour mettre en place le design système de BPCE qui était de mémoire quand on en parlait. C'était sûrement l'un des plus importants et peut-être l'un des plus complets avec du multimarque, avec des complexités d'un environnement digital hyper dense. speaker-1: Pas forcément à l'époque, je rejoins BPCE, l'ancien DG de Voyage NCF, FTROAD. speaker-0: ⁓ d'accord speaker-1: Il était parti chez BPCE pour faire la transformation digitale. Donc il avait mis en place l'organe transformation digitale et assez rapidement, visiblement, je pense qu'on avait quand même réussi à le convaincre que l'expérience utilisateur, c'était important pour une boîte. donc il dit, il faut un designer. sais pas, il me rappelle quoi. m'appelle, dit, ben voilà, ça serait bien que tu viennes bosser sur cette transformation digitale chez BPCE. le challenge est intéressant. ouais le Design System, j'ai envie dire, c'est même le premier projet sur lequel j'ai bossé chez BPCE avant même d'enjoindre BPCE parce que déjà dans les premiers échanges que j'avais avec mon responsable, enfin mon futur responsable chez BPCE, voilà il m'expliquait ce qu'il faisait, donc ils étaient en train de refondre, ils commençaient à refondre des applications mobiles, les sites web transactionnels et je disais bah c'est vachement bien mais c'est l'occasion tout ce que vous faites, tout les décisions de design que vous allez que vous allez prendre, il faut que vous commentiez quelque part parce que il faudra que vous vous en resserviez après parce que c'est des projets à long terme et donc ils avaient commencé à documenter des composants en mode design système avant même que j'y arrive du coup. D'accord ok. Et après donc ouais sur le temps ça s'est vachement développé la toute première version je crois que c'était même un fichier PDF quoi enfin voilà on avait une doc en PDF et et des composants, mais qui étaient séparés dans les technos. Et puis, petit à petit, on a fait une première plateforme de doc web avec le design system. on a monté en périmètre. vers les premières années, c'était un design system qui était uniquement client. donc, était... Alors, on avait une équipe de développeurs, mais c'était la partie design. Elle était contribuée par les designers de l'équipe, qui faisaient à la fois, qui avaient à la fois double casquette, designer projet, designer design system. Et puis petit à petit ça s'est développé. Donc effectivement dès le début on l'a pensé on l'a pensé multimarques. crois qu'aujourd'hui on a 23 à 24 marques dans le de système. Et puis multi-techno. Donc iOS, Android, Web, Angular. Angular c'est la techno de base du design de système, le framework officiel. Et Web Component plus récemment. pouvoir justement avoir des composants angostiques qui sont utilisables dans d'autres technos qui préactent. la demande croissant aussi pour l'interne parce qu'il a beaucoup de forcément beaucoup de interne on l'a fait évoluer pour qu'il soit aussi omicanal donc il puisse répondre à des besoins tant à des besoins de speaker-0: p'tit interne. speaker-1: professionnels experts internes, de conseillers bancaires ou même de traders, voilà, a que des clients que des clients fiers. speaker-0: J'aimerais peut-être que tu me dises aujourd'hui qu'est-ce que tu fais, quel est ton rôle, l'équipe que tu as. Et après, va dérouler autour de le pas de côté d'aujourd'hui que tu as, autour de l'IA, en collaboration avec la BTC. speaker-1: mon rôle, je suis vraiment responsable du design de l'expérience utilisateur de la banque de détail. en direct, moi dans mon équipe, y a à peu près 35 personnes. donc c'est les designers qui travaillent sur vraiment tout ce qui est toute l'expérience utilisateur client. Donc les portails commerciaux, les applications mobiles, les espaces web transactionnels. la partie souscription et on intervient comme c'est une antifas imagine le groupe des PCE je crois que c'est plus de 100 000 personnes et avec des entités business distinctes donc on intervient donc à la fois le coeur de mon équipe c'est la partie distributeur donc c'est les marques qu'est-ce-des-pains de banque populaire qui mettent à disposition les produits, les comptes bancaires, etc. Et aussi on intervient auprès des producteurs et donc c'est des sortes de business unites qui conçoivent les produits, l'assurance vie, l'assurance IARD, les parmi en action, les moyens de paiement, etc. Donc, c'est des entités un peu différentes. speaker-0: C'est un une double organisation, c'est une organisation à la fois un peu produit pour vos produits caisses d'épargne et BPCE et à la fois un peu une organisation agence qui vous allez aider. speaker-1: C'est ça, va aider mais sous une forme... Enfin, c'est le régie en fait. On ne pas intervenir au forfait, c'est plutôt on va détacher des designers dans des entités business pour les accompagner mais sur la durée. Ça va devenir vraiment les référents de l'UX qui sont en proximité mais l'avantage c'est que... speaker-0: C'est très drôle. speaker-1: Voilà, ce qu'ils font, ce qu'ils vont réaliser est complètement aligné avec les principes de l'expérience utilisateur, on va dire, centrales. Parce que voilà, ce n'est pas juste un sujet de design système et d'ailleurs, le design système, suffit pas. Voilà, quand il des entités à part, faut aussi qu'il des designers qui soient alignés avec la façon de travailler, avec les principes de conception, qui aillent travailler dans ces entités-là. Voilà, je pense que comme ça que ça marche aussi. Ça peut pas être que de la doc en fait. Il a un design système qui fait le lien, mais il aussi les gens qui utilisent le design système pour faire en sorte que ce soit inutile. speaker-0: C'est un peu le porte-étendard du design, de comment on imagine le design chez BPCE qui vient aider, qui vient projeter un peu la vision. c'est drôle parce que je pense que c'est une organisation... Parfois on a très souvent soit l'un soit l'autre, très produit uni ou très agence. Souvent le mot de agence, c'est parfois des sociétés qui sont peut-être parfois en manque de maturité, design. On pourrait se poser ces questions-là et à la fois être... c'est souvent des sociétés assez neuves ou des sociétés vraiment très digitales quelques produits mais ce n'est pas des sociétés gigantesques comme des PCE. donc vous trouvez un bon mix qui fait sens. Ça justement, c'est un peu... Tu l'as pensé et tu as construit ça, je l'imagine pas tout seul mais en tout cas tu as eu cette vision-là. assez rapidement ou c'est l'évolution qui a fait que tu as suivi ? speaker-1: Ça s'est fait au fur et mesure mais j'ai envie de dire, peut-être ma position et mon rôle c'est d'être aussi à l'écoute de mon organisation. C'est peut-être quelque chose qui est ma façon de faire mais je vais pas arriver dans une organisation comme les PCE avec... voilà comment il faut que le design fonctionne, voilà les rôles, voilà ce que font les gens, tac tac tac. Je pense qu'on a beaucoup travaillé comme ça en s'adaptant et en par essaie, enfin essaie et erreur, mais en tout cas en s'adaptant aux besoins finalement et comme ça on arrive à avoir une organisation qui trouve marche plutôt pas mal avec, voilà, partie où c'est très axé produit, une autre où c'est un peu une formagence. pour répondre aussi aux besoins des différentes organisations parce que de toute façon c'est pas hétérogène. A l'échelle d'un groupe PCU, il des entités qui vont être assez matures, il y en a mais vraiment ils n'ont jamais vu un designer de leur vie. voilà, voire même ils n'en veulent pas parce qu'ils ont forcé leur fesse pas une heure du temps. Donc voilà, il faut s'adapter. speaker-0: La maturité de chacun et... top. Je te propose qu'on fasse le focus sur ce que tu fais aujourd'hui, ton doctorat. Est-ce que tu peux un peu nous expliquer ce que c'est le projet sur lequel tu t'allances un peu fou comme d'hab ? speaker-1: C'est bien. Et ça touche un point qui est super important quand on fait un deptora et je me rends compte, c'est de réussir à résumer en peu de temps la problématique de recherche. Je vais essayer de le faire. speaker-0: Je te fais répéter ton grand oral. speaker-1: Voilà mon sujet de recherche en gros. Donc moi je m'intéresse en fait à l'impact de l'intelligence artificielle sur l'expérience utilisateur des services bancaires. Et l'axe par lequel je prends ça c'est le coaching financier. Parce que j'identifie que les outils, pour avoir travaillé dessus et pour en avoir vu pas mal, les outils qui sont censés aider les gens à mieux gérer leur argent. En fait, en vrai, on se rend compte qu'il a très peu d'adoption, ça marche pas très bien. donc, moi, ma conviction, c'est que l'intelligence artificielle, notamment l'intelligence artificielle générative comme mode d'interaction. C'est un potentiel énorme pour aider les gens à mieux gérer leur budget et en particulier les personnes qui ont peut-être le moins de marge financière et pour qui le fait de faire des erreurs ça peut avoir des impacts qui vont payer super longtemps. Voilà donc ça c'est vraiment mon angle d'attaque sur ce sujet. speaker-0: Parce que je trouve que je voyais ça sur LinkedIn et puis ⁓ moi-même la remarque, que même si on a fait des études et qu'on a eu la chance de venir dans des familles organisées et réfléchies, Et bien en fait, pour beaucoup je pense, on a très peu de formation financière, d'éducation financière. Et que aujourd'hui, je te dis ça, pense que pour cas personnel, je dis pas que c'est le cas de tout monde, mais tu vas sur des outils où il mettre en bourse, on a un petit peu d'argent de côté, qu'est-ce qu'on en fait, comment on… et on ne pas de ce genre d'argent extrêmement, mais en fait on ne pas trop quoi en faire. Et puis il y a les banques, on ne pas trop quels sont leurs intérêts à elles, versus nos intérêts à nous, etc. Et donc en effet, parfois avoir un peu son… sa capacité à apporter un rejuvement personnel, en cas d'être accompagné dans le jugement, il est très compliqué. speaker-1: Oui parce que ça implique... Alors ça commence, j'ai commencé les dernières. Donc voilà une test c'est quand même un projet un peu à long cours donc je me rends compte que j'ai encore beaucoup de boulot. Mais voilà les premières choses que je vois c'est que notamment je pense que les interfaces telles qu'on conçoit avec les outils graphiques qu'on a Je pense qu'ils ne pas adaptés à tout le monde. Le fait de lire des graphiques, des data vices, etc. Ce pas quelque chose que tout le monde fait bien. Et donc le fait d'offrir un autre canal pour avoir les informations, un canal textuel, par en langage naturel, ça peut avoir un qui, je pense, peut être vraiment déterminant. L'aspect éducation financière, oui c'est vrai, tu raison, il est ultra critique. Et justement, on parle beaucoup de l'impact, alors je ne pas forcément super spécialiste, mais on parle beaucoup de l'impact de l'IA sur l'éducation. voilà, moi, je trouve que la technologie, est toujours positive, elle peut être positive et négative. Ça peut aussi être super intéressant pour l'éducation et notamment dans ce domaine là. Pourquoi pas? Pourquoi pas utiliser l'intelligence artificielle pour faire en sorte que les gens puissent acquérir des connaissances. mais en s'adaptant vraiment à façon dont on passe l'information, ce que l'IA a priori peut faire. Pareil, dans des études académiques, et des études qu'on en interne d'ailleurs, on voit que les utilisateurs, dans des sujets liés à la gestion de leur argent, ne pas forcément du tout opposés au fait d'interagir avec l'UNIR. Pour différents points, par exemple, Le fait de quand on n'a pas compris quelque chose, on demande à l'IA, on peut lui demander dix fois de suite. Il n'y a pas du tout ce rapport un peu d'égo qu'on peut avoir face à un expert qui va vous expliquer un truc. Vous n'allez rien comprendre, mais vous n'allez pas oser demander. Et là, une IA, on peut lui dire de réexpliquer la même chose. Ce que c'est qu'un plan départ d'un action, peut lui demander d'expliquer dix fois de suite de dix manières différentes sans avoir peur que la personne en face va vous prendre pour un débile. Et donc ça c'est un des axes que je trouve intéressant. speaker-0: Je pense qu'un des axes si importants, c'est l'objectivité. Je le ressens aujourd'hui, parfois sur certains suivés, tu vois sur des suivés plus touchy, parfois politiques, peut y avoir des prises de position en fonction des IA, mais avoir une IA objective pour t'aider à faire des choix, c'est parfois peut-être qu'on a un peu moins de confiance en son conseiller bancaire parce qu'on se dit qu'il a… que lui il a des objectifs commerciaux, des choses comme ça et tout. Est-ce que c'est des choses que tu regardes ? speaker-1: C'est le ressenti, je te confirme, c'est le ressenti de pas mal de gens. Ils ont le sentiment qu'une intelligence artificielle, n'a pas d'enjeux, elle pas les mêmes objectifs et donc qu'elle va être peut-être plus neutre dans la façon dont elle va parler. Alors ça peut être lié à des sujets commerciaux, mais ça se discute parce que je Runea, peut être biaisée. speaker-0: Voilà, après en fait on le pas. speaker-1: En tout cas, que je peux dire, c'est que la perception des gens spontanée que j'observe, c'est plutôt qu'ils ont l'impression qu'ILYA est plus meutre que les humains. Et après, en termes d'objectivité, pareil, c'est un truc qui est remonté, que je trouve vachement intéressant, c'est qu'ils ont aussi l'impression qu'ILYA, enfin, il y a des gens qui... Voilà, ils n'ont pas envie d'être jugés par rapport à des choix de vie. Par exemple, quand on parle de budget, on peut avoir des... De ne pas devenir propriétaire. Moi, ce que j'ai envie de faire mon argent, c'est d'acheter un camping-car et de faire le tour du monde. Et il a des gens spontanément qui se disent, si j'en parle à un conseiller, j'ai l'impression qu'il va me prendre pour un débile. Alors que avec Unia, il n'y aura pas de jugement. Et donc ça, c'est un truc aussi qui est intéressant. speaker-0: va rigoler, il va passer. La question que j'allais te poser, c'est comment méthodologiquement tu prends ce projet ? Est-ce que tu te dis que le prends en mode design thinking avec définition du problème, intervieweur, utilisateur, recherche utilisateur global, avec les différents outils ? Est-ce que tu suivis comme ça la Bethoge Design Thinking ou est-ce que ça se fait différemment ? speaker-1: pour se découvrir un peu la méthodologie de recherche en thèse. Donc c'est un un métier, faire des tests, c'est un vrai travail. Non, la proche thèse, quand même, c'est assez académique. c'est état de là. Voilà donc en principe, quand on fait une thèse, pour ça je prends du temps, beaucoup de week-end quand même, mais il faut, il faut, faut voir ce qui a été fait déjà. Voilà donc on essaye en principe de ne pas réinventer la roue parce que tout ce qu'on, tout ce qu'on fait. Si ça s'appuie sur quelqu'un d'autre, il faut bien le documenter. Il y a un gros travail de documentation à faire en amont. Littérature, état de l'art. Littérature, voire lire ce qui a été fait avant dans le domaine pour pouvoir s'appuyer et pas réinventer la roue. État de l'art, voire aussi ce qui existe. Par exemple, j'ai fait un travail, j'ai fait une collecte de, je crois que j'en ai récupéré, 150 pfm. 150 outils de PFM, voilà je suis allé voir, j'ai trouvé notamment un site super intéressant qui fait de la veille depuis des années et donc justement à chaque fois qu'il avait un PFM qui sortait ils en parlaient donc j'ai récupéré déjà un peu tout ça speaker-0: C'est des gens bien, ils sont arrivés au bon moment. speaker-1: Donc voilà, j'ai récupéré ça et donc ça me fait quand même une base et je vois des patternes. Je suis en train de l'analyser, mais je vois plein de patternes dans la façon dont les outils de de finance personnelle ont été conçus. ça permet de vraiment de se faire une culture de ce qui existe et de comprendre, de définir ce qu'on veut faire par rapport à l'existence. speaker-0: Oui parce que j'imagine en plus, tout de suite j'ai embrayé sur ton sujet avec ma vision d'européen, de 38 ans, enfin voilà. Au final il y a de la gestion financière partout dans le monde avec des niveaux, des intérêts, des projets tellement différents. J'imagine qu'il faut parfois, quand tu ouvres une porte, si tu peux dire, en fait je l'y verrai jamais le bout. Est-ce que tu essaies de parfois de mettre du périmètre un peu ? speaker-1: Ouais alors ça c'est... J'essaye de le faire et c'est là qu'on voit l'importance d'avoir un directeur de thèse. Donc j'ai la chance d'avoir une super directrice de thèse. donc son rôle aussi c'est de me fermer les portes. Justement de dire ouh là là, toi tu vas pas trop là... donc toi ton domaine c'est pas la psychologie cognitive donc va pas trop chercher là dedans. Va pas analyser... Voilà donc le but aussi c'est de réussir à rester sur son permette parce qu'on passe son temps à tirer des fils et donc il y a plein de trucs qui viennent donc moment il faut qu'on arrête. Donc voilà ça aussi c'est important d'avoir un bon encadrement sur ce sujet là. Mais t'as raison ouais je pense que c'est pour ça, par exemple je m'arrête à 150 outils de PFM, je me rends compte que tu vois quand t'en parles, je suis pas forcément allé regarder comment ça s'agirait dans d'autres pays, dans d'autres continents par exemple. C'est vrai que je suis resté assez focalisé sur des sujets européens, anglo-saxons, Peut-être que je resterais là parce que sinon je vais jamais m'arrêter. speaker-0: Oui, parce que l'argent dans des pays au Moyen-Orient, au Middle East, on le gère totalement différemment, en Asie aussi. Et donc la méthodologie de thèse, c'est littérature et tas de la... speaker-1: littérature, état l'art, expérimentation. là après j'ai la chance de faire une thèse que je mène vraiment en partenariat avec BPCE. Il y a quand même un lien très fort avec les projets Grand Orden Inter. donc pareil, j'ai la chance quand d'avoir ce qu'on appelle un terrain d'expérimentation qui est BPCE. donc effectivement, mon sujet de thèse est lié à des travaux qu'on mène chez BPCE autour de l'agestion financière. speaker-0: Pourquoi speaker-1: l'IA et les comptes bancaires, etc. il y vraiment des rapports. Donc ça me permet, ça se fait au fur et mesure, mais ça me permet de commencer à faire des expérimentations avec des premiers tests utilisateurs sur des outils l'IA et les comptes bancaires. speaker-0: Et donc, peut-être est-ce que tu peux nous donner, ça fait maintenant, sais pas moi de quoi, je vois sur ton LinkedIn, les choses que tu postes, d'ailleurs j'encourage tout le monde un peu à les regarder parce que tu nous aides pas mal aussi à faire un peu la veille sur ces sujets-là. De même heure, tu avais un site ou un Trello, je crois, avec tous les outils. speaker-1: Ouais, bah, il a toujours un Trello, alors bon, ça sort tellement, je me garantis pas que c'est toujours à jour, c'est vrai que... Ça sort tout le temps, il y en a tout le temps des nouveaux. Mais ouais, j'ai organisé... C'était aussi pour mes cours, parce qu'on a... Enfin, ouais, j'interviens dans des écoles. Et c'était aussi par rapport aux étudiants avec lesquels je bosse pour leur donner des références d'outils à tester par rapport aux exercices que je donne, ouais. speaker-0: ... Toi le moment où tu prends conscience que l'IA ça va être le truc qui va changer, qui va bouleverser nos vies, c'était il a combien de temps ? C'était il un an, deux ans ? speaker-1: 2021, quand je vois un site qui s'appelle This Person Does Not Exist. En gros, ne sais pas si tu vois ce c'est, c'est un site internet, tout simple. arrives dessus, il a une photo de quelqu'un qui est souvent hyper réaliste et en fait, cette personne n'existe pas. Et ça, c'est basé sur... speaker-0: Ouais. Ok. speaker-1: sur la technologie, crois que c'est la technologie des réseaux de neurones antagonistes. fait, je pense que c'est notamment lié à l'apparition de la biométrie et de la reconnaissance de visages, notamment FaceID. Donc, on a créé des IA pour... On a entraîné des IA pour reconnaître des visages et quand tu entraînes des IA qui savent très très bien reconnaître des visages, tu peux t'en servir pour entraîner des IA pour générer des visages. Quand l'IA qui génère le visage arrive à tromper l'IA qui reconnaît les visages, veut dire que ton IA qui génère les visages est nouveau. donc ce site là, c'est une démo de ça en fait. quand j'ai vu ça, je suis un peu focalisé, j'ai halluciné. Donc ça veut dire que l'IA est capable de générer des images quoi. Donc générer des images, après générer du texte, après générer des interfaces, etc. voilà tout... speaker-0: à l'endronnage. J'allais te dire, peut-être pour qu'on soit un peu sur les sujets du moment, toi comment tu analyses un peu les dernières évolutions. On voit que Claude Codd et Claude prend un peu la place sur toute la partie professionnelle. ChanGPT, dirais, l'outil un peu du quotidien pour la personne un peu lambda qui va poser des questions. Comment tu vois l'évolution ? Peut-être avec un focus plutôt designer. C'est quoi l'évolution du designer peut-être avec Lya ? Est-ce que tu as un pris autour de ça speaker-1: C'est l'axe outil. Il a vraiment deux axes et on pourrait en parler super longtemps. Il a l'axe de l'IA comme un outil. en gros, comment ça transforme la pratique du designer et le design de matière première. Donc le design de matière première, c'est ce que je parlais quand on fabrique des expériences de l'intégration de l'IA générative dans la banque comme un canal à part entière d'interaction avec ses comptes bancaires. Et t'as l'IA comme outil. Qu'est que ça change dans le process de conception ? Les deux étant liés parce que finalement, une nouvelle matière implique qu'on ait des nouveaux outils pour pouvoir la travailler. voilà, c'est vraiment très dynamique comme relation. Alors, je vais dire ça, je ne pas forcément complètement à la pointe, comme je disais, parce que j'ai pas mal de trucs à faire. Moi, je me rends compte que ce qui est assez rigolo, c'est que aujourd'hui, on est dans une phase un peu hybride où on a des process qui sont un petit peu expérimentaux, je dirais, mais. où il a des phases d'IA générative qui apparaissent et des fois ça revient sur un traditionnel. j'ai observé ça dans mon équipe par exemple, y a des designers qui sont super à la pointe et qui expérimentent énormément. Et par exemple je me suis rendu compte qu'ils utilisaient par exemple l'IA Figma Mech, donc l'IA générative dans Mech, dans Figma, pour plutôt faire de l'idéation. Au début on se disait l'IA, et d'ailleurs j'ai vu des premiers outils qui sortaient pour faire des maquettes, donc la génération de maquettes avec de l'IA, enfin d'interfaces détaillées. Et en fait, pour l'instant, l'usage que je vois émerger, c'est plus j'utilise IA un peu pour faire un peu remplacer l'étape de benchmark en plutôt que d'aller regarder plein de sites et puis d'aller copier-coller des trucs, de me faire mon mood board, etc. Je demande à IA de générer des versions, des variantes, quand j'ai pas trop d'idées, etc. Un peu l'étape de wireframing. ou voilà, j'y terre, je vois là l'organisation, la structure de mon interface, la hiérarchie, qu'est-ce que je mets où, qu'est-ce que j'affiche, qu'est-ce que match, etc. Donc ça, avec LIA, apparemment, c'est pas mal d'idéation, c'est apparemment assez efficace pour avancer assez vite. Et puis après, qu'on constate, mais pour l'instant, ça peut changer, on repasse dans Figma Design Classic pour faire les specs détaillés des écrans. speaker-0: ... speaker-1: Voilà donc là c'est un peu ce que j'ai vu là à Quentin mais peut-être que ça va évoluer donc... voilà j'ai l'impression que la conception fine se fait en mode traditionnel mais les phases à mont peuvent se faire avec des phases augmentées par l'IA et puis peut-être après les phases à val, le prototypage, voilà je vois quand même un certain nombre de prototypes assez fins avec de l'IA. speaker-0: Là où peut-être on faisait du wireframe parfois à la main ou du zoning pour aller très vite, au final on peut encore sauter ces... Bon ça avait déjà sauté depuis un moment avec les design systems etc. Mais on peut sauter ça directement et aller sur du prototype interactif et déjà visuellement très proche de ce qu'on va livrer et puis ensuite il y a le... Il a le souci du détail et... speaker-1: Et ça j'ai l'impression que c'est pareil, c'est un petit peu... ça reste un petit peu la petite chasse gardée des designers, c'est vraiment le pixel perfect, le souci du détail, l'ajustement, l'affinage. Et je me rends compte d'ailleurs dans les échanges que j'ai, puis j'avais fait un sondage d'ailleurs à l'ENNR pour voir un peu comment les designers de l'équipe l'utilisaient ailleurs, je me rends compte que c'est quelque chose auquel les designers sont super attachés. speaker-0: Oui, y peut-être un côté de garder, on n'a pas envie... C'est toujours le grand souci. Est-ce qu'on va être remplacé par Amidida ? Comment... speaker-1: Je sais juste des prédictions, mais je ne peux pas trop m'engager. Mais pour moi, il y a vraiment des aspects. Donc on en parlait au début, la valeur ajoutée du designer, c'est identifier la problématique, comprendre où sont les tensions, arriver avec sa sensibilité par rapport à l'écosystème, au métier. C'est des choses que je trouve... super importantes et qu'on garde et auxquelles d'ailleurs les designers sont souvent super attachés. Et puis à l'autre extrémité du spectre, peut-être de ce qui ressort là, c'est un peu la conception fine quoi. Et j'ai expérimenté ça peu peu concrètement. J'ai essayé de faire par exemple un carousel d'image avec Figma Mec avec des interactions vraiment un peu subtiles et je me rends compte que j'ai galéré quoi. Parce que quand on veut des trucs vraiment très fins en termes d'interaction assez précis etc. Aujourd'hui en tout cas il y a des limites. moi ce que... Il y a d'autres aspects qui sont assez impressionnants. Alors, code pas beaucoup utilisé. Ces derniers temps j'ai pas mal utilisé Gemini Canva. Donc c'est l'outil de code de Google Gemini. Et il y a quand même des trucs assez impressionnants parce que des fois... sans aller forcément sur des trucs très fins mais on a l'impression qu'il comprend mieux ce qu'on veut faire que nous-mêmes quoi. On lui dit je voudrais faire un truc qui fait ci, ça et ça et en fait avec son système de raisonnement on va dire qu'il interprète encore mieux le besoin et il arrive à présenter quelque chose. Ah ouais mais c'est vrai qu'il a pensé à des trucs auxquels j'aurais pas pensé, il l'a bien fait en fait. speaker-0: Tu as un la flemme de l'exprimer. Tu fais des références à des choses historiques. Tu es beaucoup au Gemini plutôt. speaker-1: C'est d'un état en tout cas c'est plutôt ce que j'avais testé Et voilà j'ai été assez impressionné par son niveau de son niveau de réflexion en fait et sa capacité à interpréter la demande et à la retranscrire en quelque chose qui finalement fonctionne bien par rapport à ce qu'on voulait quoi. speaker-0: J'avais une question sur... Est-ce que tu penses que toi dans tes équipes, tu vas évoluer vers un rôle pour les designers de... Tu sais, on appelle ça le product builder. Qui fait à la fois du PN, à la fois du design, peut-être à la fois du code. Peut-être dans des organisations comme BPCO, c'est très compliqué parce que... De faire ces trois métiers-là. Parce qu'il y a des sujets de sécurité, il a des sujets... C'est pas en production des choses qui sont... speaker-1: Alors, ouais effectivement je pense que, j'entendais quelqu'un en parler, mais dans des grandes organisations comme des banques et pas que, je pense qu'il va y avoir sûrement une certaine inertie à ces transformations parce que ça reste des domaines qui sont assez silotés avec des cultures différentes, des objectifs différents etc. Donc je pense pas que tout va se fusionner, se mélanger du jour au lendemain. speaker-0: ... speaker-1: Après moi j'ai des signaux faibles et je pense que notamment sur des... C'est pas demain la veille qu'on va faire un système de gestion de paiement uniquement en Valecalling, je n'y crois pas. Mais par contre, sur des petits outils, je pense qu'il a un vrai potentiel. speaker-0: Des petits outils internes, justement quand tu disais pour tes business units de dire, hop, vous avez besoin de créer un site web rapidement, avez besoin de une mini-app rapidement. speaker-1: Et pas que pour les clients, même pour l'interne. D'ailleurs, c'est pour ça, pense qu'en ce moment, a un peu la crise dans les solutions SaaS. que je pense que des prédictions, mais ça vaut rien du tout. Ça vaut vraiment ce que ça vaut. Mais je pense qu'il a des solutions qui sont censées être ultra polyvalentes et qu'on implément dans des boîtes, des grosses machines. ne donnerai pas de nom et ça me vient pas forcément tous. mais des grosses machines qu'on implément pour gérer des petits process à droite à gauche mais à chaque fois on se dirait qu'il un gros bousin. Se dire que voilà avec un peu de vibe coding dans quelques jours voilà il a un truc qui marche et qui fait le boulot je pense que ça va être une vraie rupture quoi. speaker-0: Il nous reste plus beaucoup de temps David. Pour conclure, j'ai trois questions que je vais me poser à la fin de l'échange. Est-ce que toi tu as une source d'information, un livre, site internet, que sais-je pour appartager à nos auditeurs et auditrices ? Tu sais un peu le site secret. speaker-1: sources d'information en vrai pour pouvoir avoir de l'info au quotidien aujourd'hui le système agentique permet de le faire donc voilà c'est un exemple parmi d'autres mais moi je me suis fait un petit agent de veille avec avec x il ya de x qui permet de programmer des requêtes et donc speaker-0: les Ok. speaker-1: Donc du coup je me suis fait un agent de veille qui tous les jours m'envoie de laver. Mais il a plein d'autres solutions qui font ça et qui peuvent faire des trucs encore plus structurés mais ça j'ai pas forcément 100 % creusé. Après tu m'avais demandé des références donc j'ai un peu réfléchi. speaker-0: Les deux dernières questions, plus complexes. Est-ce que tu as un film et un album de musique à nous recommander ? speaker-1: Ouais, il a un bouquin peut-être aussi qui m'avait dit... Mais ouais, un bouquin qui est génial et qui m'a vraiment passionné, il y en a deux d'ailleurs, c'est Bill Moggridge, un bouquin de Bill Moggridge. Alors, Bill Moggridge, c'est un des fondateurs d'IDEO, qui est une agence de design qui a été vraiment... Précurseur. Précurseur et vraiment historique sur le développement de la technologie et qui a écrit un bouquin qui s'appelle Designing Interactions. et qui pour moi a été une bible vraiment parce que alors c'est ça ça parle en fait de bah début de l'informatique et de comment comment les designers en sont arrivés à faire concevoir les interfaces qu'on utilise aujourd'hui et donc bon du coup c'est vraiment de voilà des débuts de l'informatique on va dire les interfaces aujourd'hui elle semble vieille mais par contre ce qui est super intéressant c'est la méthode ou en fait d'expliquer comment les comment de manière expérimentale ils ont réussi à définir ces pattern qui sont devenus des standards et qui sont devenus vraiment des trucs qu'on utilise au quotidien. Donc ça je trouve que c'est un bouquin qui est vraiment passionnant pour ça. Et donc c'est beaucoup d'interviews en fait, est allé, pas que de son agence du coup, est allé interroger des designers comme ça qui ont conçu les premières interfaces en fait. interface graphique. dit ça en différents pays, différentes entreprises. Voilà après en film, enfin c'est pas un film, c'est une série, c'est Black Mirror. Je sais si ça va le dire mais moi en tant que designer je trouve que c'est passionnant parce que ça me rappelle un peu les choses qu'on faisait chez PSA mais bon là c'est plus dystopique on va dire mais c'est vraiment imaginer des expériences de technologie qui sont hypothétiques parfois même pas que hypothétiques d'ailleurs mais jusqu'où ça peut mener et ça je trouve que c'est une super démarrage, c'est vachement enrichissant. speaker-0: Et juste du coup ça peut mener. Parfois on le voit dans toutes les technologies, qu'elles soient les plus simples et possibles, dès qu'elles arrivent il y a quand même un impact positif, sûr. Mais il y a parfois des impacts qu'on n'aurait pas imaginé. Comme le fameux créateur du Segway, qui est mort en Segway, à cause de son Segway. Et s'il ne l'avait jamais créé, il ne pas mort de cette façon en tout cas. Et un album de musique ? speaker-1: Un album c'est difficile mais je n'arrive pas à faire le choix mais pour moi David Bowie et tous les albums speaker-0: L'œuvre globale. Super. Merci David, c'était un vrai plaisir d'échanger avec toi, de prendre ce temps et de retrouver un petit peu l'évolution. On a fait un petit retour un peu historique sur l'évolution aussi du design via ton parcours. Et c'était top en tout cas. n'a pas pu trop développer sur la partie formation et toi en tant que formateur. C'est un conseil que je donne beaucoup aux gens qui veulent évoluer vers des rôles de manager et de head-off d'aller vers ce type d'action. Mais en tout cas, c'est hyper intéressant d'en savoir plus sur toi et ton parcours, l'œil que tu as là sur Lya. On souhaite le meilleur dans la réussite de ce doctorat parce que pense que ça joue aussi beaucoup dans la tête et dans la motivation et tout. On t'envoie toutes les plus bonnes ondes pour que ça aille jusqu'au bout. Et puis voilà, plaisir de se re-croiser infinitement. speaker-1: Avec grand plaisir, speaker-0: A bientôt David, au revoir. speaker-1: très vite.