Stephane Vermette: Vous avez sûrement entendu l'expression « Chassez le naturel, il revient au galop ». Le fait est qu'il extrêmement difficile de changer qui nous sommes intrinsèquement. Bonjour Stéphane Vermette, de retour, un pasteur progressiste inclusif et moderne avec ses petits cartons. J'offre des réflexions sur des textes bibliques totalement gratuitement grâce à notre commanditaire, l'Église unie du Canada. Cette semaine, on se dirige vers le livre de l'Exode, chapitre 32, les versets 1 à 14 ou l'épisode du Vaudor. Nos amis, les Israélites sont toujours dans leur grande traversée du désert. J'en ai déjà fait deux capsules, si vous ne avez pas vues, allez les écouter. Et au moment où nous les retrouvons, Moïse est toujours au sommet du Mont Sinaï. Pendant deux chapitres, il reçoit les discommandements et une série d'instructions et de lois, entre autres, pour construire le futur sanctuaire. Et étant donné que le temps passait et que Moïse ne revenait pas, les Israéliens se sont réunis auprès d'Aaron, le frère de Moïse. un peu inquiet et lui dire « Abonnez-vous à la chaîne que vous écoutez, peu importe la plateforme, pour recevoir régulièrement mes messages, mes capsules et laisser un commentaire, une note, une évaluation, c'est toujours bon pour le référencement. » Mais non, ce n'est pas ça que le peuple a dire. Ils ont dit tout simplement On commence à être nerveux. On commence à être anxieux. Parce qu'ils sont, le peuple, les gens du peuple, au milieu de nulle part. Et Moïse est disparue, parlé à un Dieu qui sont incapables de voir. Et avec cette anxiété-là, refait surface un désir de retourner à quelque chose de familier. Comme si ça pouvait les calmer. Parce qu'ils se disent, en Égypte, ben, on avait des dieux qu'on pouvait voir. Y'avait des statues, des belles statues, y'avait de l'or, du marbre. On pouvait faire des sacrifices. Tout allait bien. On devrait faire la même chose étant donné que Moïse on le voit pas, pis Dieu ben, on le voit pas non plus. Fait qu'on va faire une belles grosses statues en or massif qui représentent un animal qui représente la jeunesse et la force comme un veau. Ça va être fort. Ils font le veau d'or, ils organisent une grande fête, organisent des sacré-fils, ils se pensent au sommet de tout. Le peuple était prêt à tourner le dos à Dieu et tout ce que Dieu avait fait malgré les grands exploits et les miracles du passé. parce qu'ils voulaient avoir quelque chose de concret tout de suite, maintenant. Et ce qui est peut-être intéressant pour nous aujourd'hui, c'est qu'on a toujours cette espèce de tentation de retourner à ce qui était connu, même si le passé n'était pas aussi positif. On aime se souvenir que le passé était positif, mais ce pas toujours le cas. Par exemple, les Israélites, oui, en Egypte, il y avait des belles statues, mais ils étaient des esclaves. C'est peut-être la raison pourquoi ils sont partis, et c'est peut-être la raison pourquoi ils ne pas retourner là. Et lorsque dans nos vies, la situation se corse, il a toujours cet appel à vouloir tourner en arrière, mais il faut, je crois, résister. Parce que ça, c'est des solutions simpliste, c'est de retourner dans un certain confort et presque, je dirais, dans un mensonge parce qu'on se souvient juste de ce qu'on veut se souvenir. Dans les faits, la croissance, c'est toujours quelque chose de difficile. Aller en avant demande des efforts et ça crée de l'anxiété. Ça implique laisser en arrière le bon vieux temps. même s'il n'était pas si merveilleux que ça. Changer, dans le fond, fait partie de l'expérience humaine. On est enfant, on devient adulte, on change, on apprend des choses, on laisse des choses derrière nous. Et apprendre à accepter de laisser les choses en arrière, apprendre à éviter les pièges qui vont nous conduire vers les rechutes, ça nous permet toujours de progresser. C'est tout pour aujourd'hui. Merci d'avoir écouté. Si la prochaine fois, portez-vous bien. Au revoir.