Claire Speaks: Le métier infirmier aux Etats-Unis, à quoi ressemble-t-il vraiment ? Et surtout, qu'est-ce que ça implique concrètement quand on est infirmier formé en France ou ailleurs ? Tu écoutes Imported Nurse, je m'appelle Claire Spix, je suis infirmière française installée aux USA depuis plus d'une décennie et depuis 2013, j'accompagne des infirmiers internationaux dans leurs démarches de reconnaissance de diplôme. Dans ce podcast, je donne la parole à des infirmiers francophones, souvent d'anciens clients, qui ont choisi d'exercer aux États-Unis. À travers des témoignages parfois similaires, parfois très différents, on parle des démarches, de l'adaptation et surtout de la réalité du métier infirmier ici. Bonne écoute ! Dans cet épisode, je reçois Estelle, une infirmière française installée et en poste aux États-Unis depuis plus de 10 ans. Elle revient sur son parcours, qui débute en Californie et se poursuit aujourd'hui dans le Nevada. Elle nous raconte son expérience et son évolution professionnelle avec l'ouverture de son cabinet privé en tant que consultante en lactation. Estelle partage également une histoire aussi improbable que stressante qui lui a valu quelques cheveux blancs au passage. Comme toujours, c'est un témoignage sincère et sans filtre sur les réalités du métier d'infirmière aux USA entre opportunités, adaptations et imprévues. Bonjour Estelle. Bonjour Claire, comment vas-tu ? Ça va très bien et toi ? Ça va. Alors, je commence toujours par demander à mes invités de donner un petit peu de contexte. Du coup, dis-nous où est-ce que tu as été diplômée en France et dans quel service tu bossais ? J'ai été diplômée en 2003. et j'ai fait mon ICI à Brionson dans les Hautes-Alpes, le 05, à la frontière italienne. Brionson-Serre-Chevalier, si ça parle à quelqu'un qui fait du ski. Ça me parle plus de Serre-Chevalier. Voilà, la Brionson-Serre-Chevalier. Donc, c'est un tout petit hôpital où je suis née et j'ai fait mon école d'infirmière là-bas. D'accord. Et du coup, avant d'arriver aux USA, tu bossais dans quel service ? Juste avant d'arriver aux USA, j'étais en réanérochir. mais c'était pas un choix, c'était juste parce que je devais passer par là, parce que j'avais dans l'idée soit de faire l'école d'IAD, soit de faire du SAMU. Et donc du coup, je passais un petit peu par toutes les REA, et donc j'avais fait presque un an en REA Neurochir, ça me plaisait pas du tout. Ok, et donc du coup j'imagine que tes plans ont complètement changé puisque t'es venue aux États-Unis, dans quel contexte t'es arrivée ? Alors, ce qui s'est passé, vite fait en en rapide, j'ai été diplômée en 2003, j'ai fait un an à Briaçon en médecine. Ensuite, j'ai voulu faire de la réa, je suis descendue sur Grenoble. Donc, j'ai fait à peu près presque trois Andréamed et puis ensuite, j'ai fait de la réa Néonat et puis j'ai fait cette réa Neurochir. j'étais pas hyper emballée par continuer à l'hôpital public parce que l'hôpital public commençait déjà à se dégrader à cette époque-là. Et j'étais partie sur un... peut-être prendre une... Enfin, j'avais signé les papiers pour prendre trois ans de disponibilité pour convenance personnelle et j'ai rencontré un garçon qui allait devenir mon mari. Voilà. D'accord. Donc pendant que je signais ces papiers et que je faisais les papiers pour la convenance personnelle. Donc c'est bien tombé au final. Et donc je suis arrivée en 2010 sur un visa... C'est pas un visa, c'est l'ESTA. Parce que j'avais rencontré mon mari en France, mais lui il était déjà à San Francisco. Mais il est français ton mari ou il est américain ? Il est français. Il bossait déjà aux États-Unis ? Depuis 2005. D'accord. Et donc du coup, était souvent en France pour son travail, les a les retours et c'est comme ça qu'on s'est connu. Et sur Grenoble. puis voilà, en 2010, du coup, fin 2009, je voulais prendre une disponibilité et 2010, début 2010, je suis venue le voir à San Francisco. Et t'es plus jamais reparti ? Si, si, j'ai fait deux ans d'aller-retour. J'ai deux ans d'aller-retour parce que c'était pas... Alors, comme tu dois le savoir, jusqu'en 2006, quand on arrivait à avoir son NCLEX, on obtenait aussi une green card avec son employeur. En fait, c'était hyper facile d'obtenir une green card. J'ai connu d'ailleurs quelqu'un qui avait eu ce visa, cette green card juste parce qu'elle a eu son NCLEX en fait, et elle a eu une embauche et elle a eu son visa, sa green card à ce moment-là. Et en fait, c'est elle qui m'a... qui m'avait un petit peu guidé au moment parce que moi j'ai fait mes équivalences avant toi. donc du coup j'avais personne pour me guider. à l'époque Facebook tout ça c'était pas non plus, il n'y avait pas de groupe, il n'y avait pas tout ça. Donc en 2010 je parle et elle m'avait un petit peu guidé et j'avais essayé, tu sais, un peu naïve française, j'avais essayé d'appliquer en Californie sans mon numéro SSN. Oui parce que j'explique rapidement en fait il y a des états, si on n'a pas de numéro de sécurité sociale américain, on ne pas faire les démarches dans ces états-là. Donc toi tu le savais mais t'as quand même essayé. J'étais naïve, j'étais naïve. Je pensais que sur un mandat tendu ça pouvait passer. C'est pas naïf, t'étais positive écoute. Qui te n'en te rien à rien. Voilà et en fait ils m'ont très gentiment retourné mon chèque et puis... C'est sympa ça parce qu'ils auraient pu garder ton chèque quand même. Ils m'ont retourné mon chèque et mon application en me disant « Revenez vers nous quand vous aurez le numéro de sécurité sociale. » America. SSN. » Social Security Number. Alors attends, du coup, tu as fait des allers-retours pendant deux ans. Vous vous êtes mariés ? On s'est mariés d'abord. Et après j'ai fait des allers-retours. ⁓ vous vous êtes mariés ? Ok. Vous vous êtes rencontrés. Vous vous êtes mariés. Oui. Et vous avez fait des allers-retours ? Tu as fait des allers-retours parce que tu attendais ta carte verte pour pouvoir rester ? En fait, on s'est rencontré, on se connaissait un petit peu, on s'est mis ensemble en décembre 2009. Je suis venue le voir, s'est marié le 1er avril 2010. Et parce que l'avocat avait dit que je ne pouvais pas avoir de green card puisque ça s'était arrêté cette histoire de green card jusqu'en 2006. Il a dit qu'il y a très peu de chances pour qu'elle puisse avoir un visa compte tenu de la... des conditions en ce moment. On est d'accord qu'il y eu la crise de 2008 et ensuite on n'était que en 2010. Donc c'était deux ans après et c'était quasi impossible pour une infirmière à l'époque d'avoir un visa. Même il n'y avait plus trop de sponsors. Enfin ça ne se passait pas très bien à ce moment-là. Et donc il nous l'avait dit le seul moyen c'est de se marier avant telle date parce qu'à telle date on envoie tel papier pour donc mon mari. Et donc quand on s'était marié on avait dit en fait c'est plus facile de divorcer que d'essayer d'avoir un visa pour une hâte. Tu très, très, très terre à terre. C'est lui qui m'a dit ça, pas moi. Et donc c'était là qu'on est dit. Donc voilà, on s'est mariés. attends, spoiler alerte pour tout monde, vous êtes toujours mariés, tout s'est bien passé, tout s'est bien terminé. Très bien. Oui, ça fait 16 ans puisqu'on est en 2026. Ça fait 16 ans qu'on est ensemble et ça va faire 16 ans de mariage bientôt. Donc voilà, et du coup, on savait quand même un petit peu ce qu'on faisait. n'avait pas d'empruntement. Bien sûr. On était un petit peu plus âgés que ça déjà, à l'époque. Donc on savait ce qu'on faisait. Et puis voilà, on a fait... Donc ma green card aurait dû prendre six mois, mais en fait, comme c'était un truc un peu spécial, ils n'ont pas trop aimé, ils savaient pas trop quoi faire à l'administration. Ça a été fermé, réouvert. Donc du coup, ce qui s'est passé, c'est que j'ai voyagé pendant deux ans sous Asta. Au bout d'un moment, y avait une note dans mon dossier, me laissait passer. J'avais fourni des papiers comme quoi j'étais en application green card, tout ça, et et que mon mari avait eu sa green card, donc il avait pas de problème. Donc, 2012, j'ai obtenu ma green card. Dès que j'ai obtenu ma green card, j'ai renvoyé ce dossier, j'avais fait petit bouillon déjà, du coup, en 2010, j'ai renvoyé ce même dossier complété au bord de Californie. et avec mon numéro de mon SSL. D'accord, ok. Du coup, tu envoies ton inscription au bord, tu passes ton Inklex, tu deviens infirmière. Comment ça s'est passé au niveau interview, entretien d'embauche, etc. Est-ce que ça a été difficile ? C'était difficile parce que, je t'ai dit, j'ai commencé le process 2012. J'ai obtenu l'autorisation de passer le test. Depuis 2013, crois quelque chose comme ça. 2013, il faut savoir que c'était la crise. La Californie paye très très très bien ses infirmières. Donc il y avait beaucoup d'infirmières sur le marché avec beaucoup d'expérience. Je ne trouvais aucun job, aucun job, parce qu'ils n'en ont rien à faire d'expérience française. Je ne trouvais aucun job et je tombe enceinte. Donc en fait, je ne me pose pas trop de questions. Et là, il y a eu une situation familiale où j'ai dû être infirmière à domicile pour un membre de la famille. Et l'infirmière qui venait comme une infirmière libérale, fait, c'était la manager du service libéral d'un grand hôpital de San Francisco. Et elle m'a dit, mais moi, totalement, quand tu veux appliquer pour un job, vu ce que tu as fait là, tu as géré un peak line, tu as géré un tube de gastrostomie, il n'y a pas de problème, moi, je serais ta référence. Parce que je n'avais pas de référence, je ne rien. Et donc, du coup... en 2014, après avoir eu mon bébé quand il avait six mois, j'ai essayé de rechercher du travail, c'était hyper difficile, j'ai passé des entretiens, je me suis ratée parce que je ne comprenais rien, je ne m'en sévié ressemblait pas grand chose. Donc du coup, j'ai quand même réussi à trouver un job dans Interventional Radiology, donc c'est en fait un C-Arm, c'est les trucs de radio. Radio interventionnel, tout ce qui est radio interventionnel et en fait, on débouchait des fistules. de dialyses et on faisait des angioplasties. Donc j'ai fait ça, c'était hyper intéressant. Je prenais les patients, leur faisais signer les papiers et puis on prenait les vitals, enfin la tension pour... les envoyais, puis je faisais leur réveil, quoi. C'était assez rapide, une demi-heure, puis terminé. J'ai fait ça pendant un an et j'arrivais pas à trouver d'autres travail. Donc j'ai trouvé ce qu'on appelle un nursing refresher program, donc avec JVS. J.Wish Vocational Services qui était en accord avec le City College de San Francisco. Donc en fait, c'était un programme gratuit. La seule chose de quatre mois avec des clinicals et une partie en classe avec des TP et puis une partie aussi pour si tu veux, on apprenait à faire des CV, à faire un elevated speech et à faire des interviews. Le programme, c'était pour des gens qui avaient pris un break de quelques années pour élever leurs enfants, prendre soin de quelqu'un d'autre, des gens qui étaient sortis du cursus pour réintégrer la workforce. Et il y avait une section médicale. Donc les clinicances, c'est comme des stages ? Oui. Sauf que les stages, n'ont pas vraiment de stages comme nous aux États-Unis. En gros, ils vont avec leurs profs et... ils sont associés à une infirmière pour un patient en gros et puis ils le présentent à la fin de leur clinicals avec leur prof ils vont dans une salle et ils présentent leurs patients et ils disent ce qu'ils ont fait et ça. Et donc du coup, on faisait ça, on faisait des clinicals au San Francisco General Hospital en medsurg, enfin en surgimédicine, donc ça c'était bien, ça nous a mis un pied dans la porte pour savoir un petit peu, pour retenir. On a des T.P. Donc on revoyait un petit peu les gestes techniques et puis le matériel en fait qu'ils utilisent. Alors c'est pas exactement le même matériel. C'est proche mais c'est pas exactement le même matériel. ont pas exactement. bref. puis surtout, surtout, surtout, c'était comment on se vend le lors d'un interview. Parce qu'en fait ici on se vend. Et donc ça, m'a beaucoup aidé. du coup, après j'ai passé des interviews, j'ai eu un job qui n'a pas abouti parce qu'ils n'ont pas ouvert la lunité. Mais du coup, ils m'ont proposé un job dans un autre hôpital du même groupe, parce qu'ici il a beaucoup de groupes. Et puis j'ai commencé donc en medsurg et puis ensuite j'ai été appelée sur un poste où j'avais envoyé une application. une... une... Comme ça, j'avais une position qui était ouverte depuis des mois et des mois. Et puis ils m'ont contacté dix mois après. Donc au San Francisco General Hospital, j'ai commencé en labor and delivery postpartum, donc en maternité. Et alors le rôle des infirmières de maternité ici aux États-Unis, c'est 80 % du rôle de sages-femmes en gros. Oui parce qu'ici en fait, il y a plusieurs types de sages-femmes et les sages-femmes qui sont les plus répandues, c'est des sages-femmes qui à la base sont d'abord infirmières, qui sont RN et ensuite qui se spécialisent. Elles font le CNM, donc Certified Nurse Midwife. et elles ont des prérogatives qui sont très larges. Suivant où elles travaillent, elles peuvent même prendre des patients à haut risque. Par exemple, à UCSF, elles prennent des patients à haut risque en charge. Et donc, elles sont plutôt du côté, même si elles sont infirmières, sont plutôt du côté médical. Elles arrivent... enfin on les appelle pour lorsque la maman pousse, mais global, elles font les gestes d'un génicologue, elles ne lisent pas, nous on lit les monitoring, elles les valident s'il a besoin de valider quelque chose, mais globalement elles s'appuient sur notre expertise en gros. D'accord. Et donc du coup c'est là, j'imagine, où tu as commencé à penser à évoluer ta carrière. Alors j'y avais pensé quand j'ai eu mon premier enfant que je ne trouvais pas de job, je m'étais dit j'ai été aidé par des consultants de ton lactation, c'était génial. Vraiment elles ont changé, elles ont changé le cours de mon postpartum et en fait quand je suis arrivée en labor and delivery postpartum, c'était la première maternité de la BRR qui a été, qui a eu la désignation amie des bébés, baby friendly et donc c'est pas, on n'est pas là. à vouloir que tout le allaite, c'est surtout sur l'information, sur l'allaitement, et puis vraiment que les parents comprennent comment ça se passe l'allaitement. Et que les gens qui ne pas allaiter, signent un papier, comme quoi ils ont bien eu l'éducation, et terminé. Mais vraiment, on était vraiment sur l'éducation et tout ça, et j'ai trouvé ça super. Et je me suis dit, tiens, j'aimerais bien faire... Maintenant que c'est plus facile pour moi, parce que j'accumule les heures d'allaitement, et l'éducation... l'éducation qu'il faut, enfin l'éducation qu'il faut L'expérience en éducation. L'expérience et puis aussi il faut des heures d'expérience, il faut aussi certains... Dans certains domaines en fait il faut des heures, bref, peu importe. Et du coup j'ai pu accumuler ça et bien du coup je suis allée passer mon examen en 2000, plus 21, quelque chose comme ça. D'accord. En ayant étudié aussi à la maison, des programmes et tout. Et j'ai ouvert mon cabinet en 2022. 2021 ou 2022 ? 2022 peut-être. Et comment ça s'est passé ? Parce qu'il n'y a pas vraiment de... Pour les infirmières, il n'y a pas d'infirmières libérales ici. Il a des infirmières à domicile qui sont attitrées, enfin qui sont attachées à des hôpitaux ou ce genre de choses. Mais il n'y a pas d'infirmières qui par elles-mêmes ont un cabinet comme en France. Comment ça se passe du coup pour les lactation consultants ? Tu peux ouvrir ton cabinet. Tu dépenses pas du tout d'un médecin ou quoi ? Non, je travaille toute seule. J'ai ouvert mon cabinet et je me suis lancé comme ça, comme une doula pour ouvrir son cabinet. Je n'ai pas de compte à rendre au bord, je n'ai de compte à rendre à personne. Et du coup, existe ça en France ? Les consultantes en lactation ? Oui, fait, il y a des lactation consultations, en pas énormément. Elles ne sont pas embauchées dans les hôpitaux. parce qu'en fait, ce n'est pas vraiment reconnu par la France. Elles ont des cabinets privés, elles sont souvent infirmières, sages-femmes, puéricultrices, mais je ne pas qu'elles soient rattachées à la sécurité sociale par le fait de l'IBCLC, c'est plutôt par leur diplôme infirmier. Et je pense que c'est comme ça que l'ordre infirmier peut mettre son nez là-dedans. Je ne sais pas exactement, mais c'est un peu compliqué, je ne sais pas exactement comment ça se passe. Parce qu'en fait ici, peux avoir fait une carrière de 20 ans dans le marketing, tu un enfant et tu dis, ⁓ c'est chouette et tout. En fait, peux prendre, ça prend beaucoup de temps, ça va prendre trois ou quatre ans au moins pour compléter tout le programme. Mais en gros, tu vas faire des crédits en ligne. dans des universités, des health credits, dont des crédits sur la santé. Des cours en fait ? Ouais, c'est des cours et tu as obtenir des crédits, en fait tu obtiens des crédits et tu... enfin des... oui des crédits universitaires en gros, sur le niveau santé. Donc tu as 14 à obtenir et nous on les obtient par rapport à notre truc infirmier. Donc ça j'ai pas eu besoin de refaire. Ensuite il y a des heures de... il y a des heures de pratique, il y a une éducation spécifique à l'allaitement, des cours spécifiques à l'allaitement, donc ça représente des centaines et des centaines d'heures, et ces centaines d'heures, en fait, moi, j'ai réussi à les faire en étant à l'hôpital. Suivant d'où tu viens, suivant ton passé, tu peux choisir suivant trois, ce qu'ils appellent pass-way. Et donc, les pass-way, tu choisis et tu peux, tu vois, par exemple, l'université de San Diego propose un programme. Donc si tu fait tes 14 unités dans la santé, ensuite tu peux intégrer ce programme. Tu trouves des tuteurs et tout ça. Moi, j'avais pas besoin parce que j'ai tout fait ça. Il y a un passway exprès pour les gens comme moi qui travaillent auprès de bébé et en pratiquant l'allaitement. Et donc en fait, moi, j'ai fait ça au niveau de l'hôpital. Donc ça a été beaucoup plus rapide pour moi. Tu vois, c'est ça qui est chouette ici, c'est qu'en fait, tu... Peu importe ce que tu fais, peux toujours arriver à faire un changement de carrière sans que ça soit trop compliqué en fait. Oui, il suffit de travailler. Il y a beaucoup beaucoup beaucoup de travail à fournir derrière. Mais c'est vrai que si tu fais un bachelor... si tu fais une licence française, ce qui est un bachelor dans la biologie par exemple, tu peux intégrer un programme bachelor accéléré en infirmière et en moins de 18 mois tu es infirmière. Alors que ça en France c'est impossible. enfin bon voilà, donc du coup j'ai fait ça, j'ai passé mon diplôme, j'ai eu mon diplôme, je suis passée per diem, donc à la demande à l'hôpital où je travaillais à la place de plein temps. J'ai travaillé pour ouvrir mon cabinet, voilà, enfin... Je me suis posé la question de devenir d'où là ou pas. Voilà, bon, pour l'instant, bon. Peut-être un jour. Ouais, qui sait, je ne sais pas. Et puis, j'ai déménagé. donc j'ai transporté avec moi mon cabinet. On est à Tahoe maintenant. Ça tourne beaucoup moins, puisqu'il y a beaucoup moins de population. qu'il y a des ressources différentes. puis du coup, j'ai décidé que comme c'est très fluctuant, des fois je vais avoir plusieurs clients en même temps, des fois je n'ai personne pendant une ou deux semaines. Donc du coup, j'ai décidé de retourner en medsage en tant qu'infirmière. voilà, Père Diem toujours à la demande. Donc Père Diem, juste pour les gens qui connaissent pas, Père Diem, c'est toi qui fait ton... ton planning. Et suivant les hôpitaux, ils te demandent de plus ou moins, t'as plus ou moins de contraintes. Il en a qui vont dire, tu dois faire tant de week-ends par mois, il en a qui vont dire, il a pas d'obligation de week-end, en a qui... enfin voilà, t'as des obligations qui sont différentes par rapport aux hôpitaux où tu travailles. D'accord. Et donc, du coup, et puis ils peuvent t'annuler jusqu'à deux heures avant le shift. Donc c'est-à-dire que quand je commence à... Quand tu commences à 7 heures du matin pour un shift de 12 heures, ils t'appellent à 5 heures du matin, ils te disent, ils te disent on n'a pas besoin de toi aujourd'hui. Mais t'es payé plus. Ça dépend, ça dépend quels sont les accords. Mais globalement, moi, tout ce que j'ai toujours vu, c'est à peu près 10 à 15 % de plus. C'est un peu comme des vacations en France en fait. Peut-être, mais tu n'as pas de... Globalement en PRDM, tu ne cotises pas pour l'assurance médicale et ça ne va pas vers ta retraite non plus. Donc ils te payent en gros ce qu'ils ne mettent pas dans la boîte retraite et ce qu'ils ne mettent pas dans la boîte assurance médicale et ils te le donnent en gros. Ils te le payent, ok. Alors donc du coup tu es retourné en medsurg. Moi je le sais parce que tu m'as raconté mais raconte-nous un petit peu ton expérience par rapport à cette recherche de travail. Voilà donc j'arrive dans un nouveau environnement, nouvel état parce que je travaille sur deux états puisque je suis à la frontière entre deux états donc d'ailleurs merci tu m'avais aidé à avoir ma licence en Évada et... En fait, ce qui s'est passé, c'est que je me suis dit, tiens, je vais faire consultant en lactation dans un hôpital. Parfait, je trouve à 50 minutes de route un hôpital, tout ça. Et l'entretien se passe super bien forcément parce qu'ils cherchaient quelqu'un un peu comme moi et qu'ils voulaient faire du mi-temps. Et puis voilà, ils me disent, est-ce que tu veux bien faire un chip de 12 heures en tant qu'infirmière en labor and delivery ? Ok, d'accord. Et un chip de 8 heures en tant que lactation, consultant en lactation. Ok, d'accord. J'avais quand même deux petits orange flags, comme on dit. Il y avait quand même 50 minutes de route. Enfin 50-55 minutes de route, c'était un petit peu loin. Et puis, il y a quand même pas mal de personnes de là où je vis. Je vis dans un peu dans un bassin. Et il a quand pas mal de personnes qui vont accoucher à cet hôpital. Et on ne joue pas avec le conflict of interest. Possiblement, je peux enquiquiner quelqu'un et ils disent, ouais, mais en fait, elle voit tous les patients, elle les récupère à l'hôpital, puis après, elle les voit pour sa clinique privée. Donc ça c'était aussi, je me suis dit, mais bon quand même c'est loin, il a pas tant de personnes, enfin je ne pas, enfin on verra. Et donc bon, voilà, donc je me dis, ça quand même tentant, au pire, j'accepte que des clients de San Francisco en virtuel, bon voilà. Et puis je pars là-dedans et puis ils disent, quand est-ce que tu veux commencer ? Donc ça c'était au mois de mars, je crois l'année dernière, je dis, Si ça vous dérange pas parce qu'ils nous ont dit, on est dans une grande vague d'emploi là. Donc si on peut étaler, c'est bien. dis parfait, moi en août, je commence en août parce que comme ça, vais en France cet été. Je reviens pour bosser. Je vais passer mes tests, tout physical, donc la médecine du travail, tout ça, va bien. Je fais pipi dans le pot, je leur donne le pipi, drogue test. Je repars chez moi. 17 jours plus tard. Je reçois un coup de téléphone un vendredi matin, alors que je commençais le lundi, ils me disent votre test d'urine est positif. J'aurais demandé si c'était une blague, si c'était pas trompé, ils m'ont dit non, non, c'est le vôtre, vous avez bien signé tout ça. Je leur demande positif à quoi ? Ils me demandent, disent la codéine. sauf que moi je prends aucun médicament, aucune vitamine. Je sais, je devrais sûrement prendre des vitamines à mon âge. Je te rassure, je prends pas non plus. Je ne prends rien parce que j'oublie de toute façon, je ne prends pas de médicaments, je n'ai pas eu de chirurgie dentaire. Enfin bon bref, donc j'ai un numéro, je dois appeler un docteur qui vérifie, il me demande si j'ai mangé quelque chose le matin de mon test. Je lui dit, bah oui mon petit déjeuner, mais c'était il a 17 jours quand même, je me souviens pas forcément ce que j'ai mangé. C'est clair. Et là je commence un peu à paniquer quand même parce que je me dis, ça a l'air sérieux, vois, parce qu'au début, je trouvais ça un peu bizarre, mais là je me suis dit, c'est un peu sérieux quand même. Et j'ai dit, mais non, je vois pas. Donc il me dit, si vous vous souvenez, me rappelez. OK, d'accord. Donc moi, qu'est que je fais ? Je chat GPT ça. Qu'est qui peut faire pour le turnip positif à la codine ? Et là, les graines de pavot. Et bon, on est d'accord que quand on mange des bagels avec le... Il y en a partout ici. Il y en a partout et en fait, il en a partout. Il y a des graines de pavot à peu près partout et je ne m'étais pas aperçue. Je cours dans mon congélateur. Je vais voir parce qu'en fait, ce qui se passe, c'est qu'ici, moi, je ne pas faire les courses tous les jours. J'achète du pain. je le tranche à la machine à trancher à All Food, je le mets dans un sac plastique et je le congèle chez moi. genre dès que je congèle, les matins, tous les midis, enfin peu importe. Et en fait, je n'avais pas vu. C'est un pain qui spécialement a énormément, énormément de graines dessus. De toutes sortes, mais notamment beaucoup, beaucoup de pavots. Et je ne m'étais pas posé la question. Je ne m'étais pas posé la question. Ça n'avait pas fait de plus de 2 égales, 4 dans la bien sûr, mais je pense que personne ne se serait posé la question. Voilà, donc je fais mes petites recherches, je demande à mon médecin traitant qui me dit, ma pauvre, les ressources humaines de cet hôpital là, c'est vraiment des enfoirés, ma pauvre, je sais pas comment ça va se passer. Bref, je les rappelle en leur disant, hey, je sais ce que j'ai mangé, j'ai vu dans mon truc, il du popiscite. ⁓ ben oui, ben on va renvoyer le rapport en disant que c'était dans votre... On va envoyer le numéro parce que c'est vraiment... Ils m'ont dit quand même... que le chiffre était très très bas. Très très bas. D'accord. C'était positif mais hyper bas. Donc c'était concomitant avec une ingestion de nourriture. C'est pour ça qu'ils m'ont demandé si j'allais manger quelque chose. Parce que si ça avait été plus haut et il y a des sortes de tests, disent, ben là c'est une consommation de, par exemple d'héroïne. Les toxicologues quand même peuvent faire un peu la différence. C'est pas très très précis à certains trucs, mais l'héroïne par exemple, ils peuvent l'isoler. Donc ils savaient très bien que c'était pas de la drogue. Ils savaient que ça venait de la nourriture. D'accord. Et ça, a quand même posé souci ? Ça s'est passé le matin, l'après-midi, à 2h de l'après-midi, il m'appelle les char en me disant, enfin les ressources humaines m'appellent en me disant, on retire notre off. Vous pourrez réappliquer dans 6 mois ? Quand même ! Oui, après avec un gros red flag sur ton dossier, sais quand tu y joues. J'ai leur dit mais non, c'est de la nourriture, c'est légal. J'ai le droit. Non, non, ils n'ont rien voulu entendre, ils ont retien, donc je n'ai pas commencé le non-nier. Donc tout était prêt, enfin je veux dire, j'avais mon sac de prêt, Donc là, ça a été une grosse déception. J'imagine. Mais ça ne s'arrête pas là. C'est-à-dire qu'ils ont un devoir de rapporter toute personne qui serait utilisateur de substances. Mais parce qu'attends, c'est ça qui est fou, c'est que même s'ils savent et que c'est écrit que ça vient de l'alimentation, ils sont quand même obligés de le rapporter au Board of Nursing. Donc voilà, quelques jours après, alors je pleure bien parce que j'ai perdu mon job, tout ça, je pleure. Il n'y a pas 150 jobs comme ça, il n'y a qu'en gros. De là où je me trouve, à 50 minutes de route, je pleure bien, tout. Bon bref, je me remets en me disant, écoute, tu n'aimais pas la route, ce n'était pas un perdien, c'était un mi-temps. puis alors là, ça me bloque pour aller faire parce que j'aime bien quand même voyager. Donc deux fois par an, on fait un petit voyage, donc je me dis, ça me bloque pour ça, tout ça. Et puis voilà, il y avait plein de petits orange flags, là tu vois, bon c'est bon, allez maintenant ça y est, tu reprends du pôle de la bête et tout. Donc au dé positif, reprends Voilà, reprends le dessus. Et là, je reçois un email du Board of Nursing me disant, vous êtes sous investigation. Donc maintenant, vous avez 14 jours pour nous répondre. En gros... les papiers que je reçois me disent vaguement ce que c'est qu'une procédure d'investigation. Mais tu sais pas les étapes, tu sais rien, tu sais pas ce que tu risques. parce que c'est quand même super sérieux, faut que tu saches ce que tu dois faire absolument. disent à cette étape, vous n'avez pas besoin d'avocats, mais vous pouvez en prendre un si vous voulez. C'est hyper rassurant. Donc moi là, je chiale, je vois un numéro de téléphone, j'appelle, je tombe sur l'investigatrice. Et donc... Je lui parle, je lui dis mais moi j'ai mangé des pop-iciides et tout et je chiave au téléphone. Je lui explique, elle me dit ben envoyez-moi là, envoyez-moi l'étiquette, envoyez-moi la facture. Je dis mais ça va pas se retourner contre moi quand même. Mais bien sûr que non. Et là je me dis, on est aux États-Unis, est-ce que ça peut se retourner contre moi ou pas ? Tchadjipiti n'en savait rien. Donc du coup, je contacte mes copains qui étaient, qui sont toujours avocats dans d'autres domaines, qui sont avocats et qui me disent tu peux y aller sans avocat, tout ça, mais voilà, j'y étais sûre. Oui, tu peux y aller sans. Et puis autre qui me dit non, je pense qu'il faut que tu y ailles avec. Je pense qu'on peut faire écrire une lettre, nous deux, et puis on va voir après. Bon, j'ai dit je sais pas. Elle me dit quand même, prends précaution. bon, au final, je contacte des avocats, je leur fais passer des interviews en gros pour savoir s'ils allaient me convenir ou pas. Et je tombe sur un. qui me fait la liste de tout ce que je risque et le gars il fait ça de façon professionnelle, il a des bonnes revues sur internet, il fait ça depuis 12 ans et il me dit en fait s'ils font, si vous présentez votre lettre d'explication et qu'ils se disent oh elle est pas claire, et bien vous risquez d'aller plus haut et là ça reste d'être public alors que là c'est pour l'instant c'est juste privé, ça reste... Bon bref je l'ai embauché pour pas de suspens, je l'ai embauché, trop stressé, ça m'a coûté un bras et un oeil, j'aurais pu le faire par... par moi-même, fait, le risque c'était que, ben, il m'écoute pas autant bien que quand il s'adresse à un avocat. Cet avocat fait ça à plein temps, depuis 12 ans, juste pour les infirmières. Il était avocat avant, depuis les années 90, mais il fait ça pour les infirmières depuis 12 ans à plein temps. Et en fait, il connaît tous les investigateurs. Et quand j'ai parlé avec lui, en gros, mon histoire, ça l'a fait rire, en gros, si tu veux, parce que c'est... Si tu veux, c'est le truc le plus basique de chez Basique. Lui, deal avec des nêtes qui volaient des ampoules de morphine, tu vois, en gros. Oui, d'accord. Oui, donc le popicide. Voilà, le popicide pour lui, c'était assez rigolo. Mais en attendant, voilà, ça m'a fait perdre un job. Ça m'a fait perdre beaucoup d'argent parce que les avocats ne sont pas cheap. Voilà, et c'est hors de prix. mais au moins j'ai eu beaucoup moins de soucis, je n'arrivais pas à savoir ce qu'il fallait que je fasse, que je risquais. Et en fait quand on se retrouve là-dedans, on se retrouve comme dans une machine à la vie et le board ne fait de toi ce qu'il veut. Il n'y a pas d'autorité qui va dire « non mais là on arrête, c'est des popicides quoi ». Si ça a escaladé, j'étais prête à engager un toxicologue et tout ça pour un expert pour prouver que voilà, qu'il n'y a personne qui voulait me fournir les résultats de mon… de mon analyse, ça c'était dingue aussi. donc j'ai réussi en appelant le labo et en parlant et en pleurant au téléphone à avoir les résultats, le chiffre non officiel tu vois. Mais sinon j'arrivais pas à le voir. Ouais ouais non non c'était assez dingue, j'ai cru que j'allais me réveiller en me disant non c'est un mauvais rêve. C'est le côté négatif aux USA, c'est que tout peut prendre des proportions. Énorme, voilà et tu te sens dans une machine à laver et tu ne... et il a des moments où tu peux pas parler, tu peux pas te défendre et donc je n'imagine même pas aller du coup dans un conflit, conflict of interest et aller avec la justice. Et c'est là où je me suis dit en fait, me suis dit, ouais non, c'est peut-être mieux comme ça. Une fois que tout était à tête, parce qu'il a forcément juste avant Thanksgiving, ils ont regardé, donc ça c'était en octobre et donc ça a mis un peu plus d'un mois avec, voilà, et qu'ils ouvrent, qu'ils dègnent ouvrir mon dossier parce qu'ils avaient des plus gros chats à fouetter au bord. Et quand ils ont ouvert mon dossier, dans l'heure, ils l'ont fermé, en gros. Mon avocat m'a appelé, il m'a dit, c'est bon, ils ont tout fermé le dossier et tout ça. Bon après, il a toujours une trace qui reste comme quoi tu as été... C'est ce que j'allais te demander, est-ce que c'est quand même dans ton dossier ? Ouais, c'est confidentiel, mais c'est dans mon dossier. Mais après, y a toutes les preuves qui sont dans mon dossier. Donc il a le numéro, enfin il y a le chiffre, tout concord, enfin, qu'on coïncide. Mais en fait, voilà, c'est quand même dans le dossier. Donc un prochain potentiel employeur, même si c'est confidentiel, peut le voir ? ? Ok. Ça reste au bord. Donc c'est à la vue de... que au bord. Donc pourquoi ils le gardent en fait ? Parce que si tu étais venu à avoir des problèmes... Ils se donnent le droit de réouvrir le dossier. Mais en fait, là, ils ne peuvent pas vraiment le réouvrir parce qu'ils n'ont même pas mis une lettre de warning. Sinon, s'ils avaient un doute, ils auraient mis une lettre de warning. Si c'était pas 100 % sûr... S'ils sont 95 % sûrs, ils mettent une lettre de warning dedans. En disant voilà, on vous laisse le bénéfice du doute. Mais là, n'y avait pas de bénéfice du doute. Je te dis, ils ont fermé, ils pas eu. Ils l'ont ouvert, ils l'ont fermé. Il y a plein de dossiers comme ça où ils disent, on escalade en investigation plus approfondie. voilà, c'est là où ils choisissent les dossiers. Là, ils ont ouvert, ils ont lu, hop, ils ont fermé. Très bien, terminé. Est-ce que si le BORD t'avait reconnu coupable, guillemets, t'aurais pu perdre ta licence ? Non, parce qu'en fait c'est un peu plus compliqué. Tu passes par des états, des expertises et tout ça. Mais en gros, ce que tu risques avec un chiffre si faible et s'ils ont un doute, ils peuvent te mettre en gros en probation de 1 à 5 ans. ⁓ oui, quand même ! Et en gros, peuvent te dire, ils t'appellent le matin, tu dois aller faire pipi dans le bocal et ils te testent pour tout. Et même si tu as eu un test qui avait été à l'origine positive à la codéine, même si tu as pris de l'alcool, tu n'as plus le droit en fait, tu plus droit à l'alcool non plus, parce qu'ils peuvent le voir, donc tu si pris de l'alcool la veille, enfin, c'est hyper contraignant. Et puis après, tu as des restrictions au niveau de là où tu peux travailler. Donc oublie si tu veux trouver un job à tel ou tel endroit, parce que tu ne plus pouvoir travailler les shifts que tu veux. Ils vont t'obliger, par exemple, de la journée où tu as une supervision d'un manager. Tout ça, tu ne pas travailler la seule la nuit par exemple, tu n'as plus accès à certains médicaments. Donc ils peuvent vraiment te restreindre. Donc c'est pour ça que mon avocat m'a dit, écoute, s'ils se mettent déjà dans la tête que tu es en gros coupable et qu'ils veulent escalader, et après moi je peux réduire par exemple de cinq ans à un an si vraiment on arrive à prouver, mais ils ne reviendront pas sur le truc en disant on ferme, c'est bon, on abandonne tout. Donc c'est pour ça que c'était important de prendre un avocat dès le départ. Enfin en tout cas, c'est une bonne leçon pour toutes les infirmières qui nous écoutent et qui travaillent aux USA ou qui veulent travailler aux USA. Ne mangez pas de prophysites et il en a partout. Et du coup maintenant Estelle, est-ce que tu recherches du boulot ? J'ai envoyé une application dans un autre hôpital et en fait j'ai trouvé un boulot per diem qui me permet d'être super flexible sans... Comment dire ? En français, on dit sans obligation, sans obligation de week-end, quoi. En fait, j'ai juste deux chiffres à donner par mois. Donc... pour le coup, c'est très flexible. C'est hyper flexé. Et il n'y a même pas d'obligation de week-end. Je n'ai jamais vu ça. Donc voilà, et je travaille deux jours, pas de nuit. Je suis, enfin, voilà, la même salaire que ce qu'ils me proposaient de l'autre côté. Voilà, je... Moins de route, un peu moins de route. Bon, c'est quand même 40 minutes de route, mais c'est quand même moins que 55. C'est un tout petit hôpital, c'est trop mignon, c'est un hôpital tout neuf, c'est tout petit, c'est qu'avec des gens qui en dérange, c'est vraiment dans un peu dans la pampa un peu. Oui. Et du coup, tu es dans quel service ? Medicine-chirurgie, donc on fait de la chirurgie générale, un peu digestive, pas mal de fractures de hanches, moyenne d'âge 72 ans et je sais… Chez les infirmières ou chez les patients ? Non, je rigole. Non, non, les infirmières sont jeunes. Et en soi, je parle pas de l'organisation parce que l'organisation évidemment est différente, les soins que tu fais sont très similaires à ce que tu fais en France. Alors, ça fait très longtemps maintenant que j'ai pu travailler en France, ça fait 16 ans. ouais, sauf que je n'ai pas 25 patients. Justement, combien de patients tu as ? Alors... En Californie, quand j'ai travaillé en médecin-surge en Californie, on avait cinq patients parce qu'il y des quotas, parce que la loi, est comme ça. Et si on est vada, il n'y a pas de quotas. Et du coup, ça peut monter jusqu'à six patients à peu près. en gros, veulent que tu en aies cinq. Parce que si c'est quand très lourd, il n'y a pas autant d'aide soignante. Et du coup, en Californie, je n'avais pas du tout d'aide soignante. J'avais cinq patients et je n'avais pas du tout d'aide soignante. Alors que là, j'ai... Je peux avoir jusqu'à 6, mais globalement c'est 5. Et sinon, y a mes deux managers qui mettent la blouse et qui viennent. Si on commence à avoir 6 patients par infirmière, elles viennent te prendre des patients. Et c'est l'avantage d'être un tout petit hôpital. Et puis, du coup, j'ai quand même une aide-soignante avec moi. D'accord. qui a beaucoup plus de patients, elle, elle a une quinzaine de patients, crois, au total, mais elle fait tous les soins. Les patients qui sont à l'IT sont tournés toutes les deux heures. Si les patients développent des escars ou des points de compression durant leur visite chez nous, on n'est pas payés. Ils regardent ça très près. Si les patients développent des escars, ils dé remboursent ou je ne pas exactement ce qui se passe, mais enfin, il a moins de sous. Je ne sais pas exactement, il a moins de Donc on fait très attention. Donc on a des lits qui tournent les patients tout seuls. Ah ouais ? Ouais, ouais, ouais. C'est un hôpital tout neuf, donc on a des... lits qui tournent les patients, attends, un genre pancake... gaufre le matin, le coffrier, qui te... Comment le lit tourne le patient ? En fait, on met le patient en ce qu'ils appellent « floating », c'est-à-dire qu'on les cale sur des... sur des... des oreillers, comme ça on enlève les points de pression au niveau du sacrum et tout ça, on met des oreillers d'une certaine façon, et ensuite on... vérifie qu'il n'y ait pas de câble ni rien, on met le lit dans une certaine position et par exemple le lit va se mettre sur le côté droit, incliné sur le côté droit comme si le patient était tourné un peu, enfin était un petit peu tourné, ptit le t sur le côté droit et au bout de 15 minutes le lit se remet à plat et ensuite bon après tu peux, je sais pas exactement tu mets des alarmes ou je sais pas quoi et puis après tu y vas tu le mets sur le côté gauche comme ça et puis après tu... Comme ça, t'évite de tourner le patient côté droit, de lui faire faire un tour complet. Et ça libère les points de pression. Et bien ? Voilà, voilà. ⁓ j'ai découvert des trucs. Ouais, on lève les patients hyper rapidement maintenant. Enfin moi, en France, j'avais pas ça, mais encore une fois, c'était il a 16 ans. Là, on lève les patients hyper rapidement. Encore les patients, ils reviennent du bloc, on les lève. J'ai une voisine qui s'est fait opérer d'une prothèse totale de hanches et elle est pas restée à l'hôpital. Elle a été opérée, elle est ressortie le soir. Ils l'ont levée, ils m'ont expliqué comment on marchait avec un déambulateur et... Bye bye chez vous ! C'est fou, c'est fou, c'est fou. Et il n'y a pas d'infirmières qui passent faire les lovinocs, et ils apprennent à se faire les lovinocs tout seuls. Oui, c'est ça, il n'y a pas de... Donc on disait, il a pas d'infirmières libérales. Et de toute façon, les infirmières à domicile, l'HAD finalement, hospitalisation à domicile, c'est vraiment pour des patients très spécifiques. Tout le monde ne pas appeler l'HAD pour venir juste pour un picure de l'Orenox ou vérification du sucre ou... Oui, alors le sucre, doivent se gérer eux-mêmes. Et voilà. Et ils doivent savoir se gérer eux-mêmes. Ou alors ils trouvent un membre de la famille. Sinon, ils peuvent pas rentrer à domicile. Les patients qui rentrent à domicile et qui ont cet HAD, justement, ce des patients qui sont un plus complexes, qui vont avoir des trucs lourds. Mais ça coûte très cher. Donc globalement, ils essaient au plus... au plus rapidement que possible, ils essaient d'avoir des membres de la famille qui soient formés. Les gens s'occupent de leurs tubes, de leurs peak lines. J'ai une patiente de 72 ans, elle a appris à s'occuper de son peak line et à se faire ses antibiotiques toute seule avec son peak line. Elle habitait à 120 km de l'hôpital, là où il a pas d'hôpital, au milieu de la Pampa. soit ça, il fallait qu'elle reste hospitalisée et c'était plus possible. bon, bref, fallait qu'elle aille en maison de retraite, l'équivalent d'un long séjour. Oui, un CSR. Donc voilà, donc du coup, du coup, c'est, c'est, ouais, c'est une autre façon de voir. Mais, et moi, avec mon cabinet, je vais voir les gens. début, j'étais en contrat avec certaines assurances, mais c'est tellement compliqué. les codes pour se faire rembourser, tu sais jamais combien tu vas être payé. ⁓ oui, parce qu'ici il a énormément d'assurances, n'as pas l'assurance maladie, ça fonctionne pas du tout comme en France quoi. En fait, tu as des compagnies, tu vas avoir Blue Cross Blue Shield, tu vas avoir Aetna, tu vas avoir United AirScare, les militaires vont avoir Tricare, tu vas avoir après tu ceux qui optent pour les groupements. Donc ce que j'appelle groupement, enfin c'est pas un groupement d'assurance mais c'est une assurance qui a ses propres hôpitaux comme Kaiser par exemple. Et donc là eux, tu peux pas aller hors Kaiser, tu peux pas aller voir n'importe quel médecin, tu vas juste voir dans les hôpitaux Kaiser et eux ils contrôlent les coups comme ça. Et en fait dans tout ce qui est Aetna, dans tout ce qui est Blue Cross Blue Shield, Anthem, Unit Health Care, tu vas voir des plans, mais il a autant de plans. que d'emploi en Chaque compagnie fabrique ses plans. C'est hyper compliqué, c'est tellement compliqué que quand tu es représentant d'assurance que tu expliques les assurances aux gens, faut une licence spéciale comme une licence infirmière, mais pour expliquer aux gens les plans d'assurance maladie. Et donc, coup, en tant que consultant d'enaltation, comment ça se passe avec les assurances En fait, il fallait que j'ai rempli des dossiers pour être provider affilié à telle et telle assurance. que tu sois agréé par certaines assurances pour que tes patients puissent se faire Exactement. Et donc j'ai été agréé. J'ai été agréé. Alors, j'ai été agréé avec une assurance et pour plein d'autres assurances, j'ai été passé par une tiers partie. D'accord. Partie tiers. qui m'avaient fait... gros, à travers eux, j'étais agréée. Bien sûr, ils prenaient leur pourcentage à chaque visite que je faisais. Et puis, l'année dernière, ça s'est compliqué. Ils ont perdu les contrats avec les assurances avec lesquelles ils étaient, donc j'ai arrêté avec eux, parce qu'il n'y avait plus aucun intérêt d'être avec eux. Et après, j'étais plus qu'avec une seule assurance, qui Aetna. Et j'ai très peu de patients ici, Aetna. Et donc, je me retire avec eux parce qu'en fait, je ne savais jamais combien j'allais être payée. parce qu'il y avait des plans qui passaient par des sous-traitants qui s'appellent méridiennes. bon bref, ne savais jamais combien je vais être payée pour la visite. D'accord, donc maintenant tu ne travailles plus, tu prends plus d'assurance. Non, en fait les gens me payent comme... Alors des fois ça surprend les gens, mais parce qu'ils pensent que c'est gratuit, parce qu'ils pensent que c'est... Voilà, non, c'est un travail. Comme je dis, je dis vous payez un massage. Quand vous allez chez la masseuse, vous payez un massage. ben là c'est pareil. Donc du coup, sauf que moi vous avez la capacité d'être remboursée parce que je... je donne ce qu'on appelle une super bill, c'est une feuille avec toutes mes informations à moi, toutes les informations de l'assurance, les numéros et tout ça, et je prodigue des codes, les codes de remboursement. D'accord. Voilà, de ce qu'on a fait ensemble pendant la visite, et je prodigue ces codes et je vous envoie ça, et vous, avez une solution de contacter votre assurance, et ça s'appelle un claim. Et voilà, ils remboursent tout, parti. D'accord, donc même si toi tu ne travailles pas avec des assurances, ils ont quand même la possibilité de se faire rembourser. Alors par exemple, United Health Care va rembourser moins, on le sait, que d'autres compagnies. Je sais que Cigna, par exemple, remboursait bien la nettement. Et puis il en a d'autres qui remboursent moins bien. puis bon, après, je sais pas. Je sais pas, mais c'est plus mon problème après. gros. Non mais c'est intéressant de voir parce que forcément quand tu parles de la santé aux USA, il y a l'histoire de l'assurance maladie qui est très chère qui revient, mais il a aussi beaucoup d'aide. là, à ton échelle, c'est pour ce qui est du remboursement des consultations. nous, par exemple, moi, mon échelle, notre fils qui a besoin de beaucoup de soins, beaucoup de médicaments qui nous coûterait plus de 2, 3 000 dollars par mois. En fait, on paye quasiment rien du tout parce qu'il a des aides. Je pense que c'est important de... Les gens ne pas en fait. Non et puis l'allaitement devrait être pris en charge. a personne qui l'efforce, pareil. a personne qui dit vous devez le faire aux assurances, aux compagnies d'assurance. Mais sous l'Affordable Care Act, est fédéral, enfin c'est quelque chose de fédéral, l'allaitement doit être pris en charge par les compagnies d'assurance. Après c'est comme tout, il se battre. Moi une fois j'ai eu une facture pour... pour quelque chose que je ne devais pas payer. Je savais que je ne devais pas le payer parce que c'était quelque chose de prévention. J'ai une facture de 1500 dollars. J'ai téléphoné, n'ai passé je ne pas combien de au téléphone, mais au final, au final, ils se sont dit « Ah oui, on a fait une erreur ». Mais si j'avais pas passé ce temps-là au téléphone, oui, effectivement. En fait, il faut un peu plus se battre, il faut être plus vigilant. Et comme tu dis, il a des aides, il a des choses comme ça, il faut savoir où chercher. Il y a des assistants sociaux, y a des assistants sociales dans les hôpitaux qui t'aident à trouver tous ces trucs et qui ont toutes les réponses. Souvent on se plaint et tout ça, mais en fait on n'a pas cherché. Exactement. Et un truc qui est aussi super important, parce que ça, m'agace quand je dis ça, quand je dis oui, si tu n'as pas d'assurance aux USA, on te laisse crever devant les urgences. Ce n'est pas vrai. Il y a une loi qui oblige les hôpitaux à prendre en charge les patients. On ne laisse pas les patients mourir sur les trottoirs aux USA. Et pareil pour les femmes enceintes. Les femmes enceintes dans n'importe quel hôpital où tu te pointes et que tu es en travail, ils te prendront et ils se doivent de te donner les soins nécessaires et ils peuvent pas faire de différence. C'est à dire que par exemple... des gens qui sont dans des hôpitaux spécifiques comme je te disais Kaiser et qui se pointent dans l'hôpital universitaire. L'hôpital universitaire ne peut pas leur dire non on vous prend pas, si êtes si elle est en travail, elle est en travail. On n'a pas le droit de discriminer comme ça, non il y a des lois. Du coup ma dernière question, toujours la même pour tout le monde. Avec le recul, maintenant que t'as travaillé en France, ça fait des années que tu travailles aux États-Unis, t'as vu pas mal de choses différentes aux États-Unis, si tu devais choisir pour le métier uniquement France ou États-Unis ? États-Unis, j'aime beaucoup la France. C'est la pays qui m'a formée. Je trouve que la formation est extraordinaire, à côté de la formation au niveau américaine où c'est une formation universitaire. Et après, le problème, c'est de trouver un emploi où on va pouvoir... se faire former sur le terrain, alors qu'en France, on a une très bonne formation, on des connaissances et on a une technique aussi qui est très bonne. On a une très bonne technique, on s'adapte. On sait s'adapter en tant qu'infirmière. Donc, en France, on a une très, très bonne formation. Je ne sais pas comment elle est maintenant, mais à notre époque, j'étais la dernière promotion à passer l'écrit. Donc, ça remonte un petit peu. tu vois, on avait quand même une bonne une bonne formation à l'époque, mais la reconnaissance sur le terrain est catastrophique en France et la reconnaissance financière est catastrophique en France. donc je pense que voilà, ici aux États-Unis, moi globalement, le docteur vient me voir et on discute. Il tient compte de ce que je dis, il ne m'ignore pas et il ne me traite pas, voilà, il ne me traite pas mal. pas mal traité par ma hiérarchie. Ça peut arriver, ça peut arriver, on n'est pas dans des bons boulots, mais on change, ça m'arrivait une fois, j'ai changé. Mais globalement, j'ai toujours eu une hiérarchie qui, globalement, nous respectait ou essayait de nous respecter parce que sinon, tout de façon, ça gronde et les infirmières, on la voit ici, quand même globalement, encore de là où j'ai travaillé de l'expérience, c'est pas vrai à 100 % pour tout, mais globalement. On est plus libre en tant qu'infirmière spécialisée en lactation. Moi, suis plus libre de faire ce que je veux, de pratiquer mes prix, de pratiquer en privé, de faire comme je veux. voilà, c'est mes clients qui jugent et après qui mettent des revues sur Google, quoi, en gros. Donc voilà. Je ne pas dépendante de la sécurité sociale, je pas dépendante, je le fais et je ne pas pour autant arnaquer les gens. Je passe le temps qu'il faut avec mes patients, ça ne leur coûte pas plus cher, si ça doit être deux heures, je passe deux heures avec eux. Je le fais parce que je sais qu'à l'issue, on est gagnants. Alors qu'en France, je suis pas sûre que le personnel soignant soit encore gagnant à aller travailler. Parce que tu y laisses ta peau et tu... tu n'as pas une compensation financière qui te permette de vivre confortablement avec tes enfants et ta famille. Et du coup, ce n'est pas ma dernière question, parce que ça m'amène à une autre question. En tant qu'infirmière, je parle pas de ton activité de consultant en lactation, mais en tant qu'infirmière en perdième, donc pas à temps plein actuellement par mois, tu te fais combien à peu près ? En perdième à San Francisco, je touchais 110 dollars. il y avait un... comme je travaillais par exemple d'après-midi, c'était en 8 heures, je travaillais d'après-midi de 15 heures jusqu'à 23h30 et de 9 heures à 23h30 c'était en horaire de nuit donc c'était plus 20%. Ok. Voilà. Après, la vie est très chère aussi à San Francisco ? Oui, alors il faut rappeler que la vie est très chère pour vous donner un ordre d'idée. En gros, le loyer moyen doit être aux alentours de 3 100 dollars par mois. et pas dans un truc, enfin un petit condo. Après, il a encore les charges et tout ça. 2008, 3100, c'est à peu près, je pense, la moyenne en ce moment. Et du coup, tu es dans le Nevada, alors, tu te fais combien ? Ça change énormément dès qu'on sort de la Bay Area. Dans le Nevada, il n'y a pas de taxes. Alors, si on habite dans le Nevada, moi j'habite en Californie, donc c'est un peu différent, mais il n'y a pas d'income tax au Nevada. Et donc, en gros, je crois que je suis à 53 de là. En Alabama, tu gagnes 20, 25 dollars. Il y a vraiment des gros... Enfin, je crois que c'est à demande. De toute façon, le coût de la vie dans les États en question, ça joue aussi beaucoup sur les salaires. Mais quand même, au bout du compte, elles sont mieux payées qu'en France. Après, moi, je suis dans le côté Californie, donc je suis imposée là-dessus, alors que ceux qui habitent au Nevada ne sont pas imposés là-dessus. C'est-à-dire que je touchais 110 dollars à San Francisco. J'avais aussi, il me reprenait aussi presque 10 ans, enfin à la fin j'étais presque à 10 ans d'ancienneté aux États-Unis parce qu'ils m'avaient pas repris mon ancienneté française. J'étais sur une grille avec 10 ans d'ancienneté à 110 dollars, presque 109 dollars. Donc là-dessus, si tu veux, je payais des impôts. Je payais les impôts de l'État. Alors qu'au Nevada, ce que tu touches, tu n'as pas d'income taxe au niveau de l'État. D'accord. Donc ça fait quand même... Je discutais avec une autre infirmière qui me disait qu'elle, travaillait vers Sacramento auparavant, un truc comme ça. Et quand elle est venue, elle s'est dit, moi mince, je vais payer beaucoup moins. Et en gros, elle me dit, comme j'ai plus d'income tax, en gros, c'est à la fin de l'année dans mon portefeuille, j'ai à peu près la même chose. Très, très sensiblement. Elle me dit, à 2000 dollars près, j'ai la même chose dans mon portefeuille. Donc voilà. et elle a une qualité de vie qui est supérieure. Globalement, je préfère toujours au niveau des États-Unis, être infirmier au niveau des États-Unis. Je pense pas que je pourrais travailler dans un hôpital, je pense. Merci d'avoir écouté Important Nurse. Si tu as aimé cet épisode, n'hésite pas à le partager autour de toi et à me le faire savoir en laissant en avis sur ta plateforme d'écoute. Pense aussi à t'abonner au podcast pour ne pas louper les témoignages de mes prochains invités. À très vite.